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Soulignons trois faits marquants dans Josué 5.

1° Toutes les personnes de sexe masculin nées pendant les années d’errance dans le désert sont enfin soumises à la circoncision. Cette décision a quelque chose de surprenant : pourquoi les petits garçons n’ont-ils pas été circoncis peu après leur naissance ? Il arrivait en effet que le peuple reste au même endroit pendant de longues périodes parfois et cultive la vie communautaire. Qu’est-ce qui empêchait les enfants d’Israël d’obéir à cette clause non équivoque de l’alliance ?

Plusieurs ont proposé des réponses, mais la réalité est que nous l’ignorons ! Dans ce contexte, il est plus important de souligner le fait que tous les hommes, jeunes et vieux, s’y soumettent. La cérémonie marque ainsi un tournant décisif, un rappel chargé de symbole de l’attachement que toute la communauté porte à l’alliance au moment où le peuple est sur le point d’entrer dans le pays promis. Le séjour en Égypte appartient au passé, le repos promis est devant lui. « Aujourd’hui, j’ai roulé loin de vous la honte de l’Égypte » (v. 9).

2° Dieu cesse de donner la manne (v. 10-12). Les Israélites tireront désormais leur nourriture « des produits du pays de Canaan ». C’était là un autre signe puissant que la période de vie nomade était révolue et que la promesse d’un nouveau pays commençait à se réaliser sous leurs yeux. Ce changement de situation a dû être à la fois effrayant et excitant, surtout pour toute cette génération qui, sur le plan alimentaire, n’avait jamais connu la sécurité en dehors de la manne.

3° Dès les premiers chapitres de ce livre, Josué fait certaines expériences qui le désignent comme le successeur légitime de Moïse, à ses propres yeux et à ceux des Israélites. Ce chapitre s’achève sur une de ces expériences marquantes. Le fait le plus extraordinaire avant ce chapitre est incontestablement le franchissement du Jourdain, une reconstitution à l’échelle réduite de la traversée de la mer Rouge (chap. 3 – 4). Outre le fait qu’il a ainsi indiqué le chemin que la multitude a dû emprunter pour franchir le fleuve, Dieu a aussi, par ce moyen, adressé un message très personnel au peuple : « Ce jour-là, l’Éternel rendit Josué grand aux yeux de tout Israël, et ils le respectèrent comme ils avaient respecté Moïse, tous les jours de sa vie » (4.14, même si la dernière clause est dite sur le ton de l’exagération).

Une nouvelle étape est à franchir : Josué rencontre un « homme » qui semble plutôt un être angélique. C’est un guerrier, « le chef de l’armée de l’Éternel » (v. 14). Mais cette apparition fortifie la foi de Josué : c’est l’Éternel lui-même qui marchera devant lui dans la campagne militaire qui se prépare. Cette scène n’est pas sans rappeler l’expérience de Moïse confronté au buisson ardent (Exode 3.5) : « L’endroit sur lequel tu te tiens est une terre sainte ». Même si ces circonstances sont uniques, elles devraient nous montrer le chemin pour que nous ayons, nous aussi, des responsables habitués à se tenir en présence de la sainteté.

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