Nombres 33 ; Psaumes 78.1-39 ; Ésaïe 25 ; 1 Jean 3

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Ésaïe 25 se divise en trois parties. Le banquet festif qui occupe le centre (v. 6-8) est encadré par des chants. Le premier est entonné par un chanteur seul, probablement Ésaïe lui-même (v. 1-5); le second est un cantique de louange de la communauté (v. 9-12).

Les mets du festin (v. 6-8) sont succulents et gratuits, « pour tous les peuples […] un festin de mets succulents ». Le « voile » ou la « couverture » qui « couvre toutes les nations » (v. 7) est la mort, résultat de la malédiction mentionnée au chapitre précédent. Le festin est une joyeuse célébration parce que Dieu « anéantit la mort pour toujours » (v. 8). Toutes les conséquences de la malédiction seront d’ailleurs effacées : « Le Seigneur, l’Éternel, essuie les larmes de tous les visages » (v. 8 ; voir Apocalypse 21). Jésus offre tous les bienfaits dépeints dans ce verset (cf. Luc 14.15-24) : il a vaincu la mort (1 Corinthiens 15.25-26, 51-57 ; 2 Timothée 1.10). Le festin est offert à « tous les peuples » (v. 6), ce qui est une autre manière par laquelle Ésaïe souligne l’application universelle de l’Évangile ; encore faut-il que tous viennent « sur cette montagne » (v. 7) pour obtenir le salut. En effet, comme l’indique Jésus à la femme samaritaine, « le salut vient des Juifs » (Jean 4.22). Lorsque Ésaïe ajoute que Dieu fera disparaître de toute la terre le déshonneur de « son peuple », il énonce un fait quelque peu ambigu pour nous ; il s’agit soit d’une référence à Israël, soit d’une référence à ceux qui, issus de « tous les peuples », constitueront son véritable peuple au dernier jour.

Le cantique du chanteur solitaire (v. 1-5) abonde de louanges exubérantes qui montent vers Dieu à cause de sa fidélité parfaite. Elle s’est manifestée dans les jugements dévastateurs qui ont frappé la terre et dans les soins constants dont Dieu a entouré le faible et le pauvre (v. 4). En somme, le prophète loue Dieu pour la justice de ses jugements. Le peuple de Dieu réuni fait monter vers lui d’une seule voix le cantique communautaire final (v. 9-12) : « Voici notre Dieu, c’est en lui que nous avons espéré et c’est lui qui nous a sauvés » (v. 9). Mais le peuple loue également Dieu pour son action opposée : le jugement de ceux qui étaient remplis d’orgueil. Moab est cité comme exemple de cet égarement. À la fin des temps, il y aura donc deux peuples : le peuple de Dieu rassemblé pour le banquet final où Dieu lui-même sera présent et la mort détruite ; et le peuple formé des orgueilleux qui ne veulent pas fléchir les genoux devant Dieu et auquel il fera « toucher terre, jusque dans la poussière » (v. 12). Un commentateur (Barry G. Webb) écrit : « Ou bien la repentance vous amène au festin, ou bien l’orgueil vous en tient éloigné ; dans un cas, ce sera l’occasion d’une joie inexprimable, dans l’autre la terreur indicible d’un jugement. Tel est le contraste entre les issues des deux voies que l’Évangile place devant nous ».

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