1 Samuel 10 ; Romains 8 ; Jérémie 47 ; Psaumes 23-24

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Jérémie 47 a beau être court, ce chapitre n’en est pas moins d’un grand intérêt. Il débute par une prophétie concernant la destruction des villes philistines sur la côte méditerranéenne, et se termine par l’une des pires sources d’angoisse de la dernière partie du livre.

1° La prophétie (v. 1-5). Sa date est quelque peu obscure. Jérémie la reçut « avant que le Pharaon ne frappe Gaza » (v. 1), peut-être lorsque le Pharaon Néko marcha vers le nord pour attaquer Harân, en 609 av. J.-C. Gaza, l’une des cités philistines, se trouvait sur sa route. Si ce détail montre que Jérémie reçut cette prophétie avant le déclin de l’Égypte, la prophétie elle-même ne concerne pas une agression égyptienne, mais babylonienne : les eaux qui « inondent le pays et ce qu’il contient » viennent « du nord » (v. 2), c’est-à-dire de là d’où viendront les Babyloniens. Le tableau de la destruction qui suivra n’est pas joli. Jérémie déclare que la panique sera telle que les pères abandonneront leurs enfants (v. 3). Il se peut que le verset 4 soit mal traduit. Le texte hébreu dit littéralement : « retrancher Tyr et Sidon », ce qui pourrait signifier que l’aide fournie par ces cités phéniciennes n’arrivera jamais aux villes philistines plus au sud sur la côte. Quoi qu’il en soit, c’est l’Éternel qui anéantit les Philistins, peu importe le moyen utilisé (v. 4). Gaza et Askalon (v. 5) étaient deux des principales villes philistines. Kaphtor (v. 4) est l’ancien nom de la Crète, d’où les premiers Philistins étaient venus en Palestine. Dire que l’Éternel est sur le point de détruire « les restes de l’île de Kaphtor » est une façon poétique d’affirmer qu’il va anéantir les Philistins.

2° L’angoisse finale (v. 6-7). De façon très colorée, Jérémie décrit les Philistins qui s’adressent à l’épée de l’Éternel : « Ah ! épée de l’Éternel, jusqu’où iras-tu sans repos ? Rentre dans ton fourreau, sois tranquille et fais silence » (v. 6). Cela suppose que les Philistins reconnaissent que c’est le Dieu d’Israël, l’Éternel en personne, qui les a frappés en se servant des Babyloniens. Bien qu’il soit possible de comprendre le texte ainsi, nous pouvons aussi penser que c’est Jérémie qui s’adresse à l’épée du Seigneur. Les Philistins ont beau être des païens, et avoir souvent opprimé Israël, c’est maintenant à leur tour d’être frappés, et cela, par les Babyloniens, grand ennemi de Juda. Jérémie intercède donc pour les Philistins. Mais le dernier verset montre bien qu’il comprend parfaitement qu’il ne peut donner des ordres à l’épée divine. C’est l’Éternel qui la commande, le Dieu du jugement juste, et elle accomplira son œuvre. Au dernier jour également.

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