Exode 17 ; Luc 20 ; Job 35 ; 2 Corinthiens 5

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Les choses ne sont jamais aussi bonnes que nous le voudrions. Ou si, l’espace d’un instant, elles le sont, si nous avons l’impression de vivre un grand bonheur avec chaque souffle d’air inspiré, vous savez comme moi que cela ne peut durer. Demain, vous retournez au travail. Vous pouvez apprécier votre emploi, mais il s’accompagne aussi de contraintes. Votre vie conjugale ressemble peut-être à une idylle, pourtant dans un moment d’amertume vous vous rendez compte que vous ne pouvez ou ne voulez pas tout partager avec votre conjoint. Un chaud vent d’ouest se transforme en tornade qui détruit votre foyer. Un de vos parents est atteint de la maladie d’Alzheimer, un de vos enfants est victime d’un accident. Vous jouissez de beaucoup de biens ; pourtant, au moment où vous entamez le délicieux gâteau que vos enfants ont apporté pour votre anniversaire, vous avez une pensée pour les millions de gens qui meurent de faim chaque jour. Il n’y a pas moyen d’échapper à la crue réalité : si vos expériences personnelles sont douces dans ce monde meurtri, d’autres passent par des moments beaucoup plus pénibles ; d’ailleurs, vous savez vous-même que vos plus belles expériences ne sont jamais parfaites.

Cette tension frustrante existe pour notre bien. C’est une caractéristique inhérente à notre constitution, à notre nature de créatures faites à l’image de Dieu. Nous avons été créés pour l’éternité, et par nature nous savons que nous appartenons à quelque chose de meilleur que ce monde envahi par le péché (même si le monde contient parfois de belles choses).

Paul a très bien compris cette réalité (2 Corinthiens 5.1-5). Il évoque le moment où « notre demeure terrestre, qui n’est qu’une tente » (notre corps actuel) sera détruite et où nous recevrons « dans les cieux […] une demeure éternelle qui n’a pas été faite par la main des hommes » (v. 1), notre corps de résurrection. « Aussi nous gémissons dans cette tente, désireux de revêtir notre domicile céleste » (v. 2). Ce n’est pas que nous désirions abandonner notre enveloppe mortelle ; telle n’est pas notre espérance suprême, car « nous voulons, non pas nous dévêtir, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie » (v. 4).

Puis Paul ajoute : « Et celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit » (v. 5). Dieu nous a créés pour ce but, celui d’une vie de résurrection, obtenue par la mort de son Fils. De plus, en anticipation de cette glorieuse plénitude de vie, Dieu nous a déjà donné son Esprit comme arrhes, comme acompte de notre héritage final.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que nous gémissions dans l’attente de cette réalisation, et que notre âme s’agite dans cette demeure provisoire sous le coup d’une sentence de mort.

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