Qu’en est-il de la foi et des œuvres en Jacques ?

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Connaissez-vous quelqu’un qui dirait volontiers : « Je crois en Dieu », mais qui ne montrerait pas d’autre indicateur de la foi chrétienne ? Comment pourriez-vous répondre à cette personne ? Jacques 2:14–26 lui présente quelques paroles effrayantes. En Jacques 2:19, il nous dit : « Tu crois qu’il y a un seul Dieu ; tu fais bien. Même les démons croient – et tremblent ! »

Dans ce passage, Jacques parle aux croyants au sujet de quelqu’un qui prétend avoir la foi, très vraisemblablement dans leur congrégation. Cette personne est un professant et la grande question que Jacques veut qu’ils se posent est : Ma foi est-elle réelle ?

La vraie foi opposée à la fausse foi

Jacques 2:14–26 est probablement le passage qui donne lieu au plus grand nombre de controverses dans le livre de Jacques. En tant que chrétiens, nous croyons que l’Écriture seule est la révélation écrite de Dieu, que le salut est par la foi seule, en Christ seul et que nous vivons pour la gloire de Dieu seul.

Mais si ces choses sont des confessions vraies, alors qu’est-ce que Jacques veut dire quand il écrit que « une personne est justifiée par les œuvres et non par la foi seule » (Jacques 2:24) ? Un commentateur répond : « [Jacques] approche [ses lecteurs] avec sa question qui les met au défi, non parce qu’il voudrait proposer une voie de salut différente, mais parce qu’il voudrait qu’ils comprennent ce que signifie vraiment ‘par la foi seule’. »

Ces versets ne mettent pas en contradiction la foi et les œuvres. Ils mettent en contradiction la vraie foi et la fausse foi.

Ces versets ne mettent pas en contradiction la foi et les œuvres. Ils mettent en contradiction la vraie foi et la fausse foi. N’importe qui peut dire qu’il croit en Dieu, même les démons (Jacques 2:19) ! La vraie foi est démontrée comme réelle parce qu’elle a pour résultat de bonnes œuvres. La fausse foi est manifestée comme morte parce qu’elle n’a pas ce résultat.

Les œuvres antérieures au salut opposées aux œuvres postérieures au salut

La foi, les œuvres et la justification — Jacques n’était pas le seul auteur biblique à discuter de la question de savoir comment ces trois choses sont reliées entre elles. De nombreux enseignants ont noté que, en apparence, il semblerait que Jacques et l’apôtre Paul soient en désaccord.

Paul a dit qu’Abraham ne fut pas justifié par les œuvres, mais par la foi (Rom. 4:2–3). Jacques dit qu’Abraham fut justifié par ce qu’il a fait et qu’une personne n’est pas justifiée par la foi seule, mais aussi par les œuvres (Jacques 2:21–23). Jacques a-t-il raison ou est-ce Paul ?

La clef pour comprendre la relation entre la foi et les œuvres est d’identifier le temps dans lequel ces œuvres sont faites.

La clef pour comprendre la relation entre la foi et les œuvres est d’identifier le temps dans lequel ces œuvres sont faites. Sont-elles antérieures ou postérieures au salut ? Paul parle beaucoup des œuvres antérieures au salut. Il expose très clairement le fait que le salut n’est jamais acquis par les œuvres ou bonnes actions (Éph. 2:8–9). Jacques parle davantage des œuvres postérieures au salut. Il dit très clairement que le salut a toujours pour résultat des œuvres et bonnes actions (Jacques 2:18).

Paul et Jacques sont en accord complet : les œuvres sans la foi ne peuvent vous sauver. Ils sont aussi d’accord sur le fait que professer une foi qui n’a pas pour résultat de bonnes œuvres, ce n’est pas professer la foi salvatrice.

L’équation du salut

La relation entre le salut, la foi et les œuvres peut être écrite comme suit : Foi = Salut + Œuvres. Nous pouvons tomber dans l’erreur des deux côtés de cette équation : nous pouvons penser que nos œuvres contribuent à notre salut, ou nous pouvons croire qu’une profession de foi qui n’a jamais pour résultat une vie transformée est la foi réelle.

Foi = Salut + Œuvres

Nous sommes sauvés par la foi seule, mais une fois que nous sommes sauvés, cette foi ne demeure pas seule. Quand Jésus nous sauve, il a l’intention de nous transformer. Notre transformation doit être holistique, affectant non seulement notre tête (ce que nous pensons), mais aussi nos cœurs (ce que nous aimons) et nos mains (ce que nous faisons).

Nous sommes sauvés par les œuvres – les siennes !

Maintenant après toute cette discussion au sujet de la question de savoir si, oui ou non, nous sommes sauvés par les œuvres, nous devrions nous souvenir que nous sommes effectivement sauvés par des œuvres — celles de Christ !

Notre salut a été planifié dans l’éternité passée par Dieu le Père, mais il a commencé à être accompli quand le Fils de Dieu prit chair et naquit comme un bébé à Bethléhem. Jésus mena alors une vie parfaitement sans péché. Il a obéi à son Père en toutes choses et il s’est soumis au plan de son Père (Matt. 26:39). Il a été tenté mais n’a pas péché (Héb. 4:15). Chacune de ces œuvres était nécessaire pour notre salut.

Les deux événements centraux dans la vie de Jésus – sa mort et sa résurrection – sont le noyau de son œuvre salvatrice. À la croix, Jésus paya la pénalité pour notre péché ; dans la résurrection, il a démontré que le paiement a été accepté. Après cela Jésus est monté au ciel, s’est assis sur son trône, a répandu son Esprit et prie continuellement pour nous.

Quand il nous donne le don de la foi et que nous croyons, le Saint-Esprit applique tout ce que Jésus a fait pour nous. Sa vie parfaitement sans péché est comptée comme notre vie parfaitement sans péché. Sa mort devient notre mort, sa résurrection notre résurrection.

Par ses œuvres Christ a accompli pour nous ce que nous ne pourrions jamais faire pour nous-mêmes.

La dernière chose que Christ fera pour compléter notre salut est de revenir. Il nous prendra pour vivre avec lui et nous régnerons et gouvernerons avec lui en gloire. Par ses œuvres Christ a accompli pour nous ce que nous ne pourrions jamais faire pour nous-mêmes.

Ma foi est-elle réelle ?

Si vous professez la foi en Christ, Jacques 2:14–26 devrait avoir un des deux effets suivants. Il devrait confirmer la validité de votre foi et vous éperonner pour faire de bonnes œuvres. Ou il devrait vous faire réaliser que votre profession de foi est fausse.

Votre foi en Christ a-t-elle changé la façon dont vous interagissez avec votre prochain et dont vous l’aimez ? Ou êtes-vous enclin à faire du bien aux autres seulement quand vous pouvez en tirer un bénéfice ? Si vous êtes dans la seconde configuration, demandez à Dieu de vous donner la vraie foi qui sauve. Si vous êtes dans la première, demandez à Dieu de produire de nombreuses bonnes œuvres dans et à travers vous comme résultat d’un si grand salut.

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