2 Rois 20 ; Hébreux 2 ; Osée 13 ; Psaumes 137 – 138

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2 Rois 20 est l’un des chapitres les plus affligeants de l’Écriture. Il décrit un homme qui a été fidèle dans le passé et qui s’égare en se complaisant dans l’égoïsme.

Le roi Ézéchias règne sur Juda, le royaume du sud, dans les derniers temps du royaume d’Israël au nord. Après que les Assyriens eurent vaincu Israël et déporté l’élite de la population, laissant derrière eux les restes d’une nation, les habitants du royaume du sud avaient de nombreuses raisons de se décourager. Mais de façon héroïque, Ézéchias, guidé en grande partie par le prophète Ésaïe, résiste au siège de la ville par les armées de Sennachérib, roi d’Assyrie. Il compte simplement sur les compassions de l’Éternel Dieu qui frappe le camp assyrien d’une plaie provoquant la mort de près de 200 000 hommes. Jérusalem et Juda sont ainsi épargnés (chap. 18 – 19 ; Ésaïe 36 – 37). De plus, au début de son règne, Ézéchias était tout entier attaché à l’Éternel et n’agissait pas comme d’autres rois qui se compromettaient, en affichant une obéissance superficielle à Yahweh tout en conservant les hauts lieux et autres sites de culte païen. Ézéchias, lui, avait purifié le royaume de ces abominations, si bien que l’auteur lui rend ce témoignage éloquent : « Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, entièrement comme l’avait fait David, son père » (18.3). Il reconnaissait même que le serpent de bronze que Moïse avait fait (Nombres 21.4-9) était devenu un piège pour les Israélites, un objet de superstition, et il l’avait détruit.

Malheureusement, le roi est tombé malade et a versé d’abondantes larmes. Il était arrivé au point où il estimait qu’à cause de ses bonnes actions, Dieu lui devait une longue vie et la prospérité (v. 2-3). Dans sa miséricorde, le Seigneur a prolongé sa vie de 15 ans et lui a accordé un signe miraculeux pour confirmer sa promesse (v. 1-11). Mais pendant ces 15 années, le roi Ézéchias a commis une grave erreur : lors de la venue d’émissaires de Babylone, au lieu de chercher la face de l’Éternel et de se conduire humblement, il a agi à la manière d’un monarque fier en dévoilant toutes les richesses de son royaume. Les envoyés du roi de Babylone en ont pris bonne note et ont consigné toutes ces choses dans les livres, préparant ainsi le jour où, plus d’un siècle après, Babylone serait la superpuissance de l’époque, écraserait Jérusalem et exilerait ses habitants (v. 12-18).

Ce n’est toutefois pas la plus grande faute d’Ézéchias. Lorsque le prophète Ésaïe lui annonce ce qui se produira plus tard, le roi refuse de se repentir de son arrogance, de demander pardon à Dieu ou de le supplier. Le jugement est reporté à une date ultérieure, mais il aura lieu. Ézéchias refuse cependant de se sentir responsable de ce qui arrivera au royaume de Juda. Il répond au prophète : « La parole de l’Éternel, que tu as prononcée est bonne ». Mais l’auteur mentionne également ce qui intéressait surtout Ézéchias : « Il y aura paix et sécurité pendant ma vie, n’est-ce pas ? » (v. 19). Le roi est devenu un nain sur les plans moral et stratégique.

Il vaut mieux mourir jeune en ayant accompli des œuvres bonnes et spirituelles que mourir vieux et amer, en ayant causé du tort à son héritage.

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