1 Samuel 7-8 ; Romains 6 ; Jérémie 44 ; Psaumes 20-21

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Autant que nous sachions, Jérémie 44 contient la dernière prophétie de Jérémie. Celle du chapitre suivant est explicitement datée d’une période antérieure. Il est également probable que l’ensemble des oracles contre les nations qui se trouve dans les chapitres 46 à 51 remonte, lui aussi, à une date antérieure. Tel que le récit se présente, il constitue la dernière déclaration publique de Jérémie.

On ne peut vraiment pas dire que le ministère de Jérémie s’achève sur une note optimiste ! Nous sommes tous appelés à être fidèles ; certains le sont à des périodes troublées ou en temps de déclin spirituel. N’essayons pas de mesurer l’efficacité du ministère de Jérémie au nombre de personnes qu’il a convaincues, au nombre de désastres qu’il a évités ou au nombre de réveils spirituels qu’il a provoqués. Pour mesurer la qualité de son service, il faut savoir si, oui ou non, il a été fidèle à Dieu, si, oui ou non, il a été agréable à Dieu. C’est d’ailleurs le critère qu’il faut appliquer à chacun. Je doute que beaucoup d’entre nous aujourd’hui se rendent bien compte à quel point le syndrome du succès façonne la conception que nous avons de nous-mêmes et des autres, au point parfois de nous faire languir après le succès et, à d’autres moments, dans une sorte de pseudo-spiritualité renversée, de nous mettre en garde contre tout succès. L’important n’est pas le succès, c’est la fidélité.

Dans ce chapitre, nous découvrons une rébellion irrémédiable. Les Juifs en Égypte, aussi bien ceux qui venaient juste d’y descendre que ceux qui s’y étaient établis antérieurement pour tenter d’échapper aux temps difficiles annoncés dans leur patrie, ont tout simplement remplacé les dieux cananéens qu’ils avaient l’habitude d’adorer chez eux par les divinités égyptiennes qui les entouraient. Ils ont une façon de lire leur Histoire d’une manière radicalement différente de celle de Jérémie. Ils évoquent le temps où ils avaient mis fin à leur culte idolâtre (v. 17-18) : ils pensent sans doute aux réformes sous le roi Josias. Depuis, toutes sortes de malheurs leur sont arrivés. Ils estiment donc que la meilleure chose à faire est d’adorer la reine du ciel ainsi que les autres divinités païennes, et c’est ce qu’ils font.

Il y a deux leçons importantes à tirer de ces versets. 1° On peut faire dire à l’Histoire ce qu’on veut. Cela ne signifie pas que nous ne pouvons rien apprendre de l’Histoire, car Dieu lui-même indique au peuple ce qu’il aurait dû apprendre. En revanche, ce que le peuple de Dieu doit apprendre de l’Histoire doit passer par le prisme de la révélation écrite, par la parole prophétique de Dieu, par les termes de son alliance. Nous ne pouvons pas espérer que les païens partagent notre façon de comprendre l’Histoire. 2° Ce chapitre démontre, dans les termes les plus durs, qu’il n’existe aucun espoir pour le peuple de l’alliance, non, vraiment aucun espoir en dehors d’une intervention de la grâce.

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