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Existe-t-il un moyen d’échapper à la punition et de retrouver la faveur de Dieu ?

Oui, pour satisfaire sa justice, Dieu lui-même, par pure grâce, nous réconcilie avec lui et nous délivre du péché et de la punition qu’il mérite, grâce à un Rédempteur.

Oui, Dieu nous réconcilie avec lui grâce à un Rédempteur.

Mode enfant

Écriture

Esaïe 53:10–11

L'Eternel a voulu le briser par la souffrance. Si tu fais de sa vie un sacrifice de culpabilité, il verra une descendance et vivra longtemps, et la volonté de l'Eternel sera accomplie par son intermédiaire.

Commentaire

Jonathan Edwards (1703 – 1758)

L'Eternel a voulu le briser par la souffrance. Si tu fais de sa vie un sacrifice de culpabilité, il verra une descendance et vivra longtemps, et la volonté de l'Eternel sera accomplie par son intermédiaire.

Méditation

Florent Varak

Notre notion de justice repose sur une forme de compensation. Le conducteur en excès de vitesse, le fraudeur du métro, s’acquitteront d’une amende pour compenser l’infraction. Le criminel sera privé de sa liberté jusqu’à ce qu’il ait « payé sa dette à la société ». Il est naturel de reporter sur Dieu cette forme de justice, et ceux qui ressentent plus profondément leur déchéance morale se disent qu’ils « doivent » quelque chose à Dieu. Comment régler cette dette ?

Les civilisations ont concocté différents systèmes pour punir le mal et tenter d’en limiter l’expression. Les spiritualités orientales ont imaginé la loi du karma : une personne paye par ses souffrances actuelles les fautes commises dans des vies antérieures. C’est aussi le cas de certaines religions monothéistes : si je souffre beaucoup, ici ou dans un purgatoire futur, cela compensera mes péchés. Ces religions ont échafaudé un système complexe de compensation où le paiement s’effectue par l’observance religieuse (jeûnes, pèlerinages, prières, offrandes financières, etc.), par la réalisation d’œuvres caritatives, ou par la médiation bienfaisante d’un « homme de Dieu ». Tout ceci dans l’espoir de conjurer une divinité assoiffée de l’effort de ses sujets pour réduire le « montant » de la punition.

La justice de Dieu n’a qu’un seul point en commun avec celle des hommes : l’existence d’une dette à payer. Une somme exorbitante qui se chiffre en milliards d’euros (10 000 talents dans la parabole du serviteur impitoyable, Matthieu 18 : 24). Ce montant extravagant signifie tout simplement que la dette n’est pas remboursable. Personne ne peut « rembourser » Dieu à hauteur du préjudice.
Personne, sinon Christ, qui s’occupe personnellement de cette dette.

Jésus devient péché pour nous (2 Corinthiens 5 : 21), il reçoit la malédiction suscitée par nos errements (Galates 3 : 13-15). La dette a été « placée » sur les épaules du Fils de Dieu, qui l’emporte dans son sacrifice. La justice de Dieu est radicalement différente de la nôtre.

Cette transaction, par laquelle Dieu le Père punit son Fils à notre place pour nous revêtir de la justice du Fils, est un échange extraordinaire. Sa justice ne s’obtient donc pas par une compensation mais par une substitution. Jésus prend ma place. Sa vie parfaite remplace la mienne, déficiente. Sa mort me délivre d’une mort éternelle. Sa résurrection m’établit dans sa maison. Je lui confie mon mal et il me donne sa perfection. Dieu m’accorde cette justice gratuitement, par pure grâce, parce qu’il a payé le prix de mon injustice. Le pardon n’est pas gratuit dans l’absolu, mais son coût a été pleinement payé par le Messie.

Véritablement, il a porté « nos souffrances […] il était transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Ésaïe 53 : 4-5). Ce poème d’Ésaïe, rédigé huit siècles avant les faits, nous apprend que Dieu s’est plu à briser son Fils par la souffrance (53 : 10). Parce que de toute éternité, un pacte était en place : le Fils s’incarnerait pour donner sa vie (Jean 10 : 17-18 ; Philippiens 2 : 5-11), le Père ferait une alliance éternelle et définitive de ce sang (Hébreux 12 : 24 ; 13 : 20), et l’Esprit en conférerait la vitalité par une présence éternelle au sein du croyant (Jean 14 : 7 ; Tite 3 : 5).

Dieu s’est plu à sauver ainsi. Aujourd’hui, l’individu lourdement chargé de fautes tout comme celui qui l’est moins, accèdent au même salut, car c’est sans mérite de leur part. De quoi susciter un chant émerveillé et reconnaissant des rachetés qui célèbrent la gloire de sa grâce (Éphésiens 1 : 6, 12) !
We might say that the catechism is set up that way as well. God’s just and righteous judgment against our sin provides the dark back- drop against which the glory of the gospel shines through. After we’ve understood the depth of our calamity, we can better appreciate the true magnitude of God’s rescue plan for us.

The catechism tells us that God freely and mercifully satisfied the demands of his own justice on our behalf. According to Isaiah 53, God made the righteous life of his servant (Jesus Christ) to be a substitutionary offering for the unrighteous. In obedience to God’s will, Jesus Christ lived the life we should have lived and so fulfilled the just requirements of God’s law on our behalf. Yet he also died the death we should have died. Isaiah’s graphic language of the servant being “crushed” and “put to grief” (Isa. 53:10) reminds us of the heavy price of our sin. At the cross, Jesus bore the full weight of God’s curse against sin and so fully satisfied the demands of God’s just condemnation against sin. So we have a righteous life that satisfies the justice of God for us and an atoning death that satisfies the justice of God for us. This great exchange is the heart of the gospel itself.

Perhaps the most startling aspect of Isaiah’s language is that it “pleased” the Lord to make this exchange. Somehow, it actually pleased the Lord to hand his innocent Son over to be mocked, brutalized, and crucified. That’s a nearly impossible truth to fathom until you realize why God was pleased by this. Certainly, God was not pleased by the sin of Judas who betrayed Jesus, the religious leaders who hated him, Pilate who unjustly sentenced him, or the misguided crowd who rejected him. But God was pleased by the active and passive (through suffering) obedience of his Son, who continued to trust God and love his people no matter the cost. God was pleased to lay his judgment upon the Son in order to save his sinful people. God was pleased because, through the cross, the Son of God would be glorified, the people of God would be saved, the justice of God would be satisfied, and the love of God would be revealed. The cross was not a tragic accident. It was God’s will, his plan to save his people through the work of the Redeemer and to reveal the immeasurable riches of his glorious grace.

Finally, God freely and mercifully made this exchange. The catechism is careful to point out that the cause of God punishing Jesus in order to rescue us was “mere mercy.” The language “mere mercy” means grace alone, grace apart from any other considerations. As the great preacher C. H. Spurgeon famously wrote, salvation is “all of grace.” Although this grace trains us to avoid ungodliness, it does not depend upon our obedience in any way. As we consider the besetting sins and ongoing weaknesses of our lives, we have to cling to the “mere grace” aspect of the gospel. God did not give his beloved Son in view of what he would get out of our lives, but merely because he loves us. Now that’s good news indeed!

Prière

Ô toi le grand réconciliateur, merci de nous avoir ouvert un chemin. Tu as été parfait, en justice et en miséricorde. Nous acceptons le salut que nous ne méritons pas. Nous venons devant toi dans le nom de Jésus-Christ, ton Fils bien-aimé, et plaçons notre confiance dans ses mérites plutôt que dans les nôtres. Amen.