1 Chroniques 24 – 25 ; 1 Pierre 5 ; Michée 3 ; Luc 12

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1 Pierre 5.1-4 donne un aperçu du ministère chrétien plus concis qu’aucun autre passage du Nouveau Testament.

L’apôtre Pierre s’adresse aux anciens qu’il appelle à faire paître le troupeau, à veiller sur lui ; il les considère donc comme des pasteurs ou des bergers (voir la méditation du 2 novembre). Il les qualifie d’anciens comme lui ou collègues anciens et non comme des inférieurs auxquels il parlerait en tant qu’apôtre. Mais cela ne l’empêche pas de faire mention d’une caractéristique qui lui est propre et le distingue d’eux : contrairement à eux, il a été « témoin des souffrances du Christ » (v. 1). Pourtant, tout en distinguant son expérience de la leur, il le fait de manière à focaliser l’attention sur les souffrances de Christ et non sur lui-même.

L’apôtre exhorte les anciens à faire « paître le troupeau de Dieu qui est avec [eux] » (v. 2). Le berger conduit et prend soin du troupeau, il le soigne, le protège, le corrige, le nourrit et veille sur lui. Pierre précise ensuite comment s’acquitter de cette mission en opposant la bonne et la mauvaise manière : « non en […] mais en » (v. 3). Cette exhortation résume de façon éloquente comment exercer le ministère chrétien.

1° « Non par contrainte, mais volontairement selon Dieu » (v. 2). Le sens du devoir ne suffit jamais. C’est triste à dire, mais des serviteurs de l’Évangile peuvent être pris au piège de « servir » par sentiment du devoir, par peur de décevoir ou n’étant pas capables de faire autre chose. Si vous en êtes là, il vaut mieux renoncer au ministère ou changer les dispositions de votre cœur. Il faut que le cœur soit disposé à servir librement et par amour, même au milieu de beaucoup de déceptions et de souffrances ; c’est d’ailleurs ainsi que notre Maître a fait sienne la volonté de son Père.

2° « Ni pour un gain sordide, mais de bon cœur » (v. 2). Le ministère pastoral n’est pas un travail payé à l’heure ou à la pièce. Il n’offre pas non plus un salaire mirobolant. Malheureusement, des télé-évangélistes américains et d’autres ont déformé l’image du vrai serviteur de Dieu. Si certaines Églises accordent à leurs pasteurs un salaire de misère (« Seigneur maintiens-les dans l’humilité, et nous nous chargeons de les maintenir dans la pauvreté »), il existe aussi des pasteurs bassement matérialistes, ce qui n’est pas mieux. Dans le meilleur des cas, l’Église est généreuse, et le pasteur n’a pas à se soucier des biens matériels. Les serviteurs de Dieu doivent avant tout être motivés par le désir de servir.

3° « Non en tyrannisant ceux qui vous sont confiés, mais en devenant les modèles du troupeau » (v. 3). Pierre parle ici d’un style de vie qui devrait tuer dans l’œuf la tentation du pouvoir dans l’exercice du ministère (bien que, malheureusement, certaines personnes aspirent à des positions dont elles devraient être exclues). Les pasteurs devraient s’intéresser davantage à être de bons exemples qu’à défendre leur autorité.

Tout compte fait, n’importe quel ministre du culte n’est qu’un sous-berger. Tous doivent rendre compte au « souverain pasteur ». Lui seul récompensera ses serviteurs (v. 4).

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