Dieu termine ce qu’il commence

En raison de la fidélité de son alliance, nous pouvons être toujours assurés que Dieu terminera l’œuvre qu’il a commencée. Israël fut à maintes reprises assuré de cette réalité et apprit à la chanter. Malgré toutes les épreuves et les difficultés de la vie, nous aussi pouvons dire et prier : « L’Éternel agira en ma faveur. Éternel, ta bonté dure toujours, n’abandonne pas les œuvres de tes mains ! » (Ps 138.8.)

Le prophète Ésaïe put aussi encourager et réconforter Israël en lui apprenant que Dieu achèverait ce qu’il avait commencé. Je pense ici à Ésaïe 46.8-10 : « Souvenez-vous de ces choses, et soyez des hommes ! Pécheurs, rentrez en vous-mêmes ! Souvenez-vous de ce qui s’est passé dès les temps anciens ; car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre, je suis Dieu, et nul n’est semblable à moi. J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli ; je dis : Mes arrêts subsisteront, et j’exécuterai toute ma volonté5. » Les plans de Dieu s’accomplissent toujours.

Dans les livres des prophètes (notamment Ésaïe et Jérémie), l’on retrouve souvent l’idée d’un reste épargné et revenant d’exil. La colère de Dieu contre la désobéissance constante de son peuple – leur endurcissement dans le péché – est juste et sévère, et pourtant dans sa grâce, en raison de son alliance, il préserve et restaure un reste à partir duquel il se constituera de nouveau un peuple. Lorsque Dieu aura jugé et purifié son peuple, « Le reste reviendra, le reste de Jacob, au Dieu puissant » (És 10.21). Il y a beaucoup de perte ; seul le reste revient, mais l’Éternel dans sa grâce continue la lignée de son alliance.

L’alliance d’amour - Comprendre la relation profonde entre Dieu et son peuple
Clarence Stam
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L’alliance d’amour - Comprendre la relation profonde entre Dieu et son peuple
Clarence Stam
Editions La Rochelle. 264 pages.

L’alliance d’amour traite de l’importance et du sens de l’alliance que le Seigneur a conclue avec l’humanité. Le but principal de ce livre est de montrer à partir de la Bible que cette alliance n’est pas un contrat stérile entre deux parties, mais une relation vivante entre Dieu et son peuple. Le seul motif de cette alliance est l’amour de Dieu et la seule source de cette alliance est la grâce de Dieu. Cet amour et cette grâce se sont pleinement manifestés en Jésus Christ, le grand Médiateur de l’alliance.

Tous les hommes sont appelés à répondre d’une manière ou d’une autre à cette alliance d’amour. Pour nous qui sommes sauvés, cette alliance devrait être aussi une relation dynamique dans laquelle nous servons joyeusement et fidèlement le Seigneur pour les bénédictions qu’il nous a données en notre Sauveur.

Pour mener une vie chrétienne qui glorifie Dieu et qui est bénéfique pour notre prochain, il est nécessaire d’avoir une vision claire et équilibrée de l’alliance entre Dieu et son peuple. En examinant la Parole de Dieu, l’auteur répond à de nombreuses questions importantes concernant cette alliance qui nous est révélée dans les Écritures.

L’alliance n’est pas une disposition temporaire ; elle est éternelle (Ps 103.17 : « d’éternité en éternité » ; S21). C’est de cette façon que Dieu déjà avait parlé à Abraham : « J’établirai mon alliance entre moi et toi, et tes descendants après toi, selon leurs générations : ce sera une alliance perpétuelle, en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de ta postérité après toi » (Ge 17.7). L’alliance est faite pour durer par la puissance de Dieu et par sa fidélité. Elle est éternelle parce que Dieu est éternel. Elle demeure, parce que Dieu est fidèle. La fréquence et la clarté de cette affirmation dans la Bible sont remarquables.

Encore une fois, la situation n’est pas différente dans le Nouveau Testament. Dieu n’a pas changé : il est toujours le Dieu éternel et son alliance dure toujours pour l’éternité. Le seul changement qui ait pu se produire est que les promesses sont encore plus certaines maintenant que le Christ est ressuscité des morts et qu’il a conquis l’enfer et la tombe. Juste avant son ascension, le Seigneur Jésus-Christ promit : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28.20). Cela se réalise aussi dans le déversement du Saint-Esprit et sa présence constante :

« Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité » (Jn 14.16,17).

Par conséquent, s’agissant de l’assurance du salut, Paul peut écrire aux Philippiens ces mots merveilleux : « Dans toutes mes prières pour vous tous, je ne cesse d’exprimer ma joie à cause de la part que vous prenez à l’Évangile depuis le premier jour jusqu’à maintenant. Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la poursuivra jusqu’à son terme, jusqu’au jour de Jésus-Christ » (Ph 1.3-6 ; S21). Dieu termine ce qu’il commence, même pour son peuple à Philippes.

Jésus est l’auteur de la foi et il la mène à la perfection

C’est Jésus-Christ qui est le point focal et le cœur de tout cela. Lorsque l’auteur de l’épître aux Hébreux fait référence aux (plus) grandes richesses que le peuple de Dieu a dans la nouvelle alliance, Dieu dirige celui-ci vers le Seigneur Jésus-Christ. Le Seigneur est supérieur aux anges, plus grand que Moïse, le seul et éternel grand prêtre de la nouvelle alliance, et le sacrifice unique pour tous. Dans Hébreux 12.2, notre Seigneur est appelé celui « qui est l’auteur de la foi et qui la mène à la perfection » (Colombe).

Il est un fait tout à fait remarquable. Précisément après la longue et impressionnante liste de croyants et des fruits de leur foi, nous ne sommes pas appelés à voir en ces croyants notre exemple et notre espérance, mais le verset 2 nous dit de garder « les yeux fixés sur Jésus, qui est l’auteur de la foi et qui la mène à la perfection » (Hé 12 ; Col). Il est le Médiateur et l’assurance de la nouvelle alliance, et nous devons garder les yeux fixés sur lui du début à la fin.

Avant de conclure ce premier chapitre, penchons-nous un peu plus sur ces mots importants, auteur et qui mène à la perfection, car ils explicitent le fait que l’ensemble de la relation (d’alliance) avec Dieu est désormais établie par le Christ, entretenue par le Christ et menée à la perfection par lui. Tout comme il est dit de Yahvé qu’il est le premier et le dernier, il est dit du Christ qu’il est l’auteur et celui qui termine, l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin (voir aussi Ap 22.12,13).

Le Christ est tout d’abord appelé l’auteur de notre foi. Dans Hébreux 2.10, il est appelé (plus largement) l’auteur de notre salut6. Le mot auteur n’apparaît que quatre fois dans le Nouveau Testament, deux fois dans cette lettre et deux fois dans les Actes, où le Christ est appelé l’auteur de la vie. Le mot est parfois traduit par « pionnier » ou « qui ouvre le chemin », quelqu’un qui marche en avant de son peuple et lui ouvre le chemin. Il a rendu l’alliance possible, l’a assurée par ses souffrances et sa mort et nous a précédés aux cieux. Là, il siège à la droite de Dieu et opère la foi en nous, afin que par la foi nous puissions le suivre là où il est.

Le Christ est celui qui donne la foi nécessaire pour le suivre. L’initiative appartient au Seigneur. En même temps, le Christ est appelé celui « qui mène (la foi) à la perfection ». Les mots utilisés ici montrent l’atteinte de l’objectif qui nous est présenté. L’écrivain a fait référence à « l’épreuve qui nous est proposée » (Hé 12.1 ; Col). Nous devons courir sur une piste déjà tracée. C’est le Christ qui nous donne l’énergie de commencer la course, pour que nous relevions le défi. C’est le même Christ qui, tout au long de cette course difficile, reste avec nous et nous fait franchir la ligne d’arrivée. Et à la fin, nous pouvons lui rendre gloire parce que nous avons couru et terminé la course.

Un thème constant

Ainsi, nous avons vu que la Bible montre constamment que Dieu prend l’initiative et établit souverainement son alliance avec ceux qu’il choisit. Lorsque l’Éternel fait alliance, il y demeure fidèle et l’honore pleinement.

La grande initiative de Dieu trouve son accomplissement et sa perfection en Jésus-Christ, le seul et unique médiateur entre Dieu et les hommes (1 Ti 2.5). Notre assurance ne repose pas sur nos faibles efforts humains, mais sur l’initiative souveraine et l’œuvre parfaite de Dieu en Christ. Cette question doit toujours être la clé des discussions entourant l’alliance.

 

Cet article est un extrait de L’alliance d’amour de Clarence Stam, publié aux éditions La Rochelle

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