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Je dois vous avouer quelque chose. C’est gênant et humiliant, mais je suis prêt à le dire à tous : je n’ai pas toujours hâte de lire et d’étudier ma Bible.

Je sais que presque chaque mercredi de cette année, nous avons examiné la doctrine de l’Écriture, sa beauté et ses bienfaits. Mais je dois être honnête. Il m’arrive de traverser des périodes de ce que j’appellerais un « ennui spirituel », ces moments où « ces bonnes vieilles histoires » ne m’enthousiasment pas vraiment.

Quand ça m’arrive, lire la Parole de Dieu est plutôt un fardeau pour moi. Mon cœur est plus poussé par le devoir que par la joie de l’adorateur. Ça vous parle ?

Quand je traverse ces périodes, je m’oblige à me souvenir de trois choses :

1. Je me souviens de la grâce de Dieu

L’un de mes passages préférés de la Bible est Esaïe 55. Ce chapitre nous dépeint, image après image, la grâce infinie de Dieu, et plus précisément, ce que la Bible peut faire en nous et pour nous.

« La pluie et la neige descendent du ciel et n’y retournent pas sans avoir arrosé la terre, sans l’avoir fécondée et avoir fait germer ses plantes, sans avoir fourni de la semence au semeur et du pain à celui qui mange. Il en va de même pour ma parole, celle qui sort de ma bouche : elle ne revient pas à moi sans effet, sans avoir fait ce que je désire et rempli la mission que je lui ai confiée. » (Esaïe 55 : 10,11)

Vous ne trouverez jamais de joie à étudier la Bible tant que vous n’aurez pas compris qu’il ne s’agit pas d’accomplir un devoir mais plutôt une invitation à recevoir un magnifique cadeau.

2. Je me souviens de Jésus

Lire la Parole de Dieu, c’est bien plus que lire un ouvrage abstrait de théologie poussiéreuse, se familiariser avec des histoires religieuses anciennes ou trouver des principes pour la vie quotidienne. Vous ne trouverez jamais de joie à étudier la Bible tant que vous n’aurez pas compris que Dieu vous invite à entrer en communion avec son Fils, le Seigneur Jésus-Christ (voir Jean 5.39)

Qu’est-ce que ce qui se passe quand vous ouvrez votre Bible ? Vous rencontrez non une chose, mais une Personne. Son nom est Jésus. La lecture et la méditation de la Bible est le moyen par lequel Dieu vous fait entrer quotidiennement dans la présence de votre Frère, Ami, Sauveur et Roi : Jésus.

3. Je me souviens que je suis prompt à oublier

Je suis si prompt à oublier Dieu, sa grâce, mon identité d’enfant de Dieu, à oublier qu’il pourvoit à tout ce qui m’est nécessaire, à oublier la souveraineté et l’inexorabilité de ses plans et à oublier son royaume éternel. Alors, il faut me rappeler tous les jours la gloire merveilleuse de Dieu, sa présence pleine de grâce dans ma vie et mon identité singulière d’enfant de Dieu. C’est ce que sa parole fait jour après jour.

Alors, si demain vous n’avez pas envie d’ouvrir votre Bible, souvenez-vous de la grâce de Dieu, souvenez-vous de votre ami et frère, Jésus, et souvenez-vous à quel point vous avez la mémoire courte.

Passez du temps dans la Parole, pas avec le poids de la culpabilité ou du devoir, mais parce qu’elle est un cadeau qui vous a été offert par un Dieu plein de grâce et de miséricorde.

Il y a quelques semaines, j’ai terminé ma médiation sur une longue citation de Charles Spurgeon au sujet des Ecritures. J’aimerais en faire de même aujourd’hui.

« Il y a beaucoup de paix pour ceux qui aiment ta loi, et rien ne les fait trébucher. » (Psaume 119.165).

« Oui, un amour véritable pour le Saint Livre nous cause une grande paix, dont la source est en Dieu. Que sa loi devienne la compagnie habituelle de notre vie ; elle produira dans nos cœurs un repos profond, que rien d’autre ne pourrait nous donner. Le Saint-Esprit agit au moyen de cette Parole comme un consolateur dont la bienfaisante influence vient calmer les agitations de nos cœurs.

Rien ne fait tomber celui en qui la Parole de Dieu habite constamment. Sa croix journalière devient pour lui un plaisir. Il est préparé pour la fournaise de l’épreuve, et n’en est point étonné, ni abattu. Il n’est pas enflé, ni énervé par la prospérité, et n’est pas écrasé par l’adversité ; car il est au-dessus des circonstances changeantes de la vie extérieure.Si le Seigneur place devant lui quelque grande épreuve de foi, qui fait dire à d’autres : « Cette parole est dure ; qui peut l’écouter ? » le croyant l’accepte sans questionner, car les difficultés qui peuvent naître dans son esprit sont dominées par la crainte respectueuse qu’il a pour la loi de son Dieu, qui est pour lui l’autorité suprême, devant laquelle il s’incline joyeusement. Seigneur, donne-nous cet amour, cette paix, ce repos en ce jour ! »1

Que Dieu vous bénisse,

Paul David Tripp


QUESTIONS DE REFLEXION

  1. Qu’est-ce que vous auriez le plus de mal à admettre à propos de votre vie spirituelle ? Pourquoi ne voudriez-vous pas que quelqu’un découvre cette chose ? Comment essayez-vous de la cacher ?
  2. Si Jésus a couvert tous vos péchés à la croix, ressentez-vous la même liberté de confesser vos péchés à d’autres ? Qu’auriez-vous à gagner à mettre quelqu’un au courant de vos luttes ?
  3. Comment la Parole de Dieu a-t-elle déjà radicalement transformé votre vie ? Pourrait-il y avoir dans le futur d’autres transformations radicales si vous continuez à l’étudier ? Comment cela peut-il vous motiver à continuer à la lire ?
  4. Vous sentez-vous coupable quand vous ne lisez pas votre Bible régulièrement ? Si oui, que faites-vous de cette culpabilité ? Et si vous ne ressentez aucune culpabilité, est-ce parce que vous vous êtes endurci au Saint-Esprit ? Que devriez-vous faire dans ce cas ?
  5. En quoi « le Saint Livre » vous fournit-il à la fois paix immense et protection ? Dans quels domaines êtes-vous enclins à vous inquiéter ou à craindre le lendemain ? En quoi la Bible est-elle un réconfort ? Dans quel(s) domaine(s) risquez-vous de pécher ? En quoi la Bible vous protège-t-elle ? Soyez précis.

1 Charles Haddon Spurgeon, Les trésors de La Foi, 9 avril, https://chretien.news/meditations-bibliques/?Tid=100&t=3

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