Lévitique 17 ; Psaumes 20-21 ; Proverbes 31 ; 1 Timothée 2

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Proverbes 31 se focalise sur les femmes, de deux manières différentes.

Dans la première partie (v. 1-9), le texte nous livre les « paroles du roi Lemouel » (au sujet duquel nous ne savons pas grand-chose). Le « roi Lemouel » a fait connaître ou éditer ces Proverbes, et les a présentés comme des « Sentences par laquelle sa mère l’instruisit » (v. 1).

Ces proverbes couvrent trois domaines. 1° La mère de Lemouel encourage fortement son fils à éviter la débauche sexuelle. Il ne doit pas livrer sa vigueur « à celles qui perdent les rois » – et les présidents ! En plus des convoitises ordinaires de la chair, ceux qui détiennent le pouvoir ont plus d’occasions de les satisfaire, mais cela va de pair avec de nouvelles responsabilités. Il convient donc de prendre la bonne décision très tôt dans la vie. 2° Elle recommande à Lemouel de se garder de l’ivresse. Avant la découverte de la morphine, la bière et le vin étaient de bons moyens de calmer les mourants ou ceux qui souffraient atrocement (v. 6), mais ce « secours » ne permet que l’oubli de soi et la perte de conscience. Les chefs des nations n’ont pas le droit de fuir ainsi la réalité, car ils ont la responsabilité de faire respecter la loi et de venir en aide aux opprimés (v. 4-5). 3° La reine-mère aborde enfin son dernier thème : le roi Lemouel doit ouvrir sa bouche « pour le muet » (v. 8). Les hauts fonctionnaires ne doivent pas se servir de leur position pour se préparer une retraite dorée et se détacher des gens ordinaires, mais doivent gérer les affaires de l’État avec justice et droiture, en intervenant tout particulièrement en faveur des membres les plus malheureux et les plus pauvres de la société.

La seconde partie du chapitre 31 (v. 10-31), très connue, décrit la « femme de valeur ». (Il serait facile de montrer que le livre des Proverbes brosse aussi le portrait de l’homme de valeur, mais les traits de caractère qu’il dépeint sont disséminés dans tout le livre, et non pas rassemblés comme ici.) Son mari a pleine confiance en elle (v. 11), elle cherche toujours son bien (v. 12). Elle est travailleuse, si bien qu’elle fait rentrer de l’argent dans le foyer, et elle gagne assez pour pourvoir aux besoins des pauvres et des malheureux (v. 13-22). Elle fait des projets à long terme, elle parle avec sagesse et gère parfaitement sa maisonnée. Ses enfants et son mari font son éloge. Mais par-dessus tout et au-delà des descriptions culturelles spécifiques à son milieu et à son époque (elle travaille la laine et le lin, cherche les moyens d’agrandir l’exploitation agricole, achète des champs), elle craint l’Éternel, ce qui est le commencement de la sagesse et de la connaissance. « La grâce est trompeuse et la beauté est vaine ; la femme qui craint l’Éternel est celle qui sera louée » (v. 30).

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