Josué 24 ; Actes 4 ; Jérémie 13 ; Matthieu 27

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Matthieu rapporte que, lorsque Jésus rendit l’âme, « le voile du temple se déchira en deux du haut en bas » (Matthieu 27.51). La cause immédiate de cette rupture fut apparemment le tremblement de terre qui accompagna la mort de Jésus. Néanmoins, il est impossible, pour tout chrétien qui réfléchit, de ne pas rapprocher cette observation brève et énigmatique du sens, plus vaste, que revêtait le voile dans l’histoire d’Israël et de sa signification dans les derniers livres du Nouveau Testament. Les auteurs de la lettre aux Hébreux et de l’Apocalypse notamment expliquent à leurs lecteurs l’œuvre accomplie à la croix. Dans cette ligne de pensée, la déchirure du voile est un acte lourdement chargé de symbole et d’une portée considérable. Ce fait suscite quatre remarques.

1° Ni le voile ni sa déchirure n’ont de sens tant que nous ne comprenons pas que, depuis la Chute, nous n’avons aucun droit de paraître dans la présence d’un Dieu saint. Après leur rébellion aux conséquences désastreuses, Adam et Ève sont chassés du jardin (Genèse 3). Lorsque les Israélites, délivrés de l’Égypte, font un veau d’or dans le désert, non seulement Dieu les frappe de son jugement, mais il menace aussi de ne plus se manifester au milieu d’eux, de peur de les anéantir (Exode 32-33). Que ce soit sous forme narrative ou prophétique, les écrivains bibliques soulignent cette vérité fondamentale : le péché nous sépare de notre Créateur saint et transcendant. Nous n’avons pas de droit d’accès auprès du Dieu Très-Saint.

2° Cette réalité a été symbolisée par la construction du tabernacle, puis du Temple. Un tiers de l’édifice, le lieu très saint, avait les proportions d’un cube. Il était séparé du reste des bâtiments par un épais rideau. Dieu s’y manifestait dans la gloire. Seul le souverain sacrificateur pouvait pénétrer dans le lieu très saint, et seulement une fois par an, en portant le sang des sacrifices prescrits, offerts pour ses propres péchés et pour ceux du peuple. L’accès à ce lieu était interdit à toute autre personne, sous peine de mort.

3° La déchirure du rideau au moment où Jésus a rendu l’âme signifiait donc symboliquement que par sa mort, Jésus avait ouvert la voie pour que les pécheurs paraissent dans la présence même de Dieu. Jésus est notre grand souverain sacrificateur, et notre sacrifice expiatoire. Il n’a pas à entrer dans le lieu très saint chaque année une fois par an. Il est mort une fois pour toutes et a satisfait les saintes exigences de Dieu, si bien que le rideau, n’ayant plus sa raison d’être, s’est déchiré.

4° Il n’est donc pas étonnant que la « nouvelle Jérusalem », l’une des images de la demeure finale du peuple de Dieu (Apocalypse 21-22), ait la forme d’un cube parfait. Les chrétiens ont déjà accès au trône de Dieu par les mérites de Jésus-Christ ; toutefois, à la consommation de toutes choses, nous nous tiendrons sans crainte, débordants de joie et d’adoration dans la splendeur immaculée de sa sainteté.

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