Lévitique 8 ; Psaumes 9 ; Proverbes 23 ; 1 Thessaloniciens 2

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Paul écrit aux Thessaloniciens : « Pour nous, frères, séparés de vous pour un temps par la vue mais non par le cœur, nous avons cherché avec d’autant plus d’empressement (à satisfaire) notre vif désir de revoir votre visage. Aussi nous avons voulu venir jusqu’à vous, du moins moi, Paul, à une ou deux reprises, mais Satan nous en a empêchés » (1 Thessaloniciens 2.17-18, italiques ajoutées). L’Écriture fait état ailleurs aussi de ce type d’action hostile de Satan et de ses hordes. Dans Daniel 10.13, par exemple, « le chef du royaume de Perse » est vraisemblablement un ange malveillant qui retarde de trois semaines la réponse à la prière de Daniel, et qui l’aurait retardée davantage sans l’intervention de l’archange Michel.

Certains voient dans de tels passages une indication que Dieu est fini, que le combat entre le bien et le mal dans la Bible oppose un Dieu bon mais fini à un Satan pervers également fini. Quand il arrive des malheurs aux gens, disent-ils, ils sont imputables à Satan, et Dieu n’y est pas pour grand-chose, sinon qu’il s’y oppose, mais pas toujours de façon très satisfaisante.

Pourtant, le Dieu de la Bible n’est pas un Dieu fini et limité. S’il l’était, le livre de Job n’aurait plus de sens (comme nous l’avons déjà vu). L’apôtre Paul ne rend pas toujours Satan responsable de ses retards. Ainsi, il écrit aux Corinthiens : « Je ne veux pas cette fois vous voir en passant, mais j’espère demeurer quelque temps auprès de vous, si le Seigneur le permet » (1 Corinthiens 16.7, italiques ajoutées ; voir la méditation du 1er mars). Et ce n’est pas un exemple isolé. Le Seigneur Jésus annonce des temps de destructions tellement terribles que « si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé » (Matthieu 24.22, italiques ajoutées). Cela ne peut signifier autre chose que c’est l’intervention de Dieu qui abrégera ce temps, et qu’il a donc le pouvoir d’agir. Pourquoi donc ne l’a-t-il pas fait plus tôt ? À vrai dire, la réponse n’est pas dévoilée. Il faut la situer dans le contexte d’autres thèmes bibliques : Dieu permet parfois que le mal aille jusqu’au bout ou en tout cas assez loin, pour que les dégâts qu’il cause puissent être constatés. Le Seigneur est patient et laisse aux gens le temps de se repentir ; il peut également avoir d’autres raisons, souvent cachées à nos yeux comme dans le livre de Job. Or, il est toujours Dieu et sa souveraineté n’est jamais tronquée.

Paul admet ouvertement que Satan a empêché ce voyage à Thessalonique ; dans un autre contexte, il parle du même événement en l’attribuant à la permission du Seigneur. Aucune des deux descriptions ne le met mal à l’aise ; elles ne devraient pas nous troubler non plus. Daniel parle d’un délai de trois semaines ; ailleurs, il souligne la souveraineté absolue de Dieu (p. ex. Daniel 4.31-32). Il ne considère pas ces deux choses comme étant incompatibles.

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