Lévitique 9 ; Psaumes 10 ; Proverbes 24 ; 1 Thessaloniciens 3

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Plusieurs versets de Proverbes 24 semblent avoir été écrits pour des moments de danger, lorsque le mal est fort et l’issue incertaine.

1° « Si tu te relâches au jour de la détresse, ta force n’est que détresse » (v. 10). C’est peut-être une pensée désagréable, mais elle avait besoin d’être exprimée. Tout le monde peut foncer tête baissée quand le terrain est en pente descendante. De toute façon, notre force réelle est souvent insignifiante. Que de fois les chrétiens font l’expérience, comme Paul, que la force de Dieu s’accomplit dans leur faiblesse (2 Corinthiens 12.1-10).

2° Au moment où j’écris ces lignes, un fait divers tragique vient de se produire. Un étudiant d’université, jetant un regard par-dessus le mur de toilettes publiques, a vu son ami abuser et battre une jeune adolescente, et a poursuivi son chemin sans intervenir. Plus tard, son ami est venu lui dire qu’il avait tué la fille dont le corps fut retrouvé dans les toilettes le lendemain matin. Cette fois encore, l’étudiant ne réagit pas. N’est-ce pas en petit ce que vécurent ceux qui entrevirent quelque chose de l’horreur de l’Holocauste et ne firent rien ? Écoutons la parole du Seigneur : « Délivre ceux qu’on traîne à la mort, ceux qu’on va tuer, agis pour qu’on les épargne ! Si tu dis : Ah ! Nous ne savions pas !… Celui qui pèse les cœurs ne le comprend-il pas ? Celui qui veille sur ta vie ne le sait-il pas ? Et ne rendra-t-il pas à chacun selon ses œuvres ? » (v. 11-12).

3° « Ne t’irrite pas à cause de ceux qui font le mal, n’envie pas les méchants ; car il n’y a pas d’avenir pour celui qui est mauvais, la lampe des méchants s’éteint » (v. 19-20). Le croyant doit voir plus loin. Si notre jugement se fonde sur les victoires remportées ou les défaites subies au cours de la brève durée de notre vie terrestre, nous serons souvent frustrés. Cependant Dieu, le Juge, aura le dernier mot.

4° Supposons maintenant que le méchant ou votre ennemi, que vous considérez comme méchant, connaisse de terribles revers. L’auteur des Proverbes indique alors la bonne et la mauvaise manière de réagir : « Ne te réjouis pas si ton ennemi tombe, et quand il trébuche, que ton cœur ne soit pas dans l’allégresse » (v. 17). Pourquoi ? Parce que vous êtes descendu à son niveau, mais aussi « de peur que l’Éternel ne le voie, que cela ne lui déplaise, et qu’il ne détourne de lui sa colère » pour la reporter peut-être contre vous (v. 18). Comme le déclare le sage : « Ne dis pas : Comme il m’a fait, ainsi je lui ferai, je rendrai à chacun selon ses œuvres » (v. 29). Le chrétien ne peut manquer de voir dans cette parole une anticipation de la règle d’or que le Seigneur Jésus énoncera lui-même : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes » (Matthieu 7.12).

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