2 Chroniques 21 ; Apocalypse 9 ; Zacharie 5 ; Jean 8

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Quelles que soient les réalités qui se cachent derrière les images horribles d’Apocalypse 9, les visions d’anarchie et de massacre sont suffisamment claires. Les guerres et les fléaux entraînent la mort de millions d’êtres humains, un tiers de l’humanité, pour certains après une longue agonie. Aujourd’hui, j’aimerais fixer mon attention sur les derniers versets du chapitre, en situant cette destruction de masse dans un certain cadre.

1. D’un certain point de vue, cette destruction est l’œuvre de l’enfer, plus précisément de « l’ange de l’abîme, dont le nom hébreu est Abaddon, et qui en grec se nomme Apollyon » (v. 11), le destructeur. Il s’agit sans aucun doute de Satan, le diable lui-même (cf. 12.7-9 ; 20.10). Les efforts que Satan déploie pour séduire les êtres humains et les éloigner de Dieu qui les a créés à son image visent des objectifs à long terme qui ont toujours des conséquences graves. Il peut conférer du pouvoir ou procurer des avantages à ceux qui se livrent à lui, ou à ceux qui concluent un pacte faustien avec lui, mais son but ultime est la destruction de toutes les créatures humaines, ou du moins du maximum d’entre elles, auxquelles il peut nuire le plus durement et le plus péniblement possible.

2. Si Satan est derrière cette destruction, le contexte plus vaste du livre prouve que c’est Dieu qui a appelé cette destruction comme une partie de ses justes jugements. Satan est méchant et puissant, mais il n’est pas tout-puissant. Même dans ses accès de colère les plus virulents, il ne peut échapper au contrôle de Dieu, qui est même capable d’utiliser le mal opéré par le diable pour accomplir ses desseins de juste jugement à l’encontre de ceux qui persistent dans leur rébellion contre Dieu.

3. Les êtres humains sont tellement pervers que même les jugements les plus dévastateurs ne parviennent pas à capter leur attention ou à les pousser à la repentance. « Les autres hommes, qui ne furent pas tués par ces fléaux, ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains ; ils ne cessèrent pas d’adorer les démons et les idoles d’or, d’argent, de bronze, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir ni entendre ni marcher ; ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs sortilèges, ni de leur inconduite, ni de leurs vols » (v. 20-21).

Peu d’affirmations sont aussi décourageantes. Que peut faire Dieu ? S’il maintient l’ordre et des temps de paix, ses créatures se détournent de lui, indifférentes à ses bontés. S’il intervient par ses jugements, elles l’accusent d’être injuste et inique, ou attribuent leurs malheurs à des circonstances aveugles, exclusivement au diable ou à des divinités qu’il faut apaiser. En dehors de l’intervention de l’Esprit pour convaincre les gens, peu réfléchissent sérieusement à l’origine des catastrophes qui les frappent et y voient un accomplissement prophétique.

À quels désastres la race des porteurs de l’image de Dieu a-t-elle été exposée en ce XXe siècle ? Quels étaient leurs messages ? Comment la plupart des gens ont-ils réagi ?

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