Nombres 22; Psaumes 62 – 63; Ésaïe 11 – 12; Jacques 5

Partager

J’ai récemment eu un appel téléphonique d’un homme qui a déclaré vouloir me considérer comme son théologien privé qu’il rémunérerait. Lorsqu’il me téléphonerait ou m’écrirait, je devrais tenter de répondre à ses questions.

Je ne lui ai pas demandé à quoi il pensait. Je ne veux pas non plus connaître ses motivations. Peut-être veut-il m’aider, m’honorer ou tout simplement payer un service. Mais sachant combien mes motivations peuvent facilement être corrompues, je lui ai dit que je n’acceptais pas ce type d’ar- rangement. Les prédicateurs ne devraient pas se considérer payés pour ce qu’ils font. Ils sont soutenus par le peuple de Dieu pour être libres de servir. S’il m’écrivait ou me téléphonait pour poser des questions, je lui répondrais avec plaisir en faisant de mon mieux, en me servant des critères que j’utilise pour répondre aux innombrables questions qu’on me pose chaque année.

Nombres 22 marque le commencement de l’histoire de Balaam. Sa vie aux multiples facettes nous apprend beaucoup, mais ce premier chapitre montre combien il est dangereux pour un prédicateur ou un prophète de sacrifier son indépendance sur l’autel de la prospérité matérielle. Tôt ou tard, l’amour de l’argent corrompt le ministère.

Le fait que Balaam était un prophète de Dieu montre que dans cette région, il existait encore des personnes qui avaient conservé une juste connaissance du seul vrai Dieu. L’appel d’Abraham et la formation de la nation israélite ne signifient pas qu’il n’y avait personne d’autre qui connaissait le seul Créateur souverain. Rappelez-vous Melchisédek (Genèse 14). En outre, Balaam possédait un certain don prophétique : il lui arrivait de transmettre les authentiques oracles de Dieu. Il en savait assez sur ce don mystérieux pour comprendre qu’il ne pouvait pas le manipuler à sa guise, et qu’il n’avait aucun contrôle sur le contenu de l’oracle authentique qu’il transmettait. Il ne pouvait dire que ce que Dieu lui avait confié.

Cela ne l’empêcha cependant pas de convoiter la jolie somme d’argent que Balaq lui offrait. Pour Balaq, Balaam était un personnage qui possédait des dons de magie, un peu comme le vaudou ; il pensait qu’il avait le pouvoir de maudire les Israélites qu’il haïssait. D’une manière très claire, Dieu interdit à Balaam d’aller avec Balaq, car il a lui-même béni le peuple que Balaq tient à voir maudit. Balaam discutaille avec Dieu qui cède et laisse partir le prophète, mais à condition qu’il ne fasse que ce que Dieu lui dit (v. 20). En même temps, Dieu frappe Balaam de son jugement, car c’est poussé par un cœur cupide qu’il se rend auprès de Balaq. Seul l’incident miraculeux avec l’ânesse inspire à Balaam assez de crainte pour qu’il surveille sa langue (v. 32-38).

Ne vous abaissez jamais à trafiquer avec la Parole de Dieu.

Partager
EN VOIR PLUS
Chargement