Lévitique 16 ; Psaumes 19 ; Proverbes 30 ; 1 Timothée 1

Partager

Ecouter les chapitres du jour sur le site Audio Bible IBG : Lévitique 16 ; Psaumes 19 ; Proverbes 30 ; 1 Timothée 1

On trouve plusieurs fois dans ce livre la formule : « Il y a « x » choses qui… et même « x+1 » choses qui… ». Ainsi, Proverbes 6.16-19 commence par : « Il y a six choses pour lesquelles l’Éternel a de la haine, et même sept qu’il a en horreur ». L’auteur en dresse ensuite la liste : « Les yeux hautains, la langue trompeuse, les mains qui répandent le sang innocent, le cœur qui médite des projets injustes, les pieds qui se hâtent de courir au mal, le faux témoin qui profère des mensonges, et celui qui déchaîne des querelles entre frères » – sept choses, toujours « x+1 » choses. Cette façon d’introduire « une liste à deux lignes », la première comportant une unité de moins que le nombre précis d’objets de la seconde, alimente la curiosité et fait partie du parallélisme hébraïque qui n’aime pas que les deux lignes soient rigoureusement identiques.

Proverbes 30 contient plusieurs exemples de cette formule, souvent employée (mais pas toujours, v. 24) pour introduire une liste (v. 15b, 18, 21, 29). Les cinq listes de ce chapitre se fondent sur une observation minutieuse de phénomènes très divers, et chacune souligne un aspect particulier. Je me limite à deux d’entre elles.

La première est la liste (non introduite par la formule) de petits animaux « des plus sages » : fourmis, damans (probablement les blaireaux), sauterelles, lézards (v. 24-28). Ce qui rend ces animaux sages, c’est leur capacité à survivre (voir la méditation du 14 mars). Une fourmi isolée n’est rien, facilement écrasée, sans intelligence ; pourtant, elle amasse sa nourriture pour survivre pendant l’hiver. Les blaireaux sont relativement petits et sans défense, mais sont capables de faire leurs demeures dans les fentes des rochers où d’autres ne pourraient pas vivre. Les lézards sont si lents à réagir et si stupides que les enfants peuvent les attraper avec leurs mains ; or, ils ont tout ce qu’il faut pour vivre dans les palais. Dieu leur a donné toutes ces aptitudes, cette sagesse. Dans le contexte plus large du livre, la leçon s’impose : nous sommes aussi stupides que les petites fourmis ou les lézards, et cependant Dieu nous a accordé la sagesse nécessaire pour survivre. J’en tire deux leçons : 1° notre sagesse, comme celle de la fourmi, vient de Dieu ; 2° c’est faire acte de rébellion monstrueuse que de ne pas reconnaître Dieu avec gratitude comme la source de notre vie.

La seconde liste énumère les choses qu’Agour, l’auteur, ne comprend pas : « La trace de l’aigle dans les cieux, la trace du serpent sur le rocher, la trace du navire au milieu de la mer, et la trace de l’homme chez la jeune fille » (v. 18-19). La sexualité est donc une fonction créée par Dieu, glorieuse et mystérieuse, qu’il faut traiter avec respect, ne jamais avilir et dont il ne faut pas abuser.

Partager
EN VOIR PLUS
Chargement