2 Samuel 21 ; Galates 1 ; Ézéchiel 28 ; Psaumes 77

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Les premières lignes des lettres de Paul font généralement l’objet de grands soins. Dans le monde grec ancien, les lettres commençaient par la forme la plus simple suivante : « De moi, à toi, salut », souvent suivie d’une formule de remerciement et ensuite du corps de la lettre. Mais la pratique courante de Paul consistait à rallonger chacune de ces composantes pour annoncer la suite de sa lettre. L’étude du contenu de sa lettre dans son ensemble enrichit donc notre compréhension de l’introduction, et vice versa (Galates 1.1-5).

1° Paul ne se présente pas systématiquement comme « apôtre ». Il lui arrive de ne pas se présenter du tout (comme dans 1 et 2 Thessaloniciens), ou de se qualifier de « serviteur » (Romains 1.1). Ici, il est « Paul, apôtre », parce que certaines personnes troublaient les chrétiens de Galatie en leur présentant un « autre évangile », alors qu’il n’y en a pas d’autre (v. 6-7) ; pour arriver à leurs fins, ils devaient saper l’autorité de Paul et le repousser en le considérant dans le meilleur des cas comme un apôtre de second rang.

2° Mais Paul réagit. Non seulement il fait valoir sa qualité d’apôtre, mais il l’est « non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et par Dieu le Père » (v. 1). Il n’avait pas été nommé apôtre par l’Église de Jérusalem, comme si c’était elle ou un apôtre de premier rang qui l’avaient envoyé. Pas du tout. Il avait été envoyé « par Jésus-Christ », à la suite de sa rencontre avec lui sur le chemin de Damas. C’est à ce moment-là qu’il avait vu le Christ ressuscité et exalté. Il avait également été envoyé par Dieu le Père.

3° Paul continue et désigne Dieu le Père comme celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts. Paul avait vu le Jésus ressuscité, le Jésus vivant. Dans sa vie de pharisien zélé, il avait rejeté Jésus, le considérant comme un simulateur pervers, un malfaiteur que Dieu avait maudit à en juger par la mort qu’il avait subie. Après avoir vu Jésus de ses propres yeux, Paul a été obligé de réexaminer toutes ses idées. Dieu avait approuvé Jésus ; la bonne nouvelle dont Paul avait été fait apôtre s’enracinait dans la crucifixion et la résurrection de Jésus.

4° Mais tout en insistant sur son statut et son autorité apostoliques, Paul revendique sagement une solidarité de sa personne et de son enseignement avec « tous les frères » qui sont avec lui (v. 2). Si les Galates adoptent cet « autre évangile », ils doivent en mesurer les conséquences, et savoir qu’ils ne se détournent pas seulement de Paul, mais également des innombrables croyants qui sont d’accord avec lui.

5° Au lieu d’utiliser la salutation habituelle charein, Paul associe la salutation chrétienne « grâce » (charis) et la salutation juive « paix » (shalom en hébreu) et fonde ces bénédictions sur la mort substitutive du Seigneur Jésus (v. 3-5), et non sur une relation particulière avec la loi de Moïse.

6° Paul met fin rapidement et de façon étonnante à cette partie actions de grâces pour exprimer sans plus tarder sa surprise et ses reproches devant la défection imminente de ses lecteurs (v. 6-10). Ils ont beau être rares, il y a pourtant des cas où la réprimande ne doit pas attendre.

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