Lévitique 10 ; Psaumes 11-12 ; Proverbes 25 ; 1 Thessaloniciens 4

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La Bible lève parfois un peu le voile sur les moyens que, dans sa grâce, Dieu a utilisés pour qu’elle parvienne jusqu’à nous. Par exemple, Luc 1.1-4 parle des recherches que le troisième évangéliste a effectuées. Ici, les premières lignes de Proverbes 25 donnent un autre aperçu : « Voici encore des Proverbes de Salomon, transcrits par les gens d’Ézéchias, roi de Juda » (v. 1), deux siècles après Salomon. Des proverbes individuels se transmettaient apparemment de génération en génération au sein des familles ; sous l’administration d’Ézéchias, des savants les rassemblèrent et les publièrent. Cela prouve que le livre des Proverbes, constitué de plusieurs collections, est encore plus tardif. À chaque étape Dieu en guidait les développements.

Le livre des Proverbes sert parfois de mine d’où le Nouveau Testament extrait ses citations. Nous en avons déjà eu quelques exemples (comme 3.11-12 repris dans Hébreux 12.5-6, voir la méditation du 16 mars). Dans Proverbes 25 se trouvent deux textes repris dans le Nouveau Testament, le verset 7 dans Luc 14.7-10, et le verset 22 dans Romains 12.20.

L’idée sur laquelle j’attire l’attention aujourd’hui est celle de la maîtrise de soi plusieurs fois présente dans ce chapitre. « Ne te vante pas devant le roi, et ne te tiens pas à la place des grands » (v. 6). La ruée vers les sommets s’inspire d’un ego mégalomane. Il vaut mieux se retenir et cultiver l’intégrité, et laisser quelqu’un d’autre dire éventuellement : « Monte plus haut ».

« Par la lenteur à la colère, on peut fléchir un prince, et une langue douce peut briser des os » (v. 15). C’est bien plus efficace que des protestations véhémentes ou des bredouillements. La maîtrise de soi et le tact accomplissent ce que la maladresse ne fait que ruiner. La maîtrise de soi devrait indiquer jusqu’à quel point on peut compter sur autrui (v. 17).

« Si tu trouves du miel, n’en mange que ce qui te suffit, de peur que tu n’en sois rassasié et que tu ne le vomisses » (v. 16). Ce proverbe s’applique à d’autres nourritures que le miel, et à d’autres plaisirs que la nourriture. Loin de faire apprécier les plaisirs, le manque de maîtrise fait vomir et entraîne le dégoût de soi. Un autre proverbe sur le « miel » oriente la pensée légèrement dans une autre direction : « Il n’est pas bon de manger beaucoup de miel, ni glorieux (pour les hommes) de rechercher leur gloire » (v. 27). La nausée qui accompagne une trop forte consommation de miel, atteindra aussi celui qui cherche son propre honneur. Il éprouvera de la révulsion dans un cas comme dans l’autre.

Et le contraire de la maîtrise de soi ? « Des nuages et du vent sans pluie, tel est un homme se félicitant à tort de ses libéralités » (v. 14). « Une ville forcée et sans murailles, tel est l’homme qui n’est point maître de lui-même » (v. 28). Le fruit de l’Esprit inclut la maîtrise de soi (Galates 5.22 ; cp. 1 Thessaloniciens 5.6 ; 2 Timothée 1.7).

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