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Avez-vous déjà essayé de marchander avec Dieu ? Le faites-vous en ce moment ?

Peut-être n’avez-vous jamais prononcé ces prières à voix haute, mais qu’en est-il de vos prières silencieuses ?

 « Seigneur, si tu me permets d’obtenir cette belle augmentation, je me montrerai généreux. »

 « Père, si tu nous permets d’obtenir la maison de nos rêves dans le quartier de nos rêves, nous lancerons des études bibliques pour nos voisins. »

 « Jésus, si tu m’aides à avoir mon permis de conduire, je n’hésiterai plus et je m’inscrirai à ce voyage missionnaire. »

Même si ce que vous essayez de négocier n’est pas aussi gros qu’une nouvelle maison ou qu’un changement de carrière, dans la vie de tous les jours, nous sommes tous tentés à un moment ou à un autre de passer un marché avec le Créateur souverain de l’univers.

Certains chrétiens disent qu’on retrouve des négociations dans la Bible et que Dieu semble même y prendre part de bonne grâce. L’un des exemples qu’ils citent est celui d’Anne.

« L’amertume dans l’âme, elle pria l’Éternel et pleura abondamment. Elle fit le vœu suivant : Éternel, maître de l’univers, si tu consens à regarder la détresse de ta servante, si tu te souviens de moi, si tu n’oublies pas ta servante et lui donnes un fils, je le consacrerai à l’Éternel pour toute la durée de sa vie et le rasoir ne passera pas sur sa tête. » (1 Samuel 1 : 10-11)

Au premier abord, cela ressemble fort à une négociation, et effectivement, Dieu donne un fils à Anne. Seulement, il faut examiner l’histoire de plus près. Après avoir eu une discussion avec le prête Eli, Anne « s’en alla. Elle se remit à manger et son visage ne fut plus le même » (v. 18)

Quand on passe un marché avec Dieu, c’est seulement après avoir reçu ce qu’on voulait que l’on ressent des émotions positives et que l’on se réjouit. Ce n’est pas le cas d’Anne : elle n’attend pas la naissance de son fils pour être dans la joie et repartir en paix. Cela arrive tout de suite.

La prière d’Anne n’était pas une forme de chantage pour obtenir ce qu’elle voulait mais l’abandon de son désir – bien que biblique – pour un désir encore meilleur.

Plutôt que d’être consumée par son seul désir, elle choisir de se soumettre à la volonté de Dieu. Plutôt que de chercher à être heureuse en réalisant ses désirs à elle, elle trouve la vie dans l’avancée du Royaume de Dieu.

Il n’y a peut-être pas plus humain que de penser « Si j’avais _________, alors je serais heureux. » Tout ce qui viendrait remplir le trou de la phrase précédent fera concurrence à Dieu pour le contrôle de votre cœur, et c’est ce qui contrôle le cœur qui façonne et dicte votre comportement.

Dans sa saine jalousie, Dieu ne laissera jamais quoi que ce soit entrer en concurrence avec lui. Il refuse donc de participer à tout marchandage qui nous donnerait envie de chercher la vie ailleurs qu’en lui.

Il sait que si nous ne trouvons pas notre joie en lui, nous serons esclaves de choses qui ne pourront jamais nous donner le bonheur que nous cherchons. Les faux messies finissent toujours par nous décevoir, ils nous laissent abattus, amers et moralement au fond du trou.

Anne ne négocie pas un fils. Bien-sûr, elle désire un enfant, et c’est un désir profondément biblique, mais elle abandonne son rêve pour se soumettre à quelque chose d’infiniment meilleur : la volonté parfaite, sage et aimante de Dieu.

Continuez à demander à Dieu de réaliser les désirs de votre cœur, mais surtout, continuez de lui demander de vous montrer si ces désirs sont horizontaux et égoïstes ou verticaux et honorant Dieu.

Si vos désirs appartiennent au Seigneur et que vous êtes pleinement satisfaits en lui, vous vivrez la meilleure des vies, quelle que soit la réponse de Dieu à vos prières.

Que Dieu vous bénisse,

Paul David Tripp


Pour aller plus loin

  1. Avez-vous déjà tenté par le passé de marchander avec Dieu ? Que vouliez-vous de lui et qu’étiez-vous prêts à abandonner pour l’obtenir ?
  2. Avez-vous fini par obtenir ce que vous vouliez ? Avez-vous « fait votre part du marché » ? Avez-vous vraiment cru que Dieu vous a accordé cette chose parce que vous lui avez promis quelque chose en retour ?
  3. Y a-t-il une chose que vous voulez désespérément aujourd’hui et êtes-vous tentés de négocier avec Dieu ? Pourquoi désirez-vous tant cette chose ? Ce désir honore-t-il Dieu ou satisfait-il votre égoïsme ?
  4. Comment réagissez-vous quand vous n’obtenez pas ce que vous avez demandé à Dieu ? Quand cela est-il arrivé pour la dernière fois ? Qu’avez-vous demandé et comment avez-vous réagi quand les choses ne se sont pas passées comme vous l’espériez ?
  5. En quoi Dieu, dans sa volonté sage, parfaite, aimante et souveraine, a-t-il mieux planifié votre vie que vous n’auriez jamais pu l’espérer ? Soyez précis. En quoi cela devrait-il renforcer votre confiance en lui, qu’importe ce que l’avenir vous réserve ?

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