Lévitique 22 ; Psaumes 28-29 ; Ecclésiaste 5 ; 2 Timothée 1

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Le prédicateur marque une pause dans le déroulement de son raisonnement pour livrer quelques réflexions et vérités fondamentales sur la manière de vivre dans le monde tel qu’il est, y compris dans le monde religieux. Sa pensée prend un tour pragmatique qui va d’Ecclésiaste 4.9 à 5.11. Nous nous intéressons ici à Ecclésiaste 5.1-11 qui comprend deux parties.

1° Qohéleth décrit et condamne l’homme dont la piété n’est qu’apparente. Il ne vise pas le parfait hypocrite que les prophètes dénoncent si souvent, mais il s’adresse à celui qui aime prendre part aux services religieux, qui adopte un langage pieux, mais qui honore rarement ses promesses et ne fait pas ce qu’il a projeté d’accomplir pour Dieu. Il conseille : « Approche-toi pour écouter, plutôt que pour offrir le sacrifice des insensés » (4.17). « Ne te presse pas d’ouvrir la bouche, et que ton cœur ne se hâte pas d’exprimer une parole devant Dieu ; car Dieu est au ciel et toi tu es sur la terre : que tes paroles soient donc peu nombreuses » (v. 1). Mais si tu fais un vœu à Dieu, « ne tarde pas à l’accomplir, car il n’y a point de faveur pour les insensés : accomplis le vœu que tu as fait. Mieux vaut pour toi ne pas faire de vœu, que d’en faire un sans l’accomplir » (v. 3-4). « Car dans la foule des rêves il y a des vanités ; de même quand il y a beaucoup de paroles ; c’est pourquoi, crains Dieu » (v. 6).

Le culte communautaire n’est pas un temps de rêvasseries, une retraite pour dire n’importe quoi. Tel est le culte de l’insensé. Toutes les paroles pieuses, les témoignages rendus et les belles confessions de foi sont réduits à néant. En suivant votre chemin dans une vie apparemment vaine, demeurez ferme au moins sur un point : craignez Dieu.

2° Cette partie met en garde contre la futilité des richesses. Dans un monde brisé et déchu, ne soyons pas surpris par la corruption qui gangrène ceux qui sont au sommet de la hiérarchie sociale (v. 7-8). Nous devons évidemment soutenir l’administration de notre pays. La bureaucratie, même mauvaise, vaut mieux que l’anarchie. Pourtant, dans certaines cultures, la corruption est tellement endémique que les prédateurs au plus haut de l’échelle tentent de monter toujours plus haut et d’avoir une part plus grande du gâteau. Les remarques du prédicateur sont sèches et tout à fait conformes au matérialisme cynique.

Il est triste de voir que l’amour de l’argent crée un amour plus grand de l’argent (v. 9). Celui qui ainsi acquiert de l’argent attire toutes sortes de parasites, des gens qui rampent à ses pieds, mais en qui il ne peut avoir confiance (v. 10). En fin de compte, l’argent provoque des nuits d’insomnie. L’ouvrier, lui, qui a derrière lui une journée de travail, rentre fatigué et jouit d’une bonne nuit de repos (v. 11).

Le prédicateur livre des pensées pragmatiques dans son analyse de la vie vue d’en bas.

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