1 Rois 6 ; Éphésiens 3 ; Ézéchiel 36 ; Psaumes 86

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Dans les écrits de Paul, le « mystère » n’est généralement pas quelque chose de mystérieux, encore moins un polar. Il s’agit d’une vérité ou d’une doctrine qui, dans une certaine mesure, était restée cachée pour les générations antérieures. Mais depuis l’arrivée de Christ, le sens en a été révélé et rendu public. L’Évangile est parfois lui-même traité comme un « mystère » ; mais, plus couramment, ce sont certains éléments de l’Évangile qui sont qualifiés de « mystère ».

Dans Éphésiens 3.2-13, Paul insiste sur le fait qu’en compagnie des « saints apôtres et prophètes » (v. 5), il possède une connaissance approfondie du « mystère du Christ [qui] n’avait pas été porté à la connaissance des fils des hommes dans les autres générations, comme il a été révélé maintenant par l’Esprit » (v. 4-5). Il indique alors le contenu de ce mystère : « les païens ont un même héritage, forment un même corps et participent à la même promesse en Christ-Jésus par l’Évangile » (v. 6).

Réfléchissons à la manière dont ce « mystère » avait été caché. Les écrits de l’Ancien Testament annoncent parfois l’extension de la grâce de Dieu aux hommes et aux femmes de toutes les races. L’alliance avec Abraham prévoyait que toutes les familles de la terre seraient bénies dans la postérité du patriarche (Genèse 12.3 ; voir la méditation du 11 janvier). Qu’y avait-il donc de caché ? La place occupée dans la Bible par la loi de Moïse, associée à l’importance croissante accordée aux règles nombreuses d’interprétation de la loi mosaïque orientant la lecture d’une grande partie de l’Ancien Testament, a fait que cette perspective plus large a été perdue de vue. D’un côté, on peut dire que le voile qui a recouvert la promesse faite à Abraham correspondait au plan minutieux de Dieu de cacher la gloire de son « dessein éternel » (v. 11) jusqu’à ce qu’il soit prêt à être dévoilé. D’un autre côté, le voile résulte en partie de la perversité du cœur humain, puisque l’homme lisait les Écritures de l’Ancien Testament d’une manière qui faussait les vraies dimensions des promesses qui y étaient contenues.

La venue du Christ Jésus a révélé d’une manière infiniment plus claire comment les livres de l’Ancien Testament envisageaient l’avenir. Jésus a confié à ses disciples un mandat missionnaire dont la portée internationale fait pâlir tout esprit de clocher. Par-dessus tout, la compréhension que Jésus avait de l’Ancien Testament établit de nouveaux paradigmes. Lu correctement, selon sa séquence historique linéaire, l’Ancien Testament n’insiste pas autant que certains le croient sur la loi de Moïse. D’ailleurs, celle-ci aboutit à un échec en ce qui concerne son pouvoir de transformation. À son actif on peut porter le fait qu’elle a indiqué les modèles qui annoncent le Sauveur suprême, le Sacrificateur par excellence, le temple définitif, le sacrifice sublime. Et non seulement Paul est l’apôtre chargé de prêcher ce « mystère », mais de plus il l’annonce aux païens, si concernés par son contenu.

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