2 Samuel 23 ; Galates 3 ; Ézéchiel 30 ; Psaumes 78.40-72

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La méditation du 25 mai (volume 1) était centrée sur Psaumes 78.40-72, en particulier sur les versets 40 et 41 : « Que de fois ils se révoltèrent contre lui dans le désert ! Que de fois ils l’attristèrent dans la solitude ! Ils recommencèrent à tenter Dieu, à provoquer le Saint d’Israël » (cf. aussi v. 56). Les chutes répétées de la communauté de l’alliance étaient autant de défis cumulés qui provoquaient l’Éternel jusqu’au point où il réagissait par la colère : Il « fut en courroux contre son héritage » (v. 62). C’est un thème majeur qui parcourt le psaume. Un autre mérite aussi réflexion.

Les derniers versets du psaume (v. 65-72) décrivent l’Éternel comme s’il s’éveillait après un long sommeil (v. 65) et se lançait à l’assaut de ses adversaires. Que fit-il? Il ne choisit pas « la tente de Joseph » (bien que Joseph fût le gouverneur de l’Égypte). Il porta son choix sur « la tribu de Juda ». « Il a élu David, son serviteur ; il l’a tiré des bergeries » (v. 70). Il a choisi « la montagne de Sion qu’il aimait. Il a bâti son sanctuaire comme les lieux élevés, comme la terre qu’il a fondée pour toujours » (v. 68-69). « Et David les a fait paître avec un cœur intègre et les a conduits avec des mains habiles » (v. 72).

Mais en lisant ces lignes en parallèle avec le livre du prophète Ézéchiel, nous savons que la descendance de David a fait preuve de peu de stabilité. En moins de deux générations, la dynastie davidique a perdu les dix tribus du nord ; à partir du schisme et jusqu’à l’exil, elle s’est révélée aussi instable et corrompue que tout ce qui est écrit dans ce psaume et qui couvre la période s’étendant de l’exode au début de la monarchie davidique. Autrement dit, le psalmiste jette un regard en arrière sur les ruines des chutes successives et sur la juste colère de Dieu ; mais il considère aussi la désignation de David et le choix de Sion comme des signes de la grâce et de la bonté de Dieu, un appui encourageant pour stimuler la fidélité dans les années à venir. Pourtant, si nous considérons la situation à partir du point de vue d’Ézéchiel ou de Jérémie, nous découvrons un chapelet encore plus long de manquements et la manifestation encore plus justifiée de la colère divine. Le psaume 78 est-il trop optimiste ?

À chaque nouvelle étape du déroulement de son plan, Dieu intervient par sa grâce au beau milieu de sa colère. La race humaine sombrait dans les miasmes du péché, alors Dieu choisit Abraham. Parmi les fils de Jacob qui menaient une vie de débauche, Dieu choisit Joseph. Dans la période sombre de l’esclavage en Égypte, Dieu choisit Moïse. Plus tard, dans le cycle répété des rébellions, Dieu suscita les juges. Chaque étape est marquée par une espérance glorieuse. À l’époque du psaume, Dieu choisit David. Nous qui vivons trois mille ans après David, nous regardons en arrière et exprimons notre profonde reconnaissance à Dieu qui « en ces jours qui sont les derniers » (Hébreux 1.1-4) s’est révélé de façon suprême dans le Fils.

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