Lévitique 20 ; Psaumes 25 ; Ecclésiaste 3 ; 1 Timothée 5

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Qohéleth, le Prédicateur, aborde maintenant le problème du temps (Ecclésiaste 3.1-17). Isolés, les versets 2 à 8 pourraient être interprétés de différentes façons. Ils pourraient relativiser toutes choses : il y a un temps pour tuer et un temps pour soigner, un temps pour aimer et un autre pour haïr, et ainsi de suite. Pour certains, cela signifie qu’il ne faut pas faire de distinctions morales. D’autres espèrent façonner leurs propres « temps ». Mais dans le contexte du livre, il vaut mieux lire ces versets comme le rappel de la futilité pour ceux qui ne vivent que « sous le soleil » et la marque de la souveraineté de Dieu pour ceux qui adoptent une vision plus large.

Le lecteur qui a suivi le texte jusqu’à 3.8 pourrait penser que la section poétique des huit premiers versets de ce chapitre constitue une autre façon de dire : « Vanité des vanités, tout est vanité ! » (cf. 1.2). Les saisons viennent, vont et reviennent inexorablement ; beaucoup d’expériences dépendent de circonstances sur lesquelles nous n’avons que peu de pouvoir. La personne heureuse jusque-là perd soudain son conjoint et fond en larmes ; le peuple paisible se trouve entraîné dans une guerre non souhaitée ; le veuf ou la veuve se remarie et danse lors de son mariage. Nous prêchons l’amour et découvrons l’Holocauste ; nous insistons sur le fait que la justice exige que nous haïssions. Tout cela s’inscrit dans la même trame de vanités : « Il y a un moment pour tout, un temps pour toute chose sous le ciel » (v. 1). Ce n’est rien d’autre que « le souci que Dieu donne aux humains » (v. 10).

Mais le reste du passage change subitement de tonalité. Le Prédicateur ne veut pas nous laisser dans cette atmosphère lourde. Dieu « fait toute chose belle en son temps » (v. 11). Nous n’apercevons qu’un tout petit coin de la vaste tapisserie que Dieu est en train de tisser. Qohéleth ne cherche pas pour autant à relativiser le mal. Il sait mieux que quiconque que le monde est brisé et déchu. Il insiste néanmoins sur une chose : au lieu d’être une vaine répétition de cycles ennuyeux, ce qui se produit « sous le soleil » peut se percevoir comme le reflet du dessein divin avec un « commencement » et une « fin » (v. 11). Il nous arrive occasionnellement d’apercevoir la gloire spectaculaire et kaléidoscopique, mais notre horizon est trop limité et notre confiance en Dieu trop faible, si bien que ces visions sont rares. Dieu a cependant mis dans notre cœur « (la pensée de) l’éternité ». Contrairement aux chiens ou aux chimpanzés, nous savons que notre vie se déroule sur l’échelle de l’éternité et nous désirons ardemment voir davantage que ce que nous voyons actuellement ; nous ne pouvons « pas saisir l’œuvre que Dieu a faite, du commencement jusqu’à la fin » (v. 11). Entre-temps, nous recevons comme « un don de Dieu » le privilège de pouvoir manger, travailler et trouver notre bonheur au milieu de nos activités, en étant pleinement conscients que « tout ce que Dieu fait dure à toujours » (v. 13-14). Les cycles que l’incroyant trouve vains, futiles et désespérants incitent le croyant à la fidélité et à l’adoration.

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