Exode 22; Jean 1; Job 40; 2 Corinthiens 10

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Penchons-nous un peu sur un article de loi du Pentateuque, relatif à la restitution (Exode 22).

Le voleur ne doit pas seulement être condamné à rendre ce qu’il a dérobé; il doit également y ajouter une compensation (21.37 ; 22.3). Celle-ci n’est pas une simple sanction infligée au voleur, mais constitue en quelque sorte une réparation pour les préjudices subis: le sentiment d’avoir été violé et l’inconvénient d’avoir été privé quelque temps de ce qui avait été dérobé. Zachée avait bien compris ce principe; il a démontré l’authenticité de sa repentance en décidant de restituer au quadruple et en donnant généreusement aux pauvres (Luc 19.1-10).

Si le voleur ne pouvait pas restituer ce qu’il avait dérobé, la loi exigeait qu’il soit vendu comme esclave pour réparer son vol (v. 2). Dans cette culture, l’esclavage avait des racines économiques. Il n’existait pas de loi couvrant les faillites, si bien que l’être humain devait se vendre comme esclave pour éponger ses dettes. Mais en Israël, l’esclavage n’était pas à vie; au cours de la septième année de service, les esclaves devaient retrouver la liberté (21.2-4).

Les versets qui suivent précisent la nature des restitutions à faire en fonction des fautes commises; il y avait cependant des exceptions qui assouplissaient suffisamment la loi pour tenir compte des cas difficiles ou délicats (p. ex. v. 13-14). Dans certains cas de déclarations contradictoires, c’est le juge qui était chargé de découvrir qui disait la vérité. Par exemple, si quelqu’un confie à son voisin son argent ou des biens à garder et qu’ensuite S ce voisin déclare qu’un voleur est venu les dérober, le juge devra déterminer si ce voisin dit vrai ou s’il est voleur. Si le voleur est pris, il doit rendre au double. Si le juge est convaincu que le voisin est un menteur, il le condamne à rendre au double (v. 6-8).

Quand le crime est un vol, c’est la restitution qui préserve le mieux la notion de justice. Là où les voleurs sont simplement jetés en prison, les spécialistes ne tardent pas à s’interroger pour savoir si la prison poursuit un but curatif, thérapeutique, éducatif, si elle préserve la société en maintenant le coupable derrière les barreaux, ou si elle est un moyen de vengeance. Une sanction directement proportionnée au crime sauvegarde la primauté de la justice. Il en est de même de la loi du talion, lex talionis, « œil pour œil, dent pour dent… » (21.23-25), qui empêchait la vengeance personnelle et permettait aux tribunaux d’infliger une peine correspondante au crime. Ce sentiment de justice qui réclame satisfaction imprègne la manière dont tout l’Ancien Testament traite le péché et la transgression, et prépare le lecteur à bien comprendre la croix comme un sacrifice qui satisfait aux exigences de justice (cf. Romains 3.25-26).

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