1 Rois 3 ; Éphésiens 1 ; Ézéchiel 34 ; Psaumes 83 – 84

Partager

Ecouter les chapitres du jour sur le site Audio Bible IBG : 1 Rois 3 ; Éphésiens 1 ; Ézéchiel 34 ; Psaumes 83 – 84

Les chrétiens se demandent pourquoi, s’il était tellement sage, Salomon a épousé des femmes en aussi grand nombre, achevé son règne de façon si pitoyable et sacrifié sa loyauté envers Dieu.

La réponse tient en partie à la différence entre ce que nous entendons par sagesse et les différentes vertus que la Bible entend par ce terme. Pour nous, la sagesse désigne habituellement quelque chose de générique, comme « savoir bien vivre et faire des choix judicieux ». Mais si, dans la Bible, la sagesse peut s’appliquer à une réalité vaste, par exemple savoir vivre dans la crainte de Dieu, elle concerne très souvent une aptitude particulière, comme apprendre à vivre dans un monde dangereux (Proverbes 30.24), posséder un savoir-faire précis (Exode 28.3). L’une des compétences qu’englobe la sagesse est la capacité d’administrer, notamment la justice. C’est visiblement celle que Salomon a demandée dans 1 Rois 3.

Lorsqu’il répond à l’offre généreuse de Dieu de lui accorder ce qu’il demandera, Salomon reconnaît qu’il n’est qu’un enfant et qu’il ne sait pas comment s’acquitter correctement de ses tâches (v. 7). C’est pourquoi il demande un cœur rempli de discernement afin de bien gouverner son peuple et de distinguer le bien du mal (v. 9). Dieu félicite Salomon de ce qu’il lui a demandé ni un bienfait pour lui-même, ni la mort de ses ennemis, mais « l’intelligence afin d’être attentif au droit » (v. 11). Dieu promet de lui accorder ce qu’il a demandé et d’y ajouter des richesses et des honneurs (v. 12-13). Le récit de ce que nous appelons « le jugement de Salomon », et la manière dont Salomon résout ce problème (v. 16-17), prouve que Dieu a exaucé la requête du roi. Le peuple tout entier sait désormais que « la sagesse de Dieu était en lui pour exercer le droit » (v. 28). La plupart des nations occidentales actuelles s’en sortiraient mieux si elles avaient un peu plus de gens aussi doués de sagesse que Salomon parmi leurs dirigeants.

Dieu a beau féliciter le roi pour son choix, cela ne signifie pas que cette sagesse est la seule vertu dont Salomon a besoin pour marcher dans la fidélité à l’alliance. D’ailleurs, indépendamment de la sagesse, de la richesse et des honneurs qu’il lui accordera, Dieu ajoute : « Si tu marches dans mes voies, en observant mes prescriptions et mes commandements, comme a marché ton père David, je prolongerai tes jours » (v. 14). Mais des nuages se sont déjà amoncelés à l’horizon : pour consolider la frontière sud de son royaume, Salomon épouse une princesse égyptienne (v. 1). Et parce que les hauts lieux sont populaires, il renonce à les détruire, allant même jusqu’à y offrir sacrifices et parfums (v. 2-4).

Dieu répand parfois de remarquables dons de sagesse – en matière de technique, de travail social, d’administration ou de droit -, mais si nous ne recevons pas de lui aussi un cœur rempli du désir de l’aimer et de lui obéir pleinement, notre chemin peut aboutir au désastre.

Partager
EN VOIR PLUS
Chargement