Genèse 47; Luc 1.1-38; Job 13; 1 Corinthiens 1

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Comment les Évangiles canoniques nous sont-ils parvenus?

Qu’il nous suffise de savoir que Dieu nous les a donnés. Mais il agit généralement par des moyens identifiables. À aucun moment, les Évangiles canoniques ne donnent l’impression d’être tombés du ciel sur des plaques en or, ou d’avoir été composés par des apôtres passifs qui ne faisaient qu’écrire ce que Dieu leur dictait.

Luc est l’auteur qui donne le plus de détails sur la marche qu’il a suivie pour écrire son Évangile (Luc 1.1-4). Il déclare que « plusieurs » ont déjà « entrepris de composer un récit » de la vie et du ministère de Jésus, conformément à ce qui a été « transmis » par « ceux qui, dès le commence- ment en ont été les témoins oculaires […] et les serviteurs de la parole » (v. 1-2). Tirons-en deux leçons: a) Luc n’est pas lui-même un témoin oculaire de Jésus, mais il affirme avoir été en possession de ce que « les témoins oculaires et […] serviteurs de la parole » ont transmis; b) au moment où il écrit, Luc sait que d’autres manuscrits circulent déjà. Ce n’est pas étonnant. Le peuple juif était instruit. Chaque garçon savait lire et écrire. Il aurait été impensable que personne n’ait couché sur le papier ces événements dans les premières années qui ont suivi la mort, la résurrection et l’ascension de Jésus.

Puis, Luc ajoute que lui-même a « tout recherché exactement depuis les origines ». Ces mots laissent entendre qu’il a eu accès aux sources, qu’il s’est entretenu avec les principaux personnages qu’il a pu rencontrer et analyser leurs récits. Nous saisissons un petit aperçu de sa méthode en lisant son second volume, le livre des Actes. En suivant ses déplacements, nous constatons qu’il s’est trouvé un jour ou l’autre dans tous les premiers centres chrétiens importants, où il a eu l’occasion de parler à tous les responsables chrétiens du début, et de lire les archives et les rapports les plus anciens. Il n’y a donc qu’un pas à franchir pour admettre que si Luc, le médecin (cf. Colossiens 4.14), avait des informations particulières sur la grossesse exceptionnelle de Marie (v. 26s), c’est parce qu’il a cherché à la rencontrer et à bavarder longuement avec elle. Le moment venu, il a décidé de présenter un récit « écrit d’une manière suivie » (v. 3).

Tirons-en deux leçons. 1° Bien que le Saint-Esprit ait surveillé de très près la production de cet Évangile, cela n’a pas dispensé l’auteur humain d’effectuer des recherches assidues et de faire un travail soigné. 2° Cette façon de produire un ouvrage canonique est en parfait accord avec le contenu principal: Dieu lui-même a introduit le Fils messianique de David, le Fils de Dieu dans ce monde (v. 35): l’éternel est entré dans le temporel, garantissant à tout jamais qu’on peut parler de lui comme le ferait un témoin oculaire de ce qu’il a vu. La transmission de la vérité chrétienne repose nécessairement, en partie, non sur du mysticisme, mais sur un témoignage.

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