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Ecouter les chapitre du jour sur le site Audio Bible IBG : 2 Rois 4 ; 1 Timothée 1 ; Daniel 8 ; Psaumes 116

Deux ans après la vision du chapitre 7, Daniel eut la vision du bélier et du bouc (Daniel 8). De Daniel 2.4 jusqu’à la fin du chapitre 7, le texte est écrit en araméen (une langue proche de l’hébreu et largement répandue dans les Empires babylonien et perse plus tardifs). Les chapitres 2 et 7 donnent tous deux des visions qui s’étendent tout au long de la période babylonienne jusqu’à l’aube du royaume de Dieu ; ils expliquent également à qui correspondent les animaux des visions respectives. Aucun des chapitres restants du livre de Daniel ne concerne la même étendue survolée, pas même le présent chapitre. Ici, l’attention se porte seulement sur deux bêtes/royaumes ; il se trouve que ce sont les deux bêtes qui occupent les rangs du milieu parmi les quatre mentionnées dans les chapitres 2 et 7. Quelques observations :

1° Le bélier possède deux cornes dont l’une est plus grande que l’autre. Le bélier représente l’Empire médo-perse (v. 20). La corne prédominante correspond évidemment à la Perse. Cela a une incidence sur l’interprétation du chapitre 2 (voir la méditation du 17 octobre). Le bouc agressif symbolise la Grèce. Philippe de Macédoine unit les villes-états grecques et son fils Alexandre le Grand (évoqué ici comme le « premier roi » grec, v. 21) fonda l’Empire grec, repoussant ses limites jusqu’aux frontières de l’Inde. Dans sa conquête, il triompha de la Perse. À sa mort prématurée, ses quatre plus grands généraux se divisèrent l’Empire (v. 8, 22). Seuls deux d’entre
eux intéressent l’histoire biblique ; ce sont les deux qui établirent des dynasties entre lesquelles le petit État d’Israël, « le plus beau des pays » (v. 9), était coincé : les Ptolémées d’Égypte, au sud, et les Séleucides, établis en Syrie, au nord. Au IIe siècle av. J.-C., les Séleucides furent les plus forts et un de leurs rois, Antiochus Épiphane IV, devint odieusement brutal et oppressif. Il considérait la pratique de la religion juive comme une faute capitale ; il profana le Temple reconstruit et, pendant environ trois ans et demi (soit en gros 1 150 jours, englobant les 2 300 sacrifices du matin et du soir, v. 14), il mit le pays à sac (167-164 av. J.-C.) jusqu’au jour où la guérilla menée par les Maccabées l’obligea à quitter Israël et à se replier en Syrie.

2° La vision déclare concerner des « temps éloignés » (v. 26), à savoir environ quatre siècles après l’époque de Daniel. Elle aborde le « temps de la fin » (v. 17). Cette expression désigne plusieurs choses selon le contexte. La « fin » peut désigner la fin de la patience de l’Éternel dans une tranche d’Histoire particulière (p. ex. Ézéchiel 7.2-3) ; ici, la « fin » est probablement liée à la question posée au verset 13.

3° Le dernier verset du chapitre 8 atteste qu’une relation d’intimité forte avec Dieu, et la réception d’une révélation authentique, peuvent avoir un réel coût physique.

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