Deutéronome 16 ; Psaumes 103 ; Ésaïe 43 ; Apocalypse 13

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En plus du Serviteur idéal qui sera l’agent parfait de Dieu et réalisera tous ses desseins (Ésaïe 42.1-9), Israël est également serviteur de Dieu. Ésaïe encourage donc Israël en tant que serviteur (Ésaïe 43.10 ; 44.1). Nous allons nous attacher à quelques éléments de cet encouragement et fixer ensuite notre attention sur une expression importante reprise par le Seigneur Jésus dans le Nouveau Testament.

Dans la première section (Ésaïe 43.1-7), Dieu dit à Israël de ne pas s’effrayer (v. 1), non parce qu’il éloigne la perspective de l’exil, mais parce qu’il assure le peuple de sa présence quoi qu’il arrive (v. 2). De plus, le peuple n’a à craindre ni l’extinction ni l’assimilation : Dieu lui-même rassemblera les enfants de son peuple des quatre points cardinaux (v. 5-6). Malgré les circonstances les plus effroyables, le Dieu vivant déclare qu’Israël est précieux à ses yeux, honoré et tendrement aimé (v. 4). Paul tient un raisonnement analogue à propos des chrétiens dans Romains 8.31-39.

Dans la suite du texte : 1° Israël doit être encouragé parce qu’après son retour d’exil, il rendra témoignage à Dieu et attestera que Dieu seul connaissait ces événements extraordinaires et en est l’initiateur (v. 8-13). 2° La ville de Babylone sera détruite. Ce peuple de guerriers deviendra une cohorte de fuyards (v. 14-15). 3° Israël avait l’habitude de réfléchir aux actes étonnants que Dieu avait accomplis pour racheter son peuple lors de l’exode (v. 16-17), mais dorénavant, Dieu accomplira une chose nouvelle (v. 18-21). Qu’Israël cesse donc de ruminer le passé et de se lamenter sur sa défaite. Qu’il se ressaisisse, car Dieu est sur le point de faire une chose nouvelle, de mettre en marche le cycle nouveau d’une délivrance spectaculaire. 4° Par-dessus tout, le culte très fortement entaché que le peuple rendait à Dieu, et ses nombreuses offenses contre l’Éternel (v. 22-24), ne sont pas la fin de l’histoire. Le début du verset 22 : « Ce n’est pas moi que tu as invoqué, ô Jacob ! » montre bien que le culte d’Israël était tellement corrompu, tellement loin des stipulations de l’alliance, que le vrai Dieu n’était pas adoré du tout. Finalement, Dieu est celui qui efface les transgressions par amour pour lui-même (v. 25), ce qui annonce Ésaïe 53.

Dieu veut que son serviteur Israël comprenne qui il est : « c’est moi » (v. 10 ; cf. 41.4 ; 48.12). Le texte hébreu évoque Exode 3.14 ; la traduction grecque de cette expression est précisément celle que Jésus s’applique souvent dans Jean 8 (p. ex. Jean 8.58 : « Je suis »). De quelle manière Ésaïe 43 façonne-t-il notre pensée concernant Jésus ?

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