Exode 23 ; Jean 2 ; Job 41 ; 2 Corinthiens 11

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Comme le contenu général des trois chapitres précédents, l’essentiel du chapitre 41 a pour but de faire comprendre à Job ses propres limites. S’il admet ce qu’il ne sait pas et ne peut pas faire – mais que Dieu sait et peut faire – peut-être sera-t-il alors moins prompt à accuser Dieu.

Un verset, Job 41.3, exige plus ample réflexion. Dieu demande : « Qui m’a fait des avances pour que je le lui rende ? Sous tous les cieux (tout) est à moi ».

Dieu serait-il à l’abri de poursuites judiciaires simplement parce qu’il détient le pouvoir absolu ? Imaginons un modeste citoyen de l’Allemagne nazie intenter un procès contre Hitler qui répondrait : « Qui m’a fait des avances pour que je le lui rende ? Dans le Troisième Reich, tout est à moi ». Venant d’Hitler, cette déclaration serait résolument immorale. Pourquoi Dieu se permettrait-il la même attitude en revendiquant son pouvoir cosmique ?

1° Si c’était la seule façon dont Dieu se présente lui-même, elle ne serait pas très heureuse. Cette parole se trouve néanmoins dans le contexte du livre de Job et dans le contexte encore plus large du canon de l’Écriture. Dans le livre de Job, Job et Dieu ont au moins une chose en commun : tous deux reconnaissent qu’en dernière analyse, Dieu est juste. Job n’est pas un sceptique moderne qui cherche des raisons de rejeter Dieu ; Dieu n’est pas un Hitler. Pourtant, si Dieu et Job reconnaissent que le premier est juste, à un moment donné, Job doit se rendre compte que Dieu n’est pas un de ses pairs qu’il peut traduire en justice. La confiance en Dieu importe plus que de vouloir se justifier devant lui, quelle qu’ait pu être la justice dont nous nous sommes prévalus.

2° Dans le contexte du canon tout entier, Dieu démontre constamment sa patience et sa longanimité envers la race des humains créés à son image, qui le défient sans cesse et se révoltent contre lui. Il est le Dieu qui, avec une parfaite sainteté, aurait pu nous anéantir tous ; il est le Dieu qui, en certaines occasions, a démontré son terrifiant pouvoir de jugement (le déluge, Sodome et Gomorrhe, l’exil de son peuple). Par-dessus tout, malgré l’insistance avec laquelle la Bible rappelle que Dieu aurait pu nous condamner tous à juste titre, il est le Dieu qui a envoyé son Fils créer une nouvelle humanité rachetée.

3° Dans de tels cadres, Job 41.3 est un rappel salutaire que nous ne sommes pas indépendants. Même si Dieu n’était pas le Dieu suprêmement bon qu’il est, nous n’aurions rien à répliquer. Nous lui appartenons ; l’univers est à lui. Il possède toute autorité, tous les aspects du gouvernement divin ; il détient toute la magistrature. Il n’existe aucun lieu « extérieur » à partir duquel nous pourrions le juger. Prétendre le contraire est vain ; pire même, cela fait partie de notre rébellion contre Dieu. Comment imaginer qu’il nous doive quelque chose ? Comment imaginer que nous serions bien placés pour lui faire des remontrances ? Il n’y a rien de sensé ni de bon dans de telles élucubrations.

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