Les enseignements de Jésus
Définition
Les enseignements de Jésus étaient frappants et mémorables, non seulement du fait qu’il se servait d’une variété de méthodes d’enseignement mais plus encore à cause de ce qu’il enseignait, du fait qu’il était le Seigneur divin incarné, qui apportait son royaume céleste sur la terre et que les règles de ce royaume étaient très différentes de celles des royaumes de cette terre.
Résumé
Jésus était connu pour ses enseignements à cause des méthodes dont il se servait et du message qu’il prêchait. Tout au long de son ministère d’enseignement, Jésus a fait usage d’une variété de méthodes d’enseignement qui rendaient le sien à la fois frappant et mémorable, compréhensible et provoquant. Ces méthodes comprenaient de nombreuses techniques bien connues de son époque, ainsi que des qualités qui nous sont encore familières : poésie, proverbes, hyperboles, paraboles, comparaisons, énigmes et paradoxes. Cependant, ce qui distinguait ses enseignements des autres, c’était le message qu’ils contenaient. Jésus a enseigné que le royaume de Dieu était venu et que lui, en tant que Seigneur incarné et divin, en était le dirigeant. Ce royaume remettait en question les normes des royaumes des hommes et appelait ses sujets à vivre de manière radicalement différente.
Jésus était connu pour sa capacité à enseigner. Il est appelé « maître » quarante-cinq fois dans le Nouveau Testament. Le titre araméen « Rabbi » est utilisé quatorze fois à propos de Jésus, alors qu’il n’avait même pas eu la formation académique de rabbin. Cependant, le peuple reconnaissait que Jésus était réellement un enseignant envoyé de Dieu. Comme d’autres enseignants, Jésus avait des disciples, annonçait les commandements divins, appuyait son enseignement sur l’Écriture, débattait avec les autres, était interrogé sur des disputes concernant la loi et employait des techniques variées pour rendre son enseignement plus mémorable. Il enseignait aussi bien dans les villes que dans les campagnes. Il enseignait dans les synagogues et, au moins à une occasion, depuis un bateau. Bien souvent, il était capable de rassembler de larges foules qui pouvaient être tellement saisies par son enseignement qu’elles en oubliaient tout simplement leur besoin de manger. Ce qui a fait de l’enseignement de Jésus quelque chose d’unique ce n’était pas seulement ce qu’il enseignait mais aussi la façon dont il l’enseignait.
La méthode d’enseignement de Jésus
Jésus a utilisé toute une série de techniques d’enseignement pour faire comprendre celui-ci à ses auditeurs. Ces techniques étaient utilisées pour clarifier le sens qu’il voulait communiquer, pour motiver (ou parfois choquer) les auditeurs, ou révéler la véritable intention de la Parole de Dieu tout en rendant son enseignement mémorable. Parmi les formes d’enseignement de Jésus, on peut citer la poésie, les proverbes, les hyperboles, les paraboles et bien d’autres (comme les jeux de mots [Mt 23:24], les comparaisons [Lu 17:6], les métaphores [Mt 5:13-14], les énigmes [Mc 14:58], les paradoxes [Mc 12:41-44], l’ironie [Mt 16:2-3] et les questions [Mc 3:1-4]).
La poésie
L’ensemble des figures poétiques dont se servait Jésus (exprimées par les rédacteurs des évangiles) comprend le parallélisme, avec pas loin de deux cents exemples dans les évangiles. On reconnaît quatre types principaux de parallélismes : la synonymie, l’antithèse, la progression et le chiasme.
Dans le parallélisme synonymique, une ligne subséquente (ou plusieurs) exprime(nt) une pensée similaire (synonymie) à celle de la ligne précédente. La seconde ligne, quand bien même elle est virtuellement synonyme, peut aussi éclairer ou renforcer la première. Près de cinquante exemples de l’utilisation par Jésus du parallélisme de synonymie se rencontrent dans les évangiles. Par exemple, Jésus dit : « Il n’y a en effet rien de caché qui ne doive être mis en lumière, rien de secret qui ne doive être mis au jour » (Mc 4:22). Ici, « caché » est le parallèle de « secret » et « mis en lumière » est celui de « mis au jour ».
Dans le parallélisme antithétique, la deuxième ligne s’oppose à la première. C’est la forme de parallélisme la plus fréquente dans l’enseignement de Jésus, avec près de 140 occurrences. Par exemple : « Tout bon arbre produit de bons fruits, mais le mauvais arbre produit de mauvais fruits » (Mt 7:17). Le terme « bon » s’oppose à « mauvais » et « bon fruit » s’oppose à « mauvais fruit ».
Dans le parallélisme de progression, la deuxième ligne poursuit et fait progresser la pensée de la première ligne. Il existe une vingtaine d’exemples de ce type de parallélisme dans l’enseignement de Jésus. L’un d’eux est le suivant : « Si quelqu’un vous accueille, c’est moi qu’il accueille, et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé » (Mt 10:40). Remarquez que la première ligne est répétée (« moi qu’il accueille ») et qu’un élément supplémentaire est ajouté qui fait avancer l’enseignement (« accueille celui qui m’a envoyé »).
Enfin, le chiasme implique le renversement de l’ordre des déclarations parallèles (A, B, B1, A1). On rencontre seize cas de ce type de parallélisme dans les évangiles. Par exemple : « Le sabbat [A] a été fait pour l’homme [B], et non l’homme [B1] pour le sabbat [A1] » (Mc 2:27).
Les proverbes
Les formulations de type proverbial sont aussi employées par Jésus. De telles déclarations ne doivent pas être prises comme des absolus mais comme des principes généraux. Par exemple, Jésus dit : « Car tous ceux qui prendront l’épée mourront par l’épée » (Mt 26:52). Comme c’est le cas pour un proverbe, il n’y a pas d’exception envisagée. La déclaration de Jésus ne signifie pas que tous ceux qui se battent avec des épées mourront par une épée. Le sens est plutôt que, de manière générale, ceux qui ont l’habitude de se battre avec des épées sont susceptibles d’être tués par une épée. Ainsi, une personne connaissant la véracité du proverbe sera sage en prenant garde à cet enseignement.
L’amplification
L’amplification peut être mauvaise si elle sert à tromper, particulièrement quand l’auditeur ne s’attend pas à un langage qui exagère. Cependant, dans les enseignements éthiques, le langage amplifié est un outil puissant qui peut laisser à l’auditeur (ou au lecteur) une impression indélébile. Il existe deux types de langage amplifié : l’exagération et l’hyperbole. L’exagération est une déclaration exagérée qu’il est possible (mais non souhaitable) d’accomplir. Par exemple, lorsque Jésus enseigne : « Si ton œil droit te pousse à mal agir, arrache-le et jette-le loin de toi » (Mt 5:29), bien qu’une telle action puisse être accomplie, ce n’est pas l’intention souhaitée de la déclaration de Jésus. L’hyperbole, en revanche, est une déclaration exagérée qu’il est impossible de compléter. Par exemple, Jésus dit aux scribes et aux pharisiens : « Conducteurs aveugles ! Vous filtrez vos boissons pour éliminer le moucheron, mais vous avalez le chameau » (Mt 23:24). Bien qu’il soit impossible pour quelqu’un d’avaler un chameau, le point éthique est clair : ne soyez pas si attentifs aux petites choses au point d’ignorer l’accomplissement des grandes. L’exagération est une forme puissante de communication car elle retient l’attention des auditeurs. Elle démontre également la gravité d’une situation. Par exemple, si l’ablation d’un œil vous permet d’éviter l’enfer, cela vaut la peine de le faire.
Les paraboles
La méthode d’enseignement probablement la plus connue de Jésus est la parabole, qui pèse au moins un tiers de tout son enseignement. Dans les évangiles, Jésus a prononcé au moins cinquante paraboles différentes. Malheureusement, les paraboles ne sont pas seulement l’un des enseignements favoris de Jésus, elles sont aussi un de ses enseignements les plus mal compris.
Dans sa définition de base, une parabole implique une comparaison. Par exemple : « Le royaume des cieux ressemble [encore] à un trésor caché dans un champ » (Mt 13:44). Ainsi, le « royaume des cieux » est comparé (= il a une certaine ressemblance avec) à un « trésor ». De telles paraboles sont assez faciles à comprendre, car le point de comparaison est généralement mis en évidence dans la parabole elle-même (par exemple, sacrifiez tout ce dont vous avez besoin pour entrer dans le royaume, car cela en vaut la peine). Dans d’autres paraboles (par exemple, la parabole du semeur et des terrains et la parabole du blé et de l’ivraie), Jésus explique les différentes comparaisons car elles ne sont pas toujours évidentes pour ses auditeurs. Bien que les paraboles aient souvent été allégorisées, il est préférable de rechercher l’idée principale de la parabole en se basant sur son contexte (pourquoi Jésus a-t-il donné cette parabole ?). En outre, il est utile de chercher à comprendre la parabole du point de vue de l’auditoire d’origine avant de l’appliquer à un contexte moderne.
Le message de l’enseignement de Jésus
Jésus était l’enseignant par excellence, non seulement à cause de la façon dont il enseignait, mais à cause de ce qu’il enseignait. La section suivante va expliquer trois thèmes dominants dans les enseignements de Jésus : (1) la réalité du royaume de Dieu, (2) vivre dans le royaume de Dieu et (3) le Seigneur du royaume de Dieu.
La réalité du Royaume de Dieu
Le royaume de Dieu est le thème central de l’enseignement de Jésus. Selon Mc, le message de Jésus peut être résumé ainsi : « Le moment est arrivé et le royaume de Dieu est proche. Changez d’attitude et croyez à la bonne nouvelle » (Mc 1:15 ; voyez aussi Mt 4:17, 23 ; Lu 4:43). Les évangiles contiennent soixante-seize paroles différentes de Jésus concernant le royaume (et un peu plus de cent si on compte les passages parallèles). Le royaume de Dieu ne fait pas référence à un royaume physique mais au règne de Dieu. Jésus lui-même déclarait : « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jn 18:36). Le royaume peut, de ce fait, être défini comme l’exercice final et décisif par Dieu de son règne souverain, qui a été inauguré pendant le ministère de Jésus et sera accompli lors de son retour.
Bien que l’expression « royaume de Dieu » ne soit pas utilisée dans l’Ancien Testament, le concept de Dieu en tant que roi et comme celui qui règne sur son royaume abonde (Da 2:44 ; Ps 22:28-29 ; Ps 103:19). On parle souvent de Dieu comme du Roi d’Israël et du monde entier. Et pourtant, on y trouve aussi l’attente que Dieu régnera un jour sur tout son peuple d’une manière inégalée. Par conséquent, lorsque Jésus est venu prêcher que le royaume de Dieu était venu, son auditoire juif savait qu’il faisait référence à la domination complète de Dieu sur Israël et sur toutes les nations.
Jésus enseignait que le royaume de Dieu est à la fois présent (déjà) et futur (pas encore). Ce qui veut dire que le royaume de Dieu est à la fois une réalité présente (Mt 11 :11 ; Mt 12:28 ; Mc 1:15 ; Mc 9:1 ; Lu 11:2 ; Lu 17:20-21) et une espérance future (Mt 6:9-10 ; Mt 7:21 ; Mt 8:11-12 ; Mc 14:25). Quand Jésus (le Roi) est venu sur la terre, il a inauguré le royaume. Ce royaume, cependant, est encore contesté dans le monde et ne sera pleinement vécu que lorsque tout genou fléchira et que toute langue confessera Jésus comme le Roi. Cela devra attendre le retour du Roi (la seconde venue de Jésus).
Les expressions « royaume de Dieu » et « royaume des cieux » sont synonymes et représentent la même réalité. Cela peut être démontré en comparant des passages parallèles où l’un des textes dit « royaume des cieux » (Mt 5:3) et l’autre « royaume de Dieu » (Lu 6:20). Le mot « ciel » est un substitut du nom divin « Dieu ». En outre, Matthieu utilise les termes de manière interchangeable dans le même contexte : « il est difficile à un riche d’entrer dans le royaume des cieux. Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu » (Mt 19:23-24). Par ailleurs, le royaume de Dieu (la domination de Dieu) n’est pas identique à l’Église (le peuple de Dieu).
Vivre dans le Royaume de Dieu
Jésus est venu non seulement pour accomplir les promesses concernant le roi davidique qui devait régner sur Israël et les nations, mais aussi comme un prophète plus grand que Moïse (De 18:18). Dans ce rôle, il enseignait comment les sujets du royaume devraient se conduire. Pourtant, Jésus ne propose jamais de système éthique organisé. De plus, certains enseignements de Jésus semblent contradictoires. Par exemple, la loi est éternellement valable (Mt 5:17-20 ; Mc 12:28-34), mais certains commandements sont abolis (Mt 5:31-42 ; Mc 7:14-23). En d’autres endroits, il semble que l’attente de Jésus en matière d’obéissance soit impossible à réaliser. Par exemple, il déclare : « Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5:48). Et ce n’est pas seulement l’obéissance extérieure qui est requise : même l’obéissance intérieure -y compris les motivations de chacun- est exigée (Mt 5:3-8 ; 12:33-37 ; 23:35-36 ; Lu 11:33-36). Enfin, il est possible que certains enseignements de Jésus ne soient contraignants que pour certains individus. Par exemple, Jésus dit au jeune riche : « va vendre tout ce que tu as, donne-le aux pauvres » (Mc 10:21), mais il ne l’exige pas spécifiquement de tout le monde.
À la lumière de ces difficultés, comment devons-nous comprendre l’enseignement éthique de Jésus ? Premièrement, nous devons être sensibles aux formes littéraires dont Jésus se sert dans son enseignement, particulièrement l’amplification (voyez Mt 5:33–37, 38–42; 7:1; Mc 9:43-48 ; Lu 14:26). Deuxièmement, tous les enseignements de Jésus n’exigent pas une application universelle. Jésus demande au jeune homme riche de vendre tous ses biens et de les donner aux pauvres parce qu’il sait que sa richesse et ses biens sont l’idole qui l’empêche d’entrer dans le royaume. Troisièmement, nous devons chercher à comprendre l’intention originale de l’enseignement de Jésus. Il est tentant d’interpréter le texte à notre manière, mais il faut éviter de le faire. Dans Luc 6:20, Jésus dit : « Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous ». Bien qu’il puisse être tentant de lire les « pauvres » uniquement en termes économiques, le passage parallèle de Matthieu 5:3 (« Heureux ceux qui reconnaissent leur pauvreté spirituelle ») interdit une interprétation aussi étroite. Enfin, les enseignements éthiques de Jésus s’adressent principalement à ses disciples, c’est-à-dire à ceux qui ont déjà répondu à son appel dans la foi.
En somme, Jésus enseigne que ce qui est demandé est une nouvelle attitude (du cœur) et non pas simplement une obéissance extérieure (Mt 15:11 ; 23:27-28). Le commandement d’aimer Dieu de tout notre cœur, notre âme, notre pensée et notre force ainsi que notre prochain comme nous-mêmes (Mc 12:29-31 ; cf. De 6:5 ; Lé. 19:18) résume tous les commandements divins. Les chrétiens devraient traiter les autres comme ils voudraient être traités eux-mêmes (Mt 7:12). L’amour pour les autres doit être compris avant tout comme un acte et non comme une affection (Mt 25:31-46 ; Lu 6:27-28 ; 10:25-30), qui doit s’étendre même à nos ennemis.
Le Seigneur du Royaume de Dieu
En tant que Roi longtemps attendu et issu de la lignée de David, Jésus est donc le Seigneur du royaume. Mais il n’est pas un roi ordinaire. Il est non seulement appelé « Merveilleux Conseiller », « Père Éternel » et « Prince de la Paix », mais il est aussi appelé « Dieu Puissant » (És 9:6 LSG). Plusieurs éléments démontrent la seigneurie et le statut divin de Jésus dans les évangiles : (1) ses titres, (2) ses paroles et (3) ses actions.
Les titres de Jésus
Plusieurs titres démontrent la seigneurie et la divinité de Jésus. Premièrement, Jésus est appelé « Messie » ou « Christ ». Il a été spécialement choisi et mis à part en tant qu’agent oint de Dieu (cf. Ps 2:2 ; 18:51 ; 2 S 1:14 ; Da 9:25 LSG). Bien que Jésus évite généralement d’utiliser ce terme en raison de ses connotations politiques, il reconnaît à plusieurs reprises la pertinence de ce titre pour le décrire (Mc 8:27-30 ; 14:61-62).
Deuxièmement, le titre de « Fils de Dieu » souligne l’intimité avec Dieu (Mc 14:36), l’élection pour accomplir un service spécial (Mt 16:16), une relation unique avec Dieu (Jn 20:17) et (dans certains contextes) la divinité (Jn 5:17-18 ; 8:54-59 ; 10:30-33).
Troisièmement, le titre « Fils de l’homme » est le titre le plus courant que Jésus utilise pour lui-même. Bien que ce terme puisse souligner l’humanité de Jésus, sur la base de son lien avec Daniel 7:13-14, il doit être compris comme celui qui est le dirigeant et le juge eschatologique (voir Mt 10:23 ; 19:28 ; 25:31 ; Mc 8:38 ; 13:26 ; 14:62).
Quatrièmement, le titre « Fils de David », qu’on rencontre fréquemment dans l’évangile de Matthieu, indique le statut royal de Jésus : il est l’héritier légitime du trône de David. Mais Jésus enseigne que le Messie est bien plus qu’un simple descendant de David ; en fait, il est le Seigneur de David (Mc 12:35-37).
Cinquièmement, Jésus est qualifié de « Seigneur », terme qui s’appliquait à Yahvé dans l’Ancien Testament. Bien que ce terme puisse s’appliquer à des dieux, à des rois humains, à des maîtres ou à d’autres personnes, il est utilisé à plusieurs reprises pour désigner Jésus alors qu’un Juif s’attendrait à ce qu’il s’applique à Dieu (Mc 2:28). Jésus utilise ce titre en référence à lui-même dans Mt 24:42.
Enfin, dans l’évangile de Jean, Jésus reçoit clairement le titre de « Dieu » (Jn 1:1, 18 ; 5:17-18 ; 10:30-33 ; 20:28 ; cf. Ro 9:5 ; Tit 2:13 ; 1 Jn 5:20). Parmi les autres titres, citons ceux de « roi » (Mt 2:2), « serviteur du Seigneur » (Mt 12:18-21), « prophète » (Mt 13:57), « Sauveur » (Lu 2:11), « Agneau de Dieu » (Jn 1:29, 36) et la « Parole » (Jn 1:1).
Les paroles de Jésus
La divinité de Jésus est aussi démontrée par ses paroles. En tant que celui qui est plus grand que Moïse, il a une autorité unique au-dessus de la loi (Mt 5:31-32, 33-37, 38-42 ; Mc 7:17-19). Les paroles qu’il prononce à son propre sujet seraient inappropriées et égocentriques s’il n’était pas divin. Par exemple, il indique que la destinée éternelle d’une personne est déterminée par son rejet ou son acceptation de lui comme Seigneur et Sauveur (Mt 10:32-33 ; 11:6 ; Mc 8:34-38 ; Lu 12:8-9). En outre, il affirme sa suprématie sur Abraham (Jn 8:53), sur Jacob (Jn 4:12), sur Moïse (Mt 5:21-48), sur Jonas (Mt 12:41), sur Salomon (Mt 12:42), sur David (Mc 12:35-37) et sur le temple (Mt 12:6).
Les actes de Jésus
Enfin, les actes de Jésus (une forme d’enseignement visuel) démontrent également sa divinité. Il a une autorité unique sur le temple (en le purifiant : Mc 11:27-33), sur les démons (en les exorcisant : Mc 1:27, 32-34 ; 5:1-13 ; Lu 11:20), sur Satan (en pillant sa maison : Mc 3:27 ; Lu 11:21-22), sur la maladie (en guérissant les malades : Mc 1:29-31, 40-45 ; 2:10-12 ; 7:32-37) et sur le sabbat (en en étant le Seigneur : Mc 2:23-28). Sa divinité est également attestée par sa capacité à prédire l’avenir (ses souffrances, sa résurrection et la destruction de Jérusalem), à connaître les pensées des gens (Mc 10:21 ; 12:24) et à pardonner les péchés, ce que seul Dieu peut faire (Mc 2:10 ; Lu 5:21-24).
Lectures complémentaires
En français
- Matthieu Sanders, La pédagogie saisissante de Jésus – Les paraboles du Royaume
- John MacArthur, Paraboles
- Stéphane Rhéaume, Les paraboles du Royaume
- R.C. Sproul, Que signifient les paraboles de Jésus ?
En anglais
- Craig L. Blomberg, Jesus and the Gospels: An Introduction and Survey
- Craig L. Blomberg, Interpreting the Parables
- Robert H. Stein, An Introduction to the Parables of Jesus
- Robert H. Stein, The Method and Method of Jesus’ Teaching
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