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Effervescence, enthousiasme, applaudissements, foule, couleurs, ambiance, passion, dépassement de soi, beauté du jeu, émerveillement…

Un match de foot, d’autant plus une finale de coupe du monde, semble être une petite part, un condensé de ce monde.Un monde créé pour notre enthousiasme, l’effervescence de nos sens face à ces fresques grandioses et cette beauté incomparable. Combien tes œuvres sont nombreuses, ô Éternel, tu as tout fait avec sagesse, la terre est pleine de tout ce que tu as réalisé(Psaume.104.24).

 

Et ce jour là, lors du match de quart de finale de la coupe du monde 1986, la joie devait être au RDV dans le mythique stade Azteca de Mexico. Mais un événement vint gâcher la fêtelaissant un goût amer à de nombreuses personnes… alors que le score était encore vierge dans cette rencontre entre l’Angleterre et l’Argentine, Diego Maradona inscrit le premier but de la rencontre… de la main. Pas d’arbitrage vidéo à l’époque ; le but est accordé. Évidemment les Argentins sont ravis d’avoir marqué, mais à la suite du match on sentira un certain malaise… Ce but est souvent considéré comme la plus grande supercherie de l’histoire du foot.On attribue à Maradona cette réponse sur son but face à un journaliste à la fin du match : « Un peu avec la tête de Maradona, et un peu avec la main de Dieu ». Cherchant une pirouette pour se dédouaner de sa faute, il convoque Dieu…On constate facilement l’hypocrisie de sa phrase. Il n’a pas utilisé sa tête et dit l’avoir fait un peu, il a utilisé sa main et dit que ce n’est pas la sienne…En fait, il prend sa main pour celle de Dieu et finalement, finit par se prendre pour Dieu…

Loin de moi l’idée d’enfoncer Maradona encore plus dans cette histoire, mais j’aimerai utiliser cet événement pour que nous comprenions premièrement que, nous aussi dans les fautes que nous commettons sur le terrain de la vie, il nous arrive de nous trouver des « excusesles uns les autres » (Romains.2.15), « d’étouffer la vérité » (Romains.1.18), et nous « égarer dans des raisonnements absurdes » (Romains.1.21) face à ces journalistes que sont ceux qui nous entourent. Et finalement, nous nous dédouanons en refusant l’accusation que l’arbitre, Dieu, pourrait porter contre nous, en prenant la place de l’arbitre pour décréter nous-mêmes ce qui est justeet ce qui ne l’est pas (Romains.1.25, cf.Genèse.3.22).Ainsi si nous avons vu que la main de Maradona fut la plus grande supercherie de l’histoire du foot, reconnaissons que notre main à nous se dressant contre la main de Dieu, fut bien la plus grande supercherie de l’histoire de l’humanité. Nous décrétons unilatéralement que désormais ce ne sera plus à l’arbitre de lever la main et siffler pour signaler un abus dans les règles, mais ce sera moi,simple joueur parmi d’autres, qui déciderai de lever ma main et siffler, ce sera moi qui déciderai des règles.  L’homme veut se passer d’arbitre afin de se « sentir libre », faire ses propres règles (Psaume.2.1-3).Il oublie qu’en faisant cela, il passe finalement à côté des vraies joies de la vie tout comme un footballeur marquant de la main (ou décidant seul qu’on jouera avec 2 ballons maintenant…) passe à côté des vraie joies de marquer dans les règles, du pied ou de la tête.Loin d’être oppressives, ces règles et la présence d’un arbitre sont justement le moyen pour qu’il y ait du beau jeu et que la fête soit totale! Les règles n’empêchent pas la joie, elles la rendent possible. Il faut un arbitre qui ne soit ni dans une équipe ni dans l’autre, qui soit « au-dessus » des joueurs pour que le jeu soit possible et que la fête batte son plein.

 

Mais le problème demeure…la supercherie fonctionne (pour un temps du moins). Le but est accordé, nos excuses semblent marcher et le match de notre vie continuecomme si de rien n’était… bien qu’au fond de nous-mêmes, nous sachions qu’un certain malaise, parfois un vide, demeure…

Alors on tente par tous les moyens de faire taire cette petite voix qui ressurgit régulièrement. Comment ?Et bien pour Maradona cela a pu être de 2 manières :

  1. En marquant un second but quelques minutes après, un but d’anthologie et cette fois-ci de façon régulière.
  2. En offrant un de ses maillots signé à l’arbitredu match plusieurs années plus tard.

 

Nos tentatives à nous ne sont pas si éloignées de cela…

  1. Nous essayons d’oublier notre malaise en marquant de magnifiques buts comme le fait de bien éduquer nos enfants, résister à la corruption et nous donner à fond dans notre travail, peut-être même prendre soin de notre planète ou encore aider les gens qui nous entourent de multiples manières…
  2. Nous tentons peut-être de minimiser ce que nous avons fait à l’arbitre en lui offrant quelques prièreset rites religieux au passage…

 

Mais tout cela, bien que pas mauvais en soi, ne résout pas le problème fondamental ; tout cela ne fait que recouvrir ma faute mais ne l’efface pastotalement. De bons actes ne peuvent contrebalancer de mauvais actes tout comme un beau but n’efface pas le but irrégulier qui a été marqué.La justice qui rendrait la liberté à un assassin parce qu’il a beaucoup donné aux pauvres serait une justice profondément corrompue.

 

Alors comment faire si on ne peut pas revenir en arrière ?Comment éviter la défaite que nous méritons suite à nos supercheries sur le terrain de la vie ?

 

Plus de 40 ans après avoir arnaqué le monde entier, Maradona s’est retrouvé à nouveau devant un match de l’Argentine en huitième de finale de coupe du monde, en Russie, face à la France cette fois. Oui, il a fallu plus de 40 ans pour que la défaite que Maradona aurait dû subir soit vécue par celui qui est présenté par plusieurs comme le remplaçant de Maradona : Messie.Là sur le terrain devant les yeux de Maradona, Messie subissait la défaite que lui aurait dû subir40 ans plus tôt. Il a subi la défaite… mais ce fut un des plus beau match de coupe du monde, avec tant de passion de chaque côté du terrain que ce match entrera dans les annales… et pour de bonnes raisons ! La fête fut de retour…

Pour nous aujourd’hui, il nous faut aussi un remplaçant, un Messie. Il nous faut quelqu’un prêt à subir la défaite que nous méritons pour nos supercheries, quelqu’un prêt à se sacrifier pour ôter ce vide, ce malaise qui rôde dans nos cœurs, et nous offrir une espérance solide (Hébreux.9.28). Un Messie prêt à subir notre défaite pour que nous puissions de nouveau faire la fête.

Certainement ta vie n’est pas toujours une grande fête…on n’ est pas tous les jours en finale de coupe du monde, avec son effervescence et ses joies… mais la Bonne nouvelle c’est que le Messie est venu subir la défaite que nous méritions. La Bonne nouvelle, c’est que Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné comme un pécheur à notre place pour que, dans l’union avec Christ, nous recevions la justice que Dieu accorde(2Corinthiens.5.21).

 

L’équipe de France a obtenu la victoire cette année… mais Jésus, le Messie, offre la plus grande des victoires, l’espérance d’une fête éternelle ! La fête, la vraie, la grande, peut s’installer durablement sur le terrain de nos vies, si nous :

  1. Reconnaissons nos supercheries
  2. Acceptons que Le Messie ait subi une défaite pour nous afin que nous puissions de nouveau faire la fête !

 

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