1 Rois 18 ; 1 Thessaloniciens 1 ; Ézéchiel 48 ; Psaumes 104

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« Éternel, mon Dieu, tu es infiniment grand ! Tu es revêtu d’éclat et de magnificence ! » Ainsi débute le psaume 104. Dans ce psaume, les preuves de la magnificence de l’Éternel résident dans la création. Quelques remarques :

1° Les premiers versets (v. 1-4) enchaînent plusieurs métaphores : Dieu se drape de lumière ; il étend les cieux comme une tente ; il fait des nuages son char ; il chevauche les ailes du vent ; il fait du vent son messager. Le panthéisme confond Dieu et l’univers. En revanche, le théisme chrétien bien fondé sépare Dieu de l’univers comme le créateur de sa création. Il suggère également, comme le texte l’indique, que Dieu jouit de ce qu’il a fait. Le ton du passage n’est pas seulement joyeux, il est presque ludique. Si le panthéisme est exclu, le passage ne laisse pas non plus de place au déisme. La création vit de la présence de Dieu, qui trouve ses délices dans ce que ses mains ont façonné.

2° Ce psaume insiste beaucoup sur le fait que toute vie dépend de la providence du Tout-Puissant. Dieu fait jaillir l’eau des sources et l’achemine dans les torrents, ce qui permet aux bêtes des champs de se désaltérer, aux arbres de grandir, aux oiseaux de bâtir leurs nids dans leurs branches (v. 10-12). Dieu est celui qui fait pousser l’herbe pour le bétail et d’autres plantes pour la consommation humaine (v. 14). Les lions rugissent et attendent leur nourriture de Dieu (v. 21). Quant aux millions d’êtres vivants qui grouillent dans les eaux de la mer, ils « mettent leur espoir en toi, pour que tu leur donnes leur nourriture en son temps » (v. 27). L’abondance et la diversité des formes de vie rendent témoignage à l’imagination, au pouvoir, à W la sagesse et à la richesse incalculables de Dieu. La vie elle-même subsiste par le bon vouloir du Créateur. S’il ôte le souffle aux créatures vivantes, elles meurent (v. 29-30). Cette affirmation ne s’appuie pas sur l’animisme du monde païen. Il existe un ordre clairement établi dans l’ensemble (notez le rythme du jour et de la nuit, v. 19-24) qui rend le développement scientifique possible. Pourtant, Dieu ne renonce jamais à son règne actif et providentiel sur le moindre élément des mouvements de l’univers, si bien qu’il n’est pas seulement bon mais également essentiel de confesser que tout être vivant dépend journellement de Dieu pour sa subsistance quotidienne.

3° Toute la création suscite la louange joyeuse et fidèle du psalmiste anonyme (v. 33). Nous devrions penser à Dieu en ces termes, et souhaiter que notre méditation lui soit agréable (v. 34). Avant le dernier élan de louange, l’auteur rappelle discrètement qu’en dépit de la gloire et de la beauté de la création, le péché l’a entachée et en a fait davantage une véritable zone de combat qu’un musée ou un chœur (v. 35).

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