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Certains chants arrivent au bon moment. « Je me confie en Jésus », que nous avons récemment traduit pour Hymnes21, en est un exemple. Composé par Matt Papa, Matt Boswell et Keith Getty, ce chant se distingue par sa simplicité : une seule affirmation, répétée comme un refrain, traverse le chant comme elle devrait traverser les épreuves de la vie.

Une confession, pas une émotion

La structure de ce texte est particulièrement marquante. Chaque situation décrite — l’épreuve qui met la foi à l’épreuve, l’assaut des doutes, les blessures qui déchirent le cœur — appelle la même réponse : « Je me confie en Jésus ». Ce n’est pas un sentiment que l’on cherche à évoquer, mais un engagement que l’on veut prendre pour et avec Jésus.  

Nous avons besoin de cela, dans nos vies personnelles, dans nos familles, dans nos Églises… J’en ai besoin.

Nous pouvons si facilement connaître les promesses de Jésus et finalement dans les moments difficiles oublier Jésus, nous battre ou patauger de toutes nos forces sans nous confier à Jésus.

Je pense à tous ceux qui, dans nos églises francophones, traversent actuellement une épreuve silencieuse : une maladie, un deuil, une relation brisée, une foi fragilisée par le doute. Ce chant ne leur promet pas que la douleur disparaîtra. Il leur offre des mots pour tenir bon : « Il est une joie profonde, une vérité toujours demeure ». La joie n’efface pas la plaie ; elle demeure à ses côtés, plus profonde qu’elle. Elle nous rappelle aide à vivre les temps que nous vivons en étant aux cotés de celui qui at promis d’être avec nous jusqu’à la fin du monde.

Un travail important réalisé par Hymnes21

Je me confie en Jésus.  Aujourd’hui encore.  Surtout aujourd’hui.

Traduire un chant, ce n’est jamais seulement transposer des mots d’une langue à l’autre. C’est chercher à préserver ce qui fait la force théologique et pastorale d’un texte, tout en le rendant chantable et accessible. Le travail derrière « Je me confie en Jésus » s’inscrit dans cette conviction plus large qui anime Hymnes21 : les Églises francophones méritent un répertoire riche, théologiquement dense et musicalement digne, pas seulement des traductions approximatives glanées ici et là.

Ajouter ce chant au culte, c’est offrir à une assemblée un outil simple mais profond : une phrase à répéter dans les moments où la vie devient trop lourde pour être comprise. Et c’est peut-être là toute la vocation d’un bon chant d’Église — donner des mots à ce que le cœur croit encore à peine, jusqu’à ce que la foi rattrape la confession.

Je me confie en Jésus.  Aujourd’hui encore.  Surtout aujourd’hui.

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