Deutéronome 13-14 ; Psaumes 99-101 ; Ésaïe 41 ; Apocalypse 11

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Une meilleure connaissance de l’arrière-plan historique augmente la portée théologique d’Ésaïe 41.

Conformément à la prédiction de 39.6-7, Jérusalem a finalement été détruite en 587 av. J.-C., le Temple rasé et la population tuée ou déportée. C’est l’événement le plus terrible auquel Israël a dû faire face dans l’Ancien Testament. Pourtant, loin de penser que Dieu avait perdu le contrôle de la situation, Ésaïe n’avait pas seulement prédit cette catastrophe, il avait aussi précisé qu’elle était l’œuvre de Dieu. Il s’adresse maintenant à ceux qui souffriront de l’agression babylonienne et qui se demanderont s’il leur reste quelque espoir. Ésaïe leur avait déjà rappelé que, pour Dieu, les nations n’avaient pas plus d’importance qu’une goutte d’eau qui tombe d’un seau ou que la poussière sur une balance (40.15-17), et il annonce maintenant que Dieu lui-même mettra fin à l’agression de l’Empire babylonien. Il suscitera le roi de Perse Cyrus (v. 2-4, 25-27, dont le nom est même indiqué dans 44.28 ; 45.1).

Cyrus, roi de la ville perse d’Anshan, accéda au pouvoir en 559, alors que la Perse était encore assujettie à la Médie. Dix ans plus tard, il tua Astyage, le roi des Mèdes et fonda l’Empire perse. En moins d’une décennie, il contrôla un vaste territoire qui s’étendait de la Turquie actuelle, à l’ouest (en triomphant notamment du légendaire roi Crésus), jusqu’au nord-ouest de l’Inde, à l’est, et s’empara de Babylone en 539 av. J.-C. Il adopta une politique inverse de celle des empires précédents : au lieu de déporter les populations vaincues, il encouragea les exilés à retourner dans leurs pays ; ce fut le cas des Israélites (Esdras 1.2-4 ; voir la méditation du 1er janvier).

Ésaïe 41 souligne deux faits marquants. 1° Dieu seul convoque les nations, contrôle leur destinée, les appelle à accomplir sa volonté ; c’est vrai pour Cyrus que Dieu a « suscité » pour la tâche spéciale qu’il lui confie. La preuve de cette affirmation hardie réside dans le fait que Dieu annonce un siècle et demi à l’avance toute la succession des événements qui se dérouleront (v. 21-29). C’est une chose absolument impossible pour les dieux païens. « Voici qu’ils ne sont tous qu’un rien, leurs œuvres ne sont que néant, leurs idoles du vent et du vide » (v. 29). De telles prédictions sont du domaine exclusif du « roi de Jacob » (v. 21), car il est seul à pouvoir écrire l’Histoire d’avance. 2° Israël doit comprendre que collectivement il est le serviteur de Dieu (v. 8-20). Cela ne signifie pas que le peuple est important par lui-même ; preuve en est que Dieu s’adresse à lui en ces termes : « Vermisseau de Jacob, faibles mortels d’Israël » (v. 14). Cependant, il a un grand Dieu, son rédempteur, le Saint d’Israël (v. 14). Les Israélites peuvent tourner le dos à la crainte (v. 10) et se réjouir en lui (v. 16).

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