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Comment glorifier Dieu

« Ainsi donc, que vous mangiez, que vous buviez ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu » (1 Corinthiens 10.31). La Bible nous appelle à glorifier Dieu dans tout ce que nous faisons, tous les domaines, toutes les attitudes, toutes les situations. Voici sept questions nous permettant d’évaluer nos diverses occupations :

Suis-je reconnaissant pour cette activité ? Selon Paul : « Tout ce que Dieu a créé est bon et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne dans une attitude de reconnaissance, car cela est rendu saint par la parole de Dieu et la prière » (1 Timothée 4.4-5). Dieu se réjouit avec nous quand nous profitons de sa création avec gratitude. Nous pouvons, en toute sincérité, adorer Dieu en regardant un film en famille et en recueillir une récompense éternelle, quand nous le faisons pour la gloire de Dieu. N’est-ce pas magnifique ?

Est-ce que j’agis par amour pour Dieu ? Nous existons pour aimer Dieu. Nier cette identité est un péché. Ce qui n’est pas fait par amour est nécessairement égoïste et destructeur. Aimer Dieu demande des efforts, mais c’est aussi avoir une vie équilibrée, prendre soin de notre corps qui est le Temple de l’Esprit (1 Corinthiens 6.19), savoir se ressourcer (Ecclésiaste 3.12-13 ; 5.12). Soyons fidèles en évaluant nos pratiques et voyons si elles honorent Dieu et sont dignes de Christ.

Ma conscience m’accuse-t-elle ? Notre conscience n’a pas toujours raison. Souvent immature, elle peut être endurcie, voilée ou, inversement, sensible à l’excès. Elle peut mûrir, mais elle ne doit pas être refoulée (1 Timothée 1.5). Chacun sera jugé à la mesure de sa propre conscience : « Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même par ce qu’il approuve ! » (Romains 14.22)

Est-ce que je repousse à plus tard l’obéissance à Dieu ? L’Esprit de Dieu agit en stimulant des désirs et des convictions, selon la Parole. La Bible nous commande de ne pas éteindre son influence (1 Thessaloniciens 5.19). Ne pas se repentir rapidement de la colère, par exemple, donne accès au diable (Éphésiens 4.26).

Est-ce une occasion de chute pour quelqu’un d’autre ? Nous n’avons pas tous le même arrière-plan et le même niveau de maturité. Paul nous met en garde de ne pas nuire à la croissance spirituelle d’autres chrétiens : « Veillez, toutefois, à ce que votre liberté ne devienne pas un obstacle pour les faibles » (1 Corinthiens 8.9). Tout croyant qui veut influencer et avoir un bon témoignage doit apprendre à avoir du discernement avec son entourage et à faire des sacrifices.

Est-ce que cela est utile ? « Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai pas dominer par quoi que ce soit » (1 Corinthiens 6.12). Je parlais récemment à un pasteur d’une grande Église qui me disait avoir de moins en moins de musiciens parmi les jeunes. Distraits par les plateformes multimédias, ils s’investissent de moins en moins dans la musique. Malheureusement, si l’épidémie continue, l’Église de la prochaine génération risque non seulement de manquer de musiciens, mais également de penseurs, d’artistes, de sportifs, de poètes (où sont-ils ?), de bricoleurs, de cuisiniers, et de bien d’autres talents ! Les jeux vidéo, Facebook, ou les séries télé ne sont pas forcément mauvais en soi. Mais notre génération (pas seulement les jeunes) semble avoir perdu l’équilibre. Mesurons-nous la différence entre ce qui est profitable et ce qui est inutile ?

Est-ce que cela édifie ? « Tout est permis, mais tout n’est pas utile ; tout est permis, mais tout n’édifie pas » (1 Corinthiens 10.23). Le plan glorieux de Dieu est de préparer une épouse pure et radieuse pour Christ. Tout ce qui va à l’encontre de cette entreprise doit être rejeté. La Bible nous encourage à être intentionnels dans nos relations, mais aussi à faire attention à ne pas polluer notre esprit. Ce que nous gagnons en pratiquant une activité, un loisir ou une entreprise vaut-il la peine de ce que nous perdons au change ?

La vie est faite de 90% de banalités. C’est pourquoi vivre pour la gloire de Dieu est libérateur. Nous pouvons plaire à Dieu, participer à son plan, partager sa joie et investir dans l’éternité, même dans nos occupations les plus insignifiantes. Ne gâchons pas ces opportunités en offrant notre amour à un autre !

Quand je suis tombé amoureux de Sophia, je me souviens du sentiment de peur et d’incertitude que cela produisit. Elle avait les qualités que je recherchais chez une épouse et j’étais fortement attiré par elle. Seule difficulté, elle était depuis deux ans dans un fauteuil roulant et ne savait pas si elle allait remarcher. Affaiblis par une maladie auto-immune, ses articulations et ses muscles avaient perdu toute leur force. Souffrant de migraines chroniques et d’allergies peu communes, son corps luttait en permanence avec lui-même. Son médecin ne pensait pas qu’elle pourrait avoir d’enfant. En réfléchissant à un avenir avec Sophia, je savais que la seule question essentielle à laquelle nous devions répondre était : notre union pouvait-elle glorifier Dieu ? J’étais convaincu que oui. La sachant assez anti-conventionnelle de nature, je lui ai demandé si elle voulait ne pas m’épouser. Elle a dit non et nous sommes heureux depuis ce jour ! Par la grâce de Dieu, elle a recommencé à marcher et, contrairement aux pronostics, nous venons d’avoir notre quatrième enfant. Ne privons pas Dieu de montrer sa gloire dans nos vies. Les circonstances ne s’alignent pas chaque fois selon nos préférences, mais, avec la bonne attitude et la bonne perspective, nous pouvons toujours lui rendre gloire et ainsi porter un fruit éternel.

 

Article tiré du chapitre « Remettre Dieu en premier » de Résolu, ma volonté au service de la volonté de Dieu (Clé, 2017).

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