1 Chroniques 29 ; 2 Pierre 3 ; Michée 6 ; Luc 15

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Michée 6 et Luc 15 ont beaucoup en commun. Je vais le montrer de façon indirecte.

L’un des slogans de la Réformation était : « simul justus et peccator », une expression latine qui signifie « simultanément juste et pécheur ». C’était un moyen de faire connaître la nature légale de la justification exposée par Paul. Sur la base de la mort de Christ, Dieu déclare justifiés des pécheurs coupables, non parce qu’en raison de l’acte de justification en luimême, ils seraient vraiment justes ou droits dans leurs actes et leurs pensées, mais parce qu’ils ont été acquittés devant le tribunal de la justice divine. Parce que Christ a payé leur dette, ils sont justes aux yeux de Dieu même si, en ce qui concerne leur être, ils sont encore pécheurs. Toutefois, les réformateurs n’ont jamais prétendu que la justification était un acte isolé. Si elle s’inscrit dans l’ensemble du salut, elle n’en est pas la totalité. Le Saint-Esprit opère la conviction du péché et la régénération ; la dernière étape sera la transformation complète du peuple de Dieu, une transformation qui touchera le corps et l’esprit au dernier jour. Ces éléments et d’autres vont ensemble, et tous ceux qui sont véritablement sauvés en feront l’expérience. C’est pourquoi, bien que la justification en soi n’empêche pas le croyant de rester pécheur, elle est toujours accompagnée d’autres opérations divines. Le salut authentique ne procure pas seulement le pardon, mais il opère aussi mm notre transformation.

Michée l’a bien compris. Il aborde le fondement de l’acceptation d’Israël par Dieu (qui dépend de la grâce divine, Deutéronome 9), mais insiste plutôt sur le fait que, si la relation d’alliance avec Dieu est authentique, elle ne doit pas être imprégnée d’idolâtrie, de syncrétisme et d’injustice. Comment est-ce que je m’approche de Dieu ? Dois-je sacrifier les veaux prescrits âgés d’un an ? (Michée 6.6). Ou des milliers de béliers ? Et si je sacrifiais mon propre fils ? Tout cela serait-il un prix suffisant « pour mon propre péché » (Michée 6.7) ? Voici ce que le Seigneur réclame : « C’est que tu pratiques le droit, que tu aimes la loyauté, et que tu marches humblement avec mm ton Dieu » (Michée 6.8).

Michée n’est évidemment pas seul à traiter ce point. Jésus a enseigné une vérité semblable en citant Osée (Matthieu 9.13). Et Paul déclare avec force que les méchants n’hériteront pas le royaume de Dieu (1 Corinthiens 6.9-11). Il ne veut pas dire que seuls ceux qui ont un parcours sans faille seront sauvés puisqu’il ajoute que certains de ses lecteurs s’adonnaient autrefois à des pratiques d’une gravité extrême. Mais s’ils ont été vraiment sauvés, cela doit se traduire par une transformation visible. C’est aussi le cas dans la parabole du fils prodigue (Luc 15.11-27). Il est accueilli par la grâce de son père. Pourtant, le retour du fils implique qu’il tourne le dos à sa vie de péché en comptant sur la compassion de son père. Aussi fondamentalement importante que soit la formule simul justus et peccator, elle ne doit jamais, jamais servir à justifier la pratique du péché.

 

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