Deutéronome 28.20-69 ; Psaumes 119.25-48 ; Ésaïe 55 ; Matthieu 3

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La méditation de ce jour s’inspire d’Ésaïe 55 et de Matthieu 3 car les textes se recoupent.

1° À la lumière du triomphe du Serviteur dans Ésaïe 53 et de la promesse d’une alliance de paix dans Ésaïe 54, le chapitre 55 s’ouvre sur une merveilleuse invitation. Les affamés et les assoiffés sont invités au glorieux banquet où tout est gratuit (Ésaïe 55.1-3a). Le thème de l’alliance se poursuit : ces bienfaits offerts dépendent de l’« alliance éternelle » (Ésaïe 55.3b) que l’Éternel conclut avec son peuple (et cette fois-ci, l’alliance apparaît comme l’accomplissement de la promesse faite à David ; voir la méditation du 22 juin). Dieu a établi David « comme témoin des peuples, comme conducteur, commandant les peuples » (Ésaïe 55.4) ; il a conquis les nations autour de lui et les a assujetties à son gouvernement et par la même occasion au gouvernement de l’Éternel. Revenu dans son pays, Israël accomplit une œuvre semblable : il appellera « une nation […] à cause de l’Éternel [son] Dieu, du Saint d’Israël » (Ésaïe 55.5). Le rassemblement des nations ne résultera pas d’une conquête militaire, mais de l’œuvre que l’Éternel accomplira en leur sein. Un signe viendra confirmer cette alliance. L’alliance avec Noé avait eu comme signe l’arc-en-ciel ; celle avec Abraham, la circoncision et celle du Sinaï, l’aspersion du sang. Le signe éternel qui accompagnera l’alliance éternelle sera la transformation de l’univers tout entier (Ésaïe 55.12-13 ; cf. 2.2-5 ; 11.1-16).

2° Matthieu affirme que Jean-Baptiste se considérait comme « la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur rendez droits ses sentiers » (Matthieu 3.3), citant Ésaïe 40.3. Dans la méditation du 8 juin, j’ai brièvement expliqué ce passage ; il s’agit d’une métaphore indiquant que l’Éternel aplanit le chemin pour que son peuple puisse revenir dans son pays, ce qui était un précieux réconfort. Le retour du peuple de Dieu fera éclater la gloire divine. Nous pouvons cependant comprendre ce texte d’une manière légèrement différente, sans pour autant perdre de vue la gloire de Dieu. Dans cette optique, ce n’est plus le peuple de Dieu qui traverse le désert, mais l’Éternel Dieu lui-même qui « vient avec puissance » (Ésaïe 40.10), comme un monarque devant lequel ses sujets ont aplani le chemin. Jean-Baptiste revendique ce rôle ; il prépare « le chemin du Seigneur » ; dans ce contexte, c’est Jésus qui est le Seigneur.

3° Jean-Baptiste appelle ses contemporains à une repentance radicale, car c’est elle, et non l’appartenance génétique à la descendance d’Abraham, qui est le test critique d’entrée dans le peuple de Dieu (Matthieu 3.7-10). De même dans Ésaïe 55, les promesses de l’alliance sont réservées à ceux qui se détournent de leurs mauvaises voies et de leurs pensées iniques pour se tourner vers l’Éternel et implorer sa grâce et son pardon (Ésaïe 55.6-7). En effet, nos pensées ne sont pas celles de Dieu (Ésaïe 55.8-9) ; cette confession élève les pensées de Dieu non pour leur transcendance, mais pour leur extrême pureté.

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