Deutéronome 27.1-28.19 ; Psaumes 119.1-24 ; Ésaïe 54 ; Matthieu 2

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La prophétie d’Ésaïe annonce constamment la « paix », ce bien-être total qui procède d’une relation juste avec le Seigneur souverain vivant. Au début de son livre, il a déclaré que le Messie serait le « Prince de la paix » (Ésaïe 9.5), qu’il inaugurerait une « paix sans fin » pour son royaume (Ésaïe 9.6). Plus loin, il affirme que c’est l’Éternel qui met en nous « la paix » (Ésaïe 26.12). Si cette paix est une bonne nouvelle (Ésaïe 52.7), elle n’est toutefois réservée qu’à ceux qui placent leur confiance en Dieu (Ésaïe 26.3). « Il n’y a point de paix […] pour les méchants » (Ésaïe 48.22). Ceux qui se confient en Dieu deviennent les témoins qui reconnaissent pleinement et avec joie que c’est le Serviteur qui a opéré leur réconciliation avec Dieu : « Le châtiment qui nous donne la paix est (tombé) sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Ésaïe 53.5). Tout cela aboutit, dans Ésaïe 54 à 55, à une grande paix pour les enfants de Sion (Ésaïe 54.13 – Semeur), une « alliance de paix » qui ne sera jamais annulée (Ésaïe 54.10), une immense procession des enfants de Dieu qui sortiront « dans la joie » et seront conduits « dans la paix » (Ésaïe 55.12).

Dans Ésaïe 54, cette perspective est annoncée comme une « alliance de paix » (v. 10) qui, à certains égards, en accomplit trois autres.

1° Le prophète évoque à mots couverts l’alliance avec Abraham (v. 1-3). Les références à la femme « stérile », à la « tente » et à la « descendance » qui dépossédera les nations y font penser. Dieu surmontera les circonstances désespérées de Sion pendant l’exil aussi facilement qu’il a triomphé de la stérilité de Sara. Les descendants d’Abraham ont fini par chasser les nations du pays de Canaan. Les exilés feront de même à leur retour. On peut aussi comprendre que les enfants de cette nouvelle alliance de paix déposséderont ultimement les nations de façon plus large en se répandant « à droite et à gauche » (v. 3).

2° Il est également question de l’alliance du Sinaï, par le rappel de la honte de la jeunesse du peuple (l’esclavage en Égypte, v. 4), du rôle d’« époux » que tient celui qui a fait Israël (v. 5), du veuvage d’Israël en exil (v. 5-8). Maintenant, Dieu se révèle comme son Rédempteur, bien que ce soit à la lumière de la rédemption universelle annoncée dans 52.13-53.12 : « Avec un amour éternel j’aurai compassion de toi » (v. 8), déclare Dieu, qui inscrit ainsi la nouvelle alliance dans la continuité de celle du Sinaï.

3° Ésaïe évoque enfin l’alliance avec Noé (v. 9-17), qui avait provisoirement été mise entre parenthèses, et dont le rappel se justifie néanmoins pleinement, car il s’agissait d’une alliance qui n’avait pas été conclue avec Israël seulement, mais avec toute la race humaine. L’exil est comparé au déluge, et les fils de Sion aux descendants de Noé. Ils ne seront pas détruits ; en réalité, les « serviteurs de l’Éternel » (v. 17) suivront les traces du Serviteur idéal en souffrant d’abord avant d’être approuvés.

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