Deutéronome 10; Psaumes 94; Ésaïe 38; Apocalypse 8

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Des élans d’exhortations sont intercalés entre le rappel des parties historiques qui composent l’essentiel des premiers chapitres du Deutéronome. L’un des plus émouvants se trouve dans Deutéronome 10.12-22. Ses thèmes sublimes incluent :

1° Une vision centrale de Dieu qui encourage aussi bien à craindre Dieu qu’à l’aimer (v. 12-13). Dans notre monde de confusion et d’aveuglement, la crainte de Dieu dénuée d’amour pour lui aboutit à l’effroi, et donc à des tabous, à la magie, aux incantations, aux rites ; l’amour pour Dieu dénué de crainte débouche sur un sentimentalisme superficiel, sur une apparente piété sans force morale, sur la convoitise effrénée du pouvoir sans aucun sentiment d’inconvenance, sur des soupirs nostalgiques après des relations sans le moindre désir de sainteté. Aucune de ces deux approches ne cadre avec ce que la Bible déclare : « Maintenant, Israël, que demande de toi l’Éternel, ton Dieu, si ce n’est que tu craignes l’Éternel, ton Dieu, afin de marcher dans toutes ses voies, d’aimer et de servir l’Éternel, ton Dieu… ? » (v. 12).

2° Une vision centrale de Dieu qui considère l’élection comme un acte de grâce. Dieu possède tout : « les cieux et les cieux des cieux, la terre et tout ce qui s’y trouve » (v. 14). Il peut en disposer à sa guise. Mais il a décidé de s’attacher aux patriarches, de les aimer et, le moment venu, de choisir leurs descendants (v. 15 ; cf. 4.37).

3° Une vision centrale de Dieu qui ne se contente jamais de simples rites et d’une religion de façade : elle fait appel au cœur (v. 16). C’est pourquoi la circoncision de la chair ne peut jamais être considérée comme une fin en soi, même dans l’Ancien Testament. Elle symbolise une réalité plus profonde, à savoir la circoncision du cœur. Dieu ne veut pas d’un simple signe extérieur indiquant que certaines personnes lui appartiennent ; il veut une disposition intérieure du cœur et de l’esprit qui nous oriente constamment vers lui.

4° Une vision centrale de Dieu qui reconnaît son impartialité, et donc la justice et les actes qui en découlent (v. 17-20). Il est « le Dieu des dieux, le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, fort et redoutable » (v. 17). Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’il n’accepte aucun pot-de-vin et ne manifeste aucune partialité. (Ne confondons jamais élection et partialité. La partialité est du favoritisme corrompu par un désir de fausser la justice au profit d’une minorité favorisée; l’élection correspond au choix de certaines personnes par une décision libre de Dieu et pour aucune autre raison ; dans ce cas, il n’y a aucune entorse à la justice : d’où la croix.) Dieu s’attend à ce que son peuple se comporte comme lui.

5° Une vision centrale de Dieu qui se manifeste par les louanges de son peuple (v. 20-22). « Il est ta gloire ; il est ton Dieu » (v. 21). Ceux qui se concentrent sur Dieu ont beaucoup de raisons de le célébrer. Ceux dont le regard se porte surtout sur les choses terrestres ou sur eux-mêmes se dessèchent intérieurement. Dieu est ta gloire !

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