Josué 10 ; Psaumes 142-143 ; Jérémie 4 ; Matthieu 18

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La majeure partie de Jérémie 4 dépeint la dévastation que provoqueront les hordes babyloniennes déferlant du nord (v. 4-31). C’est Yahweh lui-même qui prononce l’essentiel de cette prédiction. Le verset 19 apparaît comme un intermède, laissant exprimer le désarroi de Jérémie : « Mes entrailles ! mes entrailles ! Je souffre de toutes les fibres de mon cœur ! Mon cœur frémit, je ne puis me taire ; car tu entends, mon âme, le son du cor, la clameur guerrière ». Bien que rapportant fidèlement les paroles de Dieu et sachant que ses jugements sont justes, Jérémie partage l’agonie que connaîtra le peuple auquel il s’identifie. De ce point de vue, il préfigure le Seigneur Jésus qui dénonce les péchés de son époque mais pleure sur la ville en pensant au jugement qui la frappera inévitablement.

Dans les quatre premiers versets de ce chapitre, l’Éternel démontre toutefois qu’il n’est pas trop tard pour que les choses changent. Si Israël revient à lui, non seulement la nation sera épargnée mais de plus, elle retrouvera son rôle de canal de bénédictions pour toutes les nations (cf. Genèse 12.3 ; Psaumes 72.17). Encore faut-il que ce retour ne soit pas une mascarade, un semblant de repentance. Israël doit sincèrement abandonner ses idoles et jurer « avec vérité, avec droiture et avec justice » que « l’Éternel est vivant » (v. 2). Ce serment comporte au moins deux aspects. 1° Il renouvelle l’alliance du Sinaï. Si le serment ne vient pas du fond du cœur, s’il n’est ni vrai, ni droit, ni juste, il est alors sans fondement et surtout blasphématoire. 2° Il rappelle l’injonction de Moïse, précisant que la nation doit toujours prêter serment au nom de l’Éternel (Deutéronome 10.20). Une nation plongée dans l’idolâtrie jure au nom de ses nombreuses fausses divinités. Si, au sein du peuple, tout le monde jure au nom de l’Éternel, c’est uniquement parce que l’Éternel est suprême, le seul Dieu, l’être le plus élevé au nom duquel l’Israélite doit jurer.

Deux illustrations décrivent l’authenticité de la repentance et la sincérité du cœur que Dieu réclame. 1° « Défrichez-vous un champ nouveau, et ne semez pas parmi les chardons » (v. 3). Le peuple n’a pas fait preuve de réceptivité à l’égard du Seigneur et de ses paroles. La dureté du cœur doit être brisée. La semence, jetée là où les épines étouffent la vie, ne peut porter du fruit (cf. Marc 4.1-20). 2° Dieu veut davantage que la circoncision du prépuce, aussi symbolique que soit cet acte. Il demande la circoncision du cœur (v. 4), le rejet de tout ce qui est mal. C’était déjà le désir de Dieu au temps de Moïse (Deutéronome 10.16). Réfléchissez aux leçons que Paul en tire (Romains 2.28-29).

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