L’individu menacé

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Ichtus N°2 – Avril 1970 – Page 4 à 15


IL FUT L’INDIVIDU… « Si je devais demander qu’on mette une inscription sur mon tombeau, je n’en voudrais pas d’autre que celle-ci : Il fut l’Individu.» Ainsi écrivait en 1848 le père de l’Existentialisme, comme souvent on l’appelle, le penseur luthérien danois Soren Kierkegaard1. Nul n’a plus que lui protesté, au nom du christianisme, en faveur de l’individu. Dès qu’on prononce le mot, on pense a lui. En ouvrant le dossier contemporain et biblique du sujet, nous ne pouvons autrement qu’évoquer son témoignage. Kierkegaard a vu l’individu menacé de trois côtés.

Sur le front philosophique, Kierkegaard a défendu l’individu toute sa vie: contre le rationalisme totalitaire de Hegel. Hegel ne fait plus de l’individu qu’un moment de l’Histoire Universelle, qu’un article du Système.

Puis, Kierkegaard a consumé ses dernières années dans le combat contre un second adversaire, le christianisme sociologique de la « chrétienté ». Il la dénonce comme « la plus dangereuse de toutes les illusions », 2parce qu’elle fait l’économie de la décision individuelle. Ses auditeurs, braves Danois baptisés et confirmés, s’entendent interpeller : « Quand es-tu devenu croyant ? Es-tu devenu un croyant ? ».3

Enfin, Kierkegaard a redouté, pour l’individu, le monde qu’il sentait en gestation : le monde moderne des mouvements de foules, des statistiques, de la presse. Il note pour lui-même : « Le degré le plus bas auquel on puisse sombrer devant Dieu, un mot le définit : journaliste 4 ». Il était devenu la cible du « Corsaire », le « Canard enchainé » de Copenhague. Il ne s’agit pas de prendre Kierkegaard pour maître. Il a cherché l’outrance, et ne l’a sûrement pas évitée dans son individualisme bien qu’il ait écrit aussi, et signé de son nom : « Celui qui se renferme en lui-même et refuse d’avoir à faire avec les autres se renie lui-même.»5 Kierkegaard ne s’est pas voulu un maître : le maitre professe un savoir pour les autres. Il s’est voulu un témoin de la vérité : le témoin paie de sa personne. Au procès de l’individu, c’est comme témoin de la vérité de l’individu que nous l’avons écouté.

En tout cas, son pronostic semble avoir été lucide. Les menaces qu’il voyait s’amonceler se sont singulièrement précisées. Qu’en est-il pour l’individu, aujourd’hui ?

Le meilleur des mondes

La civilisation de « masse » – la nôtre de plus en plus – opprime l’individu. Il est banal de se lamenter devant le fait, trop évident. Lorsque le groupe est trop nombreux, il n’est plus à la mesure de l’individu ; il se mue en foule anonyme, où chacun se sent écrasé, perdu. Un mythe moderne exprime la crainte que fait naître cette expérience : le mythe du numéro matricule.

Cette conséquence de la concentration massive s’observe déjà dans les vieilles civilisations. Claude Lévi-Strauss note, à propos de l’Inde : « en devenant trop nombreuse… une société ne se perpétue qu’en sécrétant la servitude »6. Un deuxième trait de notre civilisation en multiplie les effets : l’envahissement de l’artificiel.

Le milieu concret de l’existence n’est plus la nature, mais le sur-monde fabriqué par l’homme. Or, en se prolongeant dans la machine, l’homme, par une sorte d’osmose, s’assimile à son œuvre, à son outil (chacun de nous, déjà, devient l’esclave de ses commodités, et perd en muscles ce qu’il gagne en chevaux-vapeur). La société vient à ressembler à une énorme machine, de plus en plus complexe. Nul besoin d’être grand clerc pour discerner la menace qui pèse sur l’individu. Ce que l’homme fabrique est uniforme (standardisé) ; or l’individu n’a de prix que par la diversité. Réduit à un travail parcellaire dans un ensemble hyper-complexe, rouage d’un tout impensable, qu’est donc l’individu ? Il s’évanouit dans le tout social. Des mythes, encore, le disent éloquemment, que deux livres à succès ont développés : Le meilleur des mondes, de Huxley, et 1984, d’Orwell.

Le relais des idéologies

Les courants de pensée les plus influents suivent la tendance; ils abandonnent la défense de l’individu. C’est évident du matérialisme, même dénommé dialectique : le Réel, c’est le collectif ! Et le « positivisme » ou le « behaviourisme » occidentaux ne sont guère plus généreux pour l’individu. Qu’en reste-t-il, s’il n’est qu’un animal au système nerveux complexe ? Qu’en reste-t-il si son éducation n’a d’autre but que de l’adapter à la société ?

Ces dernières années, en France, la vogue est allée, successivement, à deux visions, ou pensées, nouvelles ; l’élan de leur conquête est un peu retombé, mais elles gardent une grande emprise. Ce n’est pas par hasard si elles inquiètent toutes deux les défenseurs de l’individu. Je veux parler du teilhardisme et du structuralisme.

Un individualiste impénitent, B. Charbonneau, a nommé Teilhard de Chardin « prophète d’un âge totalitaire ». Certes, pour le Jésuite « fils de la Terre », la collectivisation doit « entraîner l’augmentation des consciences et des libertés individuelles »7 ; cependant, doit-il avouer, « les premières apparences se montrent défavorables à la théorie » ; on voit « la personne humaine étouffée par les monstres collectifs… Molochs sans cœur et sans figure »8. Dès lors, son hymne à la société technique a de quoi faire frémir…

Quant au(x) structuralisme(s), on y sent la stupeur qui paralyse l’individu devant l’évolution du monde moderne : la personne humaine s’y dissout ; seul existe le système, pensée que nul ne pense et qui me pense. Pour ces idéologies diverses, le temps de l’individu est passé ; il appartenait à l’époque bourgeoise, avec son universalité formelle et sa séparation concrète des individus toujours concurrents9. L’individualisme est éclos avec la pensée bourgeoise, dans sa double naissance : la Renaissance et la Reforme, et meurt avec elle.

Dans les Églises

Donner de telles racines à l’affirmation religieuse de l’individu, c’est justifier d’avance son élimination de l’Eglise. Dans le monde religieux aussi, l’individu paraît menace. Certes, l’ère constantinienne a pris fin. La confusion de la soi-disant « chrétienté » que dénonçait Kierkegaard est dissipée. Mais l’individu n’en a guère profite.

Le Renouveau liturgique vise la participation de tous, active, personnelle. Hélas ! Le sens de l’Eglise prend souvent les couleurs du collectivisme, et l’accent sur le culte communautaire parait minimiser le culte individuel du Seigneur.

Surtout, en réduisant le rôle de l’Eglise à son engagement politique, une tendance bruyante répand des mots d’ordre et une mentalité collectivistes. On entend dire couramment que le souci du salut individuel est périmé. A beaucoup, il paraît mesquin ; c’est comme le luxe de privilégiés trop préoccupés d’eux-mêmes. De toute façon il y a plus urgent. Dans notre société, l’efficacité de l’individu seul est nulle ; il n’intéresse donc plus. En conclusion d’un article pourtant intitulé « Défense et illustration de l’individualisme protestant », Roger Zuber n’hésite pas à écrire : « Il n’y a plus guère de chance pour une problématique du salut strictement personnel »10.

Individualisme aussi

Et pourtant… Le tableau ne serait pas complet sans une double remarque.

Historiquement, l’oppression moderne de l’individu a succédé à une explosion d’individualisme. Le Romantisme, en effet, a eu le culte du « Je » dans son autonomie et sa créativité. Et son inspiration n’est pas tarie ! Jusqu’aujourd’hui coexistent collectivisme et individualisme. Comme le poisson dans l’épuisette, l’individu se débat d’autant plus qu’il se sent étouffer. Avec une âpreté sans précèdent, il défend son domaine prive contre toute ingérence, même de la loi morale : « ça ne regarde que moi ». Avec une passion inouïe, il revendique une liberté pure, sans régie ni référence. Est-ce seulement une réaction, ou les deux tendances (collectiviste et individualiste) seraient-elles secrètement liées ?

Avant de soulever cette question, il faut en poser une autre : vaut-il la peine de s’alarmer ? L’individu mérite-t-il d’être défendu ? Notre titre l’a suggère, mais la Révélation seule peut nous éclairer et nous orienter. Telle sera notre thèse : L’Ecriture reconnaît a l’individu une valeur dernière, qui interdit de le considérer comme un simple élément d’un tout plus vaste.

Individu ou personne?

Régions tout d’abord une petite question de vocabulaire. Nous avons parlé d’individu. Or le « personnalisme » moderne a attache à ce mot une nuance péjorative, pour exalter, par contraste, la personne. L’homme, dit-on, est « individu » par la matière, selon les déterminations involontaires de sa nature ; il est « personne » par l’esprit, dans la relation avec autrui, dans la référence aux valeurs (les philosophes diraient : la visée des valeurs)11.

Chacun, bien sûr, est libre de ses définitions. « Personne » est le mot le plus riche. Par son origine (le masque, et donc le rôle, de théâtre), il suggère la communication, l’engagement dans l’histoire. « Individu » est un terme plus sec. Il est très beau, cependant, en son étymologie : l’individu, c’est l’indivisible. Le terme rappelle l’unité irréductible de la personne humaine, elle, justement, qu’on déprécie ou qu’on dissout aujourd’hui. Apres tout, je le retiens! Il ne me déplaît pas d’user du mot le moins populaire. Tant de théologiens se prennent au piège du mot, se disputent pour des slogans ; ne faisons pas comme eux : c’est le sens qui importe.

Le Dieu d’Israël, Dieu des Individus

Quelle part l’Ecriture réserve-t-elle à l’individu ? Nous sommes parfois surpris par le « collectivisme » de quelques passages de l’Ancien Testament. Nous devrions plutôt considérer l’ensemble, dans son cadre historique. Dans son milieu, dans le monde antique, l’Ancien Testament tranche et frappe par son « individualisme ».

Dieu ne cesse d’y traiter avec des individus, et les fait sortir de leur groupe naturel: Abraham ! Dans la postérité issue d’Abraham, Il choisit encore une seule lignée; avec Isaac, Jacob et Moïse, il demeure fidèle a (l’interpellation directe et individuelle.

L’alliance, certes, Dieu la conclut avec le peuple, comme tel, mais il en relativise l’aspect collectif. L’élection d’Israël dépend de celle des Pères (Paul méditera ce fait, cf. Rom. 3). Surtout, la théologie du Reste, ou l’on entre par la foi personnelle, la circoncision du cœur, montre déjà que « tous ceux qui sont d’Israël ne sont pas Israël » (Rom., 9:6); l’appartenance à la collectivité, avec ses privilèges, n’est, dans l’intention divine, qu’une invitation a la décision individuelle.

Pour la première fois dans l’histoire, la responsabilité individuelle est définie, déclarée ultime, par Jérémie (31 : 29) et par Ezéchiel (18). Même en Grèce, on ne trouve pas d’équivalent : l’individu ne vaut que comme élément du cosmos, ou de la cité, détenteur d’une parcelle de la Raison universelle.

Toi, suis-moi

Si l’Ancien Testament contraste avec le milieu ambiant, le Nouveau Testament contraste encore avec l’Ancien, en le prolongeant. Ici le souci de l’individu éclate, comme d’ailleurs Jérémie l’avait prédit (Jér. 31 : 31 et suivants).

Jésus s’adresse à l’individu : « Toi, suis moi ». Les textes surabondent qui impliquent l’individu : chacun, quiconque, si quelqu’un…12. Pour entre dans le peuple nouveau, pour avoir part au Royaume, il faut autre chose que la première naissance : une décision, qui arrache à la vieille mentalité, est exigée (métanoia). Il faut sortir hors du camp (Héb. 13 : 3). Les conversions de « maisonnées » rapportés par le livres des Actes ne font aucune entorse à cette foi fondamentale : la foi du chef de famille a été contagieuse, les siens l’ont suivi dans la foi (Actes 18 : 8) et dans la joie (Actes 16 : 34) ; il n’est pas question d’une incorporation collective des membres de la famille et des serviteurs, indépendamment de leur attitude personnelle. Tout ce qu’on peut dire, c’est qu’il a plu au Seigneur, dans les cas cités, d’employer les proximités naturelles pour que se répande la foi, et de « doubler » la communauté sociale d’une communion dans la vie nouvelle.

C’est l’individu, au jugement de Dieu, qui est responsable : « chacun portera son propre paquetage » (Gal. 6 : 5 cf. Rom. 14 : 10-11). Chacun aussi se tient dans un rapport unique au Seigneur (Rom. 14 : 4). C’est l’individu enfin, qui apparaît l’objet du choix divin ; dans le Nouveau Testament, l’élection devient essentiellement individuelle. Elle destine, certes, au rassemblement des appelés, mais concerne d’abord, précisément et distinctement chacun.

La décision, devant Dieu

Dans l’harmonie de la vérité révélée, comment se justifie cet accent sur l’individu ?

Un autre thème, capital pour l’Ecriture, éclaire la question : Le thème de la décision. Pour la Bible, comme Dieu est un Dieu qui choisit, l’homme est un être qui choisit : sa décision détermine son destin. (C’est pourquoi le cœur est la grande originalité de l’anthropologie biblique : la notion d’un centre de la personne, organe du choix, qui veut et qui pense). Or toute décision renvoie à ce noyau irréductible : à l’individu. Il n’y a que des individus qui puissent décider.

La condamnation inéluctable au choix, c’est l’os que ne peuvent avaler les collectivistes. De même que celui qui doute ne doute pas de son doute ; de même que celui qui rejette la philosophie fait en cela de la philosophie ; celui qui renonce au choix individuel choisit individuellement de le faire !

Dans la perspective de la Bible, nul moyen de s’en tirer en privant nos décisions de leur poids : la décision est prise devant Dieu. Pour lui, elle compte. De cette relation inaliénable viennent son sérieux dernier, et l’importance irréductible de l’individu — devant Dieu ! Le Dieu indivisible en suscitant l’homme devant lui, en le créant a son image, en le choisissant comme partenaire de son alliance, fonde la valeur de sa décision, et, du même coup, de son individualité. Quelle meilleure fondation pour la valeur de l’individu que le Nom du Dieu Tout-puissant : « Dieu d’Abraham, d’Isaac, et de Jacob » ? Sur lui, justement, Jésus s’est appuyé pour prouver la résurrection individuelle (Matt. 22 : 31-32).

Si l’on considère l’individu en lui-même, le souci du salut personnel peut paraître mesquin, encore qu’il corresponde à l’obligation qu’a chacun de choisir sa destinée. Tout se renverse quand on se reconnaît « devant Dieu ». Mon salut, ce n’est pas autre chose que la justesse de mon rapport au Seigneur ! Il s’agit du droit de Dieu ! Et se juger trop peu important pour lui, c’est au fond mépriser le jugement de Dieu, le choix de Dieu, l’amour de Dieu. C’est lui voler le pouvoir de choix qu’il a donne a cette fin précise : la réponse dans l’Alliance.

La preuve indépassable

Dieu nous a lui-même donné la preuve indépassable de notre thèse, la preuve qu’il s’intéresse et s’attache â l’homme dans son individualité. Quelle est-elle ? IL EST DEVENU UN INDIVIDU – Jésus de Nazareth ! « En lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Col. 2:9). Dieu ne s’est pas incarné dans l’Eglise (l’Eglise est corps du Christ sans confusion aucune, comme la femme est le corps de son mari, Eph.5 :22-33). Il ne s’est pas incarne dans la Ville moderne. La « Cité séculière » de Harvey Cox, la fascinante méga-technopolis. Il s’est incarne en cet individu Jésus, l’élu de Dieu. Il a pris pour nom nouveau : « Dieu et Père de Jésus-Christ ».

La sagesse du monde se scandalise ; dès le premier siècle elle a essayé de détacher le « Christ » de cet individu. Paul a dû réagir : « vous avez appris le Christ… conformément à la vérité qui est en Jésus » (Eph. 4 :21) ; et Jean plus encore (I Jean 2 :22). Toutes les attaques contre l’individu ne visent-elles pas cet individu, et le Dieu de cet individu ?

L’individu, premier coupable

La vision biblique que nous avons déployée nous révèle la signification des attaques contre l’individu, et leur origine.

Si la valeur de l’individu dépend du rapport privilégié que Dieu a établi avec l’homme, seule créature à son image, l’oppression de l’individu est solidaire du refus de Dieu. En refusant d’être à l’image de Dieu, l’homme renie ce qui fait de lui un Unique, un individu ; il tombe au pouvoir de l’espèce ; il ne peut plus se voir, logiquement, que comme un spécimen interchangeable de la race. L’oppression de l’individu est l’envers de la suppression de Dieu.

Mais le refus de Dieu est un choix ! Or tout choix remonte à l’individu. D’après la Bible, c’est bien l’individu qui s’est rebellé, qui s’est isolé, qui a voulu être de soi, par soi, pour soi ; elle souligne l’origine de cette démarche dans le cœur, le centre individuel. Nous arrivons donc a cette conclusion : l’oppression de l’individu est le fait de l’individu ; c’est lui qui a appelé sa propre perte !

Ainsi s’éclaire cette donnée historique que nous observions : la tyrannie du collectif a succédé à une débauche d’individualisme ; aujourd’hui encore, l’étouffement de l’individu et son culte sans frein vont de pair, comme deux jumeaux aussi inséparables qu’ennemis.

Le singulier et le pluriel

Il apparaît aussi que nous n’avons pas à jouer le singulier contre le pluriel ! C’est mal poser le problème au fond qu’opposer individualisme et collectivisme. La véritable antithèse est, comme toujours, celle de l’idolâtrie et de la crainte de l’Eternel. L’idolâtrie de l’individu entraine celle de la Société, et les deux s’entre-détruisent. Le Dieu biblique suscite devant lui l’individu, et comme cet individu est devant Dieu, il n’est pas fermé sur lui-même : il peut être réellement avec les autres. Le Dieu de l’Alliance, parce qu’il est le Dieu de l’Alliance, fonde a la fois le Je et le Nous.

Ils ne manquent pas, certes, les esprits modérés qui désirent tout concilier, qui veulent sauvegarder à la fois le Je et le Nous, qui se méfient de l’individualisme et du collectivisme, ces « ismes » symétriques. La question qu’il faut leur poser, c’est : de quel droit, sur quelles bases assurer cette conciliation ? Si nous avons saisi la vision de l’Ecriture, il n’y a qu’une réponse permise : le seul salut de l’individu menacé par le monde et par lui-même, la seule fondation de sa valeur distincte dans la communauté en toute rigueur et sûreté c’est le Dieu d’Abraham, c’est le Dieu de Jésus-Christ.


1 Dans le Point-de-vue explicatif de mon œuvre, cite par Georges Gusdorf, Kierkegaard, (coll. « Philosophes de tous les temps », Paris : Ed. Seghers, 1963), p. 95.

2 Discours Chrétiens, trad. P.-H.Tisseau (Paris et Neuchâtel : Delachaux et Niestlé, 1952), p. 209.

3 Ibid., p. 200.

4 « Journal », in Robert Bretall, éd. A Kierkegaard Anthology, (London : Geoffrey Cumberlege, Oxford University Press, 1947), p. 431.

5 Discours Chrétiens, p. 260.

6 « Tristes tropiques (coll. 10/18, Paris : Union Générale d’Editions, 1966), p. 129.

7 « Esquisse d’un Univers Personnel », œuvres, t. VI (Paris : Ed. du Seuil, 1962), p. 100.

8 Ibid., p. 99.

9 C’est un thème favori de Lucien Goldmann, Introduction a la philosophie de Kant (coll. Idées, Paris : Gallimard, 1967), en particulier pp. 160 et suivantes.

10 Dans Foi Education, (No 80, juillet-sept.1967), p. 119. A noter que R. Zuber distingue heureusement l’individualisme protestant de l’individualisme bourgeois (p. 117).

11 Cf. René Le Troquer, Homme, qui suis-je ? (coll. Je sais-Je crois, Paris : Arthème Fayard, 1957), pp. 47-54, et René La Senne, cité par Henry Duméry, Regards sur la philosophie contemporaine (Tournai et Paris : Casterman, 1956), p. 114.

12 Ils sont recensés par Alfred Kuen. Je bâtirai mon Eglise (St-Légier-sur-Vevey : Ed.Emmaüs, 1967), pp. 57-58.

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