Genèse 13 ; Matthieu 12 ; Néhémie 2 ; Actes 12

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Il vaut la peine de comparer les deux passages du jour (Néhémie 2 ; Actes 12.1-19).

C’est évidemment le même Dieu qui se trouve derrière les deux situations. Dans les deux, un serviteur de Dieu est seul pour édifier et fortifier le peuple de Dieu face à l’opposition de quelques personnages farouchement hostiles. Les deux hommes sont exposés au danger, en partie pour des raisons politiques, bien que celui auquel Pierre est confronté soit plus immédiat. Les deux font preuve d’une loyauté inflexible au Dieu vivant et à la vocation qu’il leur a adressée.

Ensuite, les récits divergent. Après avoir attiré l’attention de l’empereur, Néhémie se retrouve aux frontières de l’Empire. Il possède les documents officiels qui lui confèrent de l’autorité, mais la population locale est décidée à lui mener la vie dure. Il avance pas à pas, sagement, en gagnant peu à peu la confiance et l’appui des chefs juifs en place, pourvoyant au nécessaire pour la reconstruction des murs, déjouant les pièges de ses opposants. Dans le cas de Néhémie, point de miracles, point de manifestation éclatante de puissance, point d’ange dans la nuit. Il n’y a que beaucoup de dangers et un travail courageux.

La situation initiale de Pierre est de moindre envergure. Il a été arrêté et emprisonné en attendant d’être exécuté. Comme Jacques a déjà été mis à mort, Pierre n’a aucune raison de penser qu’il échappera à l’épée du bourreau. Au cours d’une étrange apparition qu’il prend pour un rêve, un ange vient le délivrer ; ses chaînes tombent, et les portes s’ouvrent d’elles-mêmes. Une fois hors des murs de la prison, Pierre retrouve ses esprits et se présente devant la porte de la maison de la mère de Jean-Marc, où des chrétiens sont réunis et prient pour lui. On finit par le laisser entrer et, un peu plus tard, l’apôtre s’en va « dans un autre lieu » (12.17). Dans le cas de Pierre, le fait d’avoir échappé à la mort est un triomphe, et ce qui s’est produit a fortifié la foi de l’Église. Tout cela est le résultat d’une intervention angélique miraculeuse.

Ces deux expériences enseignent la même leçon, que nous devons constamment apprendre et réapprendre : les serviteurs de Dieu n’ont pas tous les mêmes dons, les mêmes tâches à accomplir, et ils ne connaissent pas tous le même succès ni le même degré d’expérience de l’intervention divine. Tout dépend d’une part des dons et de la vocation reçus, et d’autre part de la place occupée dans le déroulement du plan rédempteur de Dieu. Nous a-t-il placés à un moment de déclin de la foi ou de réveil spirituel ? Vivons-nous en des temps de persécution ou d’expansion de l’Évangile ? Dieu est souverain ; que ses serviteurs soient fidèles.

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