1 Rois 17 ; Colossiens 4 ; Ézéchiel 47 ; Psaumes 103

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Le psaume 103 est l’un des plus précieux. Je l’ai déjà médité dans le volume 1 (voir la méditation du 11 juin). Aujourd’hui, j’aimerais revenir sur plusieurs de ces thèmes :

1° « L’Éternel est compatissant et il fait grâce, il est lent à la colère et riche en bienveillance » (v. 8). L’Ancien Testament exprime souvent cette vérité. Par exemple, lorsque l’Éternel passe devant Moïse caché dans la fente d’un rocher, il proclame : « L’Éternel, l’Éternel, Dieu compatissant et qui fait grâce, lent à la colère, riche en bienveillance et en fidélité » (Exode 34.6). Ce n’est pourtant pas l’idée que de nombreux lecteurs de l’Ancien Testament se font de Dieu. Ils pensent généralement qu’il est facilement agacé, qu’il n’est jamais loin d’une explosion de colère qui raye de la carte une ou deux nations. Pourquoi ont-ils cette impression ?

En partie sans doute parce qu’ils ne lisent pas l’Ancien Testament très attentivement. Ou parce qu’ils le lisent en conservant certaines impressions : il y a effectivement dans les livres prophétiques des passages où Dieu lance des menaces de jugements qui laissent un arrière-goût amer et qui sentent le soufre. Ces mêmes passages ne révèlent-ils pas néanmoins la compassion du Seigneur ? Aux premiers signes de repentance véritable, il renonce à la colère car l’Éternel « est lent à la colère et riche en bienveillance ». Une justice stricte demanderait à s’exercer sur-le-champ, ce qui serait facile pour le Dieu omniscient. Or, la vérité est que Dieu « ne nous traite pas selon nos péchés et ne nous rétribue pas selon nos fautes » (v. 10).

2° « Comme un père a compassion de ses fils, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. Car il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière » (v. 13-14). C’est comme si Dieu cherchait des raisons pour être aussi patient que possible. Un père humain a aussi tendance à se montrer plus compatissant et patient avec un fils ou une fille qui le « craint » et le respecte profondément. Les confusions, manquements ou erreurs seront vraisemblablement traités avec plus de patience pour un enfant contrit que pour un fils ou une fille qui se conduit de façon totalement anarchique. De toute façon, ce Père céleste nous connaît bien mieux que nous nous connaissons nous-mêmes. Qui mieux que lui sait de quoi nous sommes faits ?

3° Compte tenu de notre culpabilité devant le Dieu saint, notre plus grand besoin est d’être pardonnés de tous nos péchés (v. 3), et de les voir rejetés loin de nous : « Autant l’orient est éloigné de l’occident [une distance infinie, contraire à celle entre le nord et le sud], autant il éloigne de nous nos offenses » (v. 12). Avec une telle assurance, nous savons que toutes les bénédictions supplémentaires seront nôtres un jour ; mais sans le pardon des péchés, tout bienfait reçu perd sa valeur, et peut même être illusoire.

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