Nombres 23 ; Psaumes 64-65 ; Ésaïe 13 ; 1 Pierre 1

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La deuxième grande section d’Ésaïe (Ésaïe 13-27) se focalise sur les nations. Cette parole de l’Éternel prononcée aux oreilles de Juda et de Jérusalem et transmise par Ésaïe n’est pas délivrée aux nations, mais dirigée contre elles. Dans un sens général, le message ressemble à celui de la première partie d’Ésaïe (Ésaïe 1-12) : le salut n’appartient qu’à l’Éternel ; il est donc le seul en qui il faut se confier. La dénonciation des nations inclut des aspects réconfortants pour Juda (p. ex. Ésaïe 14.1-2) et se termine par la délivrance du peuple de Dieu (Ésaïe 26-27).

Ésaïe 13 est un oracle contre Babylone. Comme, du temps d’Ésaïe, c’était l’Assyrie qui représentait la grande menace militaire et non Babylone, des critiques pensent que ce chapitre est une interpolation tardive, écrite un siècle et demi plus tard (vers 550 av. J.-C.) lorsque Babylone, après avoir atteint la suprématie, était déjà sur le déclin, menacée par l’Empire émergeant des Mèdes et des Perses (voir v. 17). Cette opinion est marquée par trop de scepticisme. L’introduction de l’oracle affirme sans ambiguïté qu’Ésaïe, fils d’Amots, eut la révélation de cette vision (v. 1). D’ailleurs, le chapitre 39 montre que déjà du temps d’Ésaïe, bien que ne représentant pas un danger aussi immédiat que l’Assyrie, Babylone était une puissance montante. Ce qui est sans doute encore plus important, c’est que l’histoire de Babylone, qui remonte à la tour de Babel (Genèse 10.9-10 ; 11.1-9), pouvait être le symbole de toutes les nations qui défient le Dieu d’Israël. Ce symbolisme se retrouve même dans le Nouveau Testament (p. ex. Apocalypse 17-18), bien longtemps après la disparition de la Babylone historique. La fin définitive de « Babylone » se produit lorsque « Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre », qui est « ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus » (Apocalypse 17.5-6), est engloutie lors de l’instauration triomphale du règne du Dieu tout-puissant (Apocalypse 19.6), le règne de celui qui est appelé « Fidèle et Véritable » et dont le nom est « la Parole de Dieu » (Apocalypse 19.11, 13).

Soulignons trois caractéristiques de cet oracle : 1° Une fois de plus « le jour de l’Éternel » (v. 6) ne désigne pas seulement la venue de l’Éternel, mais sa venue pour juger. Pour ceux qui s’opposent au Dieu vivant, c’est un « (jour) cruel de courroux et d’ardente colère » (v. 9). 2° Typique de la poésie hébraïque, ce jour est associé à des signes célestes ; c’est comme si la nature tout entière devait se joindre à ces événements, dont la portée est cosmique (v. 10 ; cf. Actes 2.20). 3° Ici, le péché qui doit être extirpé a pour racine l’arrogance (v. 11, 19).

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