Deutéronome 6; Psaumes 89; Ésaïe 34; Apocalypse 4

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Nous avons déjà abordé d’autres passages qui soulignent l’importance de transmettre l’héritage de la vérité biblique à la génération montante. C’est ce thème qui se trouve au centre de Deutéronome 6. Il vaut la peine de mettre en exergue quelques aspects nouveaux de cette vérité.

1° Les Israélites d’autrefois devaient apprendre à la nouvelle génération à craindre le Dieu de l’alliance. Moïse déclare au peuple : « … afin que tu craignes l’Éternel, ton Dieu, en observant, tous les jours de ta vie, toi, ton fils et le fils de ton fils, toutes ses prescriptions et tous ses commandements » (v. 2). Lorsque, plus tard, un fils demandera à son père ce que signifient les lois, le père devra lui expliquer leur arrière-plan, l’exode et l’alliance: « L’Éternel nous a commandé de mettre en pratique toutes ces prescriptions et de craindre l’Éternel, notre Dieu, afin que nous soyons toujours heureux, et qu’il nous conserve la vie, comme il le fait aujourd’hui » (v. 24). Nous ferions bien de nous demander ce que nous faisons pour enseigner à nos enfants à craindre le Seigneur notre Dieu, non en leur inculquant la terreur et l’effroi devant une personne méchante, mais la profonde conviction que Dieu est parfaitement juste et qu’il ne joue pas avec le péché.

2° Moïse souligne la constance avec laquelle la nouvelle génération devra être instruite. Les commandements que Moïse transmet devront s’inscrire dans le « cœur » des Israélites (v. 6 ; aujourd’hui nous dirions plutôt dans la pensée ou dans l’esprit). Cette loi gravée dans le cœur explique ce qui suit : « Tu les inculqueras à tes fils et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras » (v. 7). Les vêtements qu’ils portaient et même la décoration de leurs maisons devaient servir de rappels de la loi de Dieu (v. 8-9). Pour ce qui nous concerne, combien de temps passons-nous à enseigner le contenu de l’Écriture à nos enfants ? Dans l’Israël d’autrefois, les enfants apprenaient leur métier de leurs parents ; ils passaient d’innombrables heures avec eux, ce qui permettait la transmission des bénédictions de l’alliance. Notre culture qui fragmente notre temps et compartimente nos activités nous oblige à saisir les occasions.

3° Par-dessus tout, l’ancienne génération doit donner un bel exemple de loyauté envers Dieu (v. 13-19). Cela signifiait le rejet catégorique de l’idolâtrie, la soumission aux clauses de l’alliance, le respect du nom de Dieu, faire « ce qui est droit et ce qui est bien aux yeux de l’Éternel » (v. 18). À quel point notre façon de vivre et notre fidélité à Dieu ont-elles démontré à nos enfants que Dieu était au centre de nos préoccupations ?

4° Les Israélites devaient être sensibles et disponibles pour saisir les occasions de répondre aux questions que posaient leurs enfants (v. 20-25). Ne bluffez jamais ! Si vous n’avez pas la réponse, cherchez-la ou trouvez quelqu’un qui la connaît. Demandons-nous si nous tirons le maximum des questions qui jaillissent de la bouche des enfants.

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