Genèse 41 ; Marc 11 ; Job 7 ; Romains 11

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Dans la seconde partie de sa réponse à Éliphaz, Job s’adresse directement à Dieu (Job 7). Sachons cependant que cette prière d’agonie est exprimée de manière qu’Éliphaz et ses amis l’entendent. Nous verrons d’ailleurs qu’il existe un lien étroit entre les chapitres 6 et 7.

Les dix premiers versets de plaintes émouvantes fourmillent de descriptions de nuits d’insomnies et de plaies purulentes et visent à « rappeler » à Dieu combien la vie humaine est brève. Tout le monde s’accorde à reconnaître sur un ton fataliste que la vie est dure et que la mort y met fin. De façon plus prosaïque, Job constate que sur le plan physique, il n’en a plus pour longtemps : « Le sort de l’homme sur la terre n’est-il pas celui d’un soldat, et ses jours ceux d’un salarié » (v. 1). « C’est pourquoi, poursuit-il, je ne retiendrai pas ma bouche, je parlerai dans la détresse de mon esprit, je me plaindrai dans l’amertume de mon âme » (v. 11). C’est comme si Job disait à Dieu : je ne suis pas un monstre, alors pourquoi t’acharner contre moi ? Ma vie n’a pas de sens (v. 16) ; je préférerais être étranglé et mourir que poursuivre ma vie actuelle (v. 15).

Pourquoi Dieu accorde-t-il tant d’attention à l’homme de manière générale et à Job en particulier (v. 17-18) ? Tout en sachant qu’il n’a pas commis de péché qui mérite cette souffrance, Job reconnaît qu’il n’est pas sans péché. Pourquoi cela lui vaut-il de souffrir à ce point ? « (Si) j’ai péché, qu’ai-je pu te faire, gardien des hommes ? Pourquoi m’as-tu pris pour cible ? Pourquoi suis-je à charge à moi-même ? » (v. 20).

Il est plus facile maintenant de comprendre comment ce chapitre se rattache au raisonnement de la fin du chapitre 6. Là, Job avait reproché à Éliphaz de mettre en doute son intégrité. En effet, Éliphaz avait affirmé que si Job souffrait, c’était parce qu’il avait mal agi et ne l’avait pas confessé. Il lui faut donc renoncer à lui-même et avouer ses fautes. Job réplique que ses amis doivent lui conserver leur amitié, qu’ils le condamnent parce qu’eux-mêmes ne peuvent comprendre qu’un innocent souffre, que leur accusation jette un doute sur l’intégrité de sa vie. Au chapitre 7, en s’adressant à Dieu, Job ne fait que confirmer ce qu’il a dit à Éliphaz. Loin de confesser son péché, il déclare à Dieu que ce dernier l’utilise comme souffre-douleur. Ou que, s’il a péché, il n’a rien fait qui mérite cette attention extrême et ce jugement pénible de sa part. En fait, Job en vient presque à affirmer que Dieu n’est pas très juste. Il continue ainsi de défendre son intégrité.

Le drame du livre s’étoffe. La suite devra encore être analysée. Entre-temps, méditez Job 42.7.

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