Je suis avec Adrian et Fiona Price, deux membres de « Écriture », anciennement connu sous le nom Collectif Colossiens 3.16. Selon leur site web, ils ont pour mission « d’écrire des nouveaux chants d’assemblée qui sont richement ancrés dans les Écritures, pour servir l’Église francophone ». A l’occasion de la sortie du premier chant de leur nouvel album qui est aussi appelé « Écriture », ils nous ont accordé un peu de temps pour discuter d’eux-mêmes, du projet et de leur musique.
KS : Merci de nous avoir accordé le temps pour discuter aujourd’hui.
FP : Merci pour le soutien de notre projet !
KS : Pour commencer, parlez-nous brièvement de ce nouveau projet « Écriture ».
AP : Notre projet s’appelait précédemment le Collectif Colossiens 3.16, mais c’est récemment devenu « Écriture » qui fait référence à la fois que nous sommes axés sur l’écriture de nouveaux chants et aussi sur le fait que nous nous basons sur les Écritures pour nos compositions.
KS : Ah, donc c’est un jeu de mots.
FP : Oui, c’est ça.
KS : Adrian, je sais que tu as fait des études en musique.
AP : Oui, je suis diplômé en musique, en composition.
KS : Et Fiona je sais que tu chantes depuis très longtemps.
FP : Oui, ça fait presque 20 ans que je chante à l’église et dans d’autres contextes.
KS : Et ça fait longtemps que vous jouez ensemble avec Écriture ?
FP : Nous avons fondé le projet en 2015 avec Johnny et Naomi Pilgrem, et David Charrier nous a rejoint en 2018. Donc, ça fait environ 18 mois que nous collaborons à cinq, mais nous n’avons pas très souvent le privilège de jouer ensemble. Certains d’entre nous animent ensemble la musique lors de conférences, mais nous collaborons principalement sur la composition de chants.
KS : Qui vous inspire musicalement ?
FP : On écoute beaucoup de styles différents à la maison, que ce soit de la musique classique, du pop, du rock, un peu de rap, des comédies musicales… de la musique très variée, donc c’est très difficile à trancher.
KS : Choisissez deux artistes que vous aimez.
AP : Pour moi, deux artistes chrétiens qui m’inspirent vraiment sont les Gettys et Sovereign Grace par la richesse de leurs textes, l’accessibilité des mélodies, et aussi par leur qualité artistique. J’aime aussi écouter de la musique assez alternative, comme par exemple Neal Morse, qui est un artiste chrétien de rock progressif, ou Yatal, un groupe français qui font du folk progressif.
KS : Et Fiona ?
FP : Honnêtement on écoute beaucoup de musique à deux, donc je n’ai pas beaucoup à rajouter. J’ai récemment découvert le chanteur américain Andrew Peterson, que j’apprécie beaucoup pour l’honnêteté et la beauté de ses textes.
KS : Quel est un des chants de louange que vous aimez chanter dans votre église ?
FP : J’aime beaucoup Devant le trône du Très-Haut. C’est un de mes cantiques préférés.
KS : C’est un de mes préférés aussi.
AP : Le premier chant qui me vient à l’esprit, c’est Ô puissance de la croix. C’est un chant qui m’a énormément touché.
KS : Pour vous, qu’est-ce qui fait un bon chant d’assemblée ?
AP : Ça fait plusieurs années maintenant que j’étudie les textes du Nouveau Testament qui parlent du chant dans l’Église. Il n’y en a pas beaucoup, mais on se base beaucoup sur le texte de Colossiens 3,16 qui décrit trois aspects du chant communautaire :
- le fait que la Parole habite en nous dans toute sa richesse.
- le fait qu’on veut s’instruire les uns les autres et s’édifier mutuellement par cette Parole.
- le fait qu’on veut adorer le Dieu de la grâce.
De là découlent quelques principes. On veut des textes qui communiquent la Parole dans toute sa richesse (sans forcément être hyper compliqués). On veut aussi des chants qui facilitent la participation de l’assemblée, c’est-à-dire des paroles et de la musique qui sont accessibles au plus grand nombre. Globalement, on veut des textes riches, fidèles, et chantables, et des mélodies qui reflètent la richesse et la beauté des paroles. Voilà mes critères lorsque je choisis un chant pour le culte ou lorsque nous composons un chant.
KS : Ça me fait penser à une citation de Bob Kauflin qui dit : « Le son musical le plus important le dimanche est l’assemblée » .
AP : Oui, exactement !
KS : Parlons de l’album, qui va bientôt sortir.
FP : Oui, ça fait plusieurs années maintenant qu’on travaille sur la composition de chants et on a décidé que le meilleur moyen de les faire connaitre dans les églises était de sortir un album. Au cours des derniers mois on a donc enregistré 12 titres de styles variés : certains sont calmes, d’autres plus rythmés, certains sont des hymnes, d’autres plus modernes… mais ils ont tous en commun des textes riches et des mélodies accrochantes – en tous cas on l’espère puisque le but est que ces chants soient chantés en assemblée.
AP : Le but principal de l’album est d’encourager les églises à reprendre les chants. Mais on souhaite aussi que l’album soit encourageant pour ceux qui l’écoutent chez eux. C’est pourquoi nous avons organisé les chants dans un ordre logique pour parcourir les vérités centrales de l’Évangile : la Parole de Dieu, le caractère de Dieu, le péché, le salut, l’assurance, la vie chrétienne, la mission, le retour de Jésus.
KS : Donc ce n’est pas juste une collection de chants mais il y a aussi une cohérence théologique dans le choix des thèmes de l’album.
AP : Oui, tout à fait.
KS : Alors parlons du chant « Alléluia, Jésus vit » qui est maintenant disponible. Le style de ce chant est un peu différent.
FP : Oui, tout à fait. On voulait traiter de la résurrection de Jésus comme évènement historique. On a donc décidé d’écrire un chant narratif qui suit les principaux témoins de la résurrection dans leur découverte bouleversante. Dans le chant, on les voit passer du désespoir à la joie et de la confusion à la compréhension du plan souverain de Dieu. Et chacune des strophes nous pousse vers un refrain où nous proclamons avec eux que Jésus est vivant, la mort est anéantie, le salut est accompli et il règne en Seigneur.
KS : Je trouve le chant super et j’ai hâte d’entendre tout l’album. Merci.