Lévitique 19 ; Psaumes 23-24 ; Ecclésiaste 2 ; 1 Timothée 4

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Avant d’aborder le raisonnement d’Ecclésiaste 2, je reviens sur une expression tirée du chapitre 1. Se décidant à « explorer par la sagesse tout ce qui se fait sous le ciel », l’Ecclésiaste conclut que c’est là « un souci fâcheux que Dieu donne aux humains comme moyen d’humiliation » (1.13). Certains pourraient en déduire que ce sont là des réflexions humaines davantage inspirées par l’amertume que par la foi, qui démontrent toutefois que l’Ecclésiaste ne succombe jamais à l’athéisme. Cependant, ceux qui lisent ce livre dans le contexte de toute la Bible ne peuvent s’empêcher d’y voir quelque chose de plus. De ce côté-ci de la Chute, Dieu a imposé à tout l’ordre créé une correction voulue, une malédiction intentionnelle. Paul l’a bien compris ; il est d’ailleurs bien possible qu’il ait pensé à l’Ecclésiaste en écrivant : « Car la création a été soumise à la vanité – non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise – avec une espérance : cette même création sera libérée de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu » (Romains 8.20-21). L’Ecclésiaste aborde maintenant son exploration de différents domaines.

1° Il s’adonne à la recherche du plaisir et du vin (v. 1-3). Il est sous-entendu que le plaisir est agréable, mais plus nous le recherchons, plus il s’estompe et disparaît ; c’est comme si l’être humain s’était lancé à la « poursuite du vent » (1.17). Quelle activité éphémère et ingrate pour les humains que de poursuivre le plaisir « pendant le nombre des jours de leur vie » ! (v. 3).

2° L’auteur se lance alors dans de grands projets d’acquisition ; la réussite et l’argent lui procurent du plaisir. Il est assez honnête pour reconnaître que son cœur prenait du plaisir à son travail, et que ce plaisir le récompensait de sa peine (v. 10). Mais il jette un regard en arrière sur sa réussite et sur toute « la peine » qu’il avait prise à la réalisation de ses ouvrages (v. 11) et sait qu’ils n’ont pas de portée éternelle ; eux aussi ne sont que « vanité et poursuite du vent » (v. 11). Il devra tout abandonner à un héritier, que celui-ci soit sage ou insensé (v. 19).

3° Même la recherche de la sagesse semble futile (v. 12-16). Le sage et l’insensé finissent tous deux par mourir ; personne ne se souviendra longtemps ni de l’un ni de l’autre après leur mort. Qohéleth ne nie pas la supériorité de la sagesse sur la folie (v. 13), mais il rappelle quand même que la mort engloutit le sage et l’insensé. La sagesse et la folie ne sont rien par elles-mêmes ; il n’existe que des êtres humains sages ou insensés, et finalement tous les êtres humains meurent. Le bilan préliminaire à la fin du chapitre (v. 24-26) annonce la suite. Il y a, dans le travail, la nourriture et la boisson, un plaisir qui vient de Dieu. Le problème réside dans le désir de trop faire, de vouloir tirer de ces plaisirs plus qu’ils ne peuvent donner. Ils sont d’authentiques sources de plaisirs données par Dieu. En effet, à l’homme qui « lui est agréable, (Dieu) donne la sagesse, la science et la joie », alors que la vie du pécheur est profondément vaine.

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